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Harry Potter et la chambre des secrets

La critique d'Excessif

3/5
Affiche du film Harry Potter et la chambre des secrets L'HISTOIRE : Alors que l'oncle Vernon, la tante Pétunia et son cousin Dudley reçoivent d'importants invités à dîner, Harry Potter est contraint de passer la soirée dans sa chambre. Dobby, un elfe, fait alors son apparition. Il lui annonce que de terribles dangers menacent l'école de Poudlard et qu'il ne doit pas y retourner en septembre. Harry refuse de le croire.
Mais sitôt la rentrée des classes effectuée, ce dernier entend une voix malveillante. Celle-ci lui dit que la redoutable et légendaire Chambre des secrets est à nouveau ouverte, permettant ainsi à l'héritier de Serpentard de semer le chaos à Poudlard. Les victimes, retrouvées pétrifiées par une force mystérieuse, se succèdent dans les couloirs de l'école, sans que les professeurs - pas même le populaire Gilderoy Lockhart - ne parviennent à endiguer la menace. Aidé de Ron et Hermione, Harry doit agir au plus vite pour sauver Poudlard.
Dans un univers rappelant fortement Le secret de la Pyramide dont il signait le scénario, Chris Columbus s’acquitte à nouveau (et pour la dernière fois, le troisième opus étant réalisé par Alphonso Cuaron) de la lourde tâche d’adapter l’œuvre de K.J. Rowling. Présentant de nombreux points communs avec la saga concurrente Le Seigneur des Anneaux (et l’attention pointilleuse des fans n’est pas la moindre ressemblance), la série se voit ici teinté d’un peu de noirceur, Potter y dévoilant des aptitudes maléfiques…

Harry Potter est contraint de passer la soirée dans sa chambre, pendant un dîner organisé par son oncle Vernon. Dobby, un elfe, fait alors son apparition et lui déconseille de retourner à l’école des sorciers en septembre. Harry désobéit mais de retour à Poudlard, il entend une voix malveillante. Celle-ci lui dit que la légendaire Chambre des secrets est à nouveau ouverte, permettant ainsi à l'héritier de Serpentard de semer le chaos à Poudlard. Aidé de Ron et Hermione, Harry doit agir au plus vite pour sauver Poudlard.


HARRY POTTER ET LA CHAMBRE DES SECRETS
2002
Réalisation : Chris Columbus
Acteurs : Daniel Radcliffe, Ruppert Grint, Emma Watson, Kenneth Branagh, Richard Harris
Durée : 2h30
Sortie : le 4 décembre

Ayant rendez-vous à la sortie de la projo de presse du dernier Harry Potter avec son collègue Ken Bowden, David Goulet (qui avait renoncé au film pour un tête-à-tête avec une charmante attachée de presse) a surpris la conversation qui suit, entre Ken et un ami croisé par hasard. Face à l'hypocrisie crasse du papier proposé plus tard par le même journaliste, il a préféré vous rapporter exhaustivement les propos échangés par les deux camarades.



Thomas (ami de Ken Bowden) : Tiens salut, Ken. J'avais pas vu que t'étais dans la salle. Faut dire que Harry Potter et la Chambre des secrets est le dernier endroit où je pensais te voir.

Ken Bowden : Pourquoi tu dis ça ?

- Ben, sans vouloir te vexer, à chaque fois que tu ressors d'un film pour enfants, tu tires une tronche pas possible.

- Tu fais allusion au Grinch ? Parce que là, c'était vraiment de la m..., mômes ou pas mômes. Et puis tu oublies que je me suis éclaté à Kuzco.

- Ouais, mais Harry Potter, c'est nettement ciblé pour la jeunesse. Alors toi, avec toute ta batterie d'arguments critiques intellos... Tiens, juste pour voir, t'en as pensé quoi, en trois mots ?

- Pas complètement nul.

- Ah ! Ah ! Et condescendant en plus. Allez, soit franc.

- Ben oui, c'est naze !



- Et je parie que tu n'as pas vu le premier.

- (honteux) C'est vrai...

- Ne me dis pas que c'est toi qui vas faire la critique ?!

- (baissant les yeux) Si... J'ai même le titre : ''Con comme un balai !'' (il éclate de rire). Avoue que c'est drôle !

- (sinistre) Oui, si ça parle de toi. Non franchement, tu peux pas faire ça, tu va griller DVDRAMA avec les éditeurs. En tous cas, avant d'écrire quoi que ce soit, emprunte le DVD à ton site. Conscience professionnelle, enfin !

- Mais pour quoi faire puisqu’il est conçu comme un épisode-pilote, jamais comme une seconde partie.! Moi, j'arrive comme une fleur, je me dis que je ne vais rien comprendre tellement il s'est passé de trucs dans la première partie, que tous les nœuds de l'intrigue sont bien serrés, tout ça... Et quand le film démarre, au lieu de chapeaux de roues, j’ai droit à des pantoufles avec ... un remake de Ma Sorcière Bien-aimée !

- N'importe quoi !



- Non mais, sois honnête. C'est quoi ce huis-clos avec les méchants Tenardiers qui reçoivent un client, Harry dans sa chambre (des secrets ?), des acteurs qui grimacent et un môme, aussi expressif qu'une huître devant une créature en synthèse qui cabotine comme Jar-Jar ? Vingt minutes de vide galactique, autour du "J'veux aller à Poudlard !" - "Nan, t'iras pas !", sans énergie ni réalisation, des effets déjà foireux (quand est-ce qu'ils vont réussir à intégrer esthétiquement la synthèse aux images ?), un comédien dont on a compris qu'il ne saurait même pas dire son nom sans être crédible (rien que pour la direction des enfants, on a envie de fabriquer une statue à l'effigie de Shyamalan). Tout le film est déjà là : lent et prévisible, sans enthousiasme, sans fraîcheur. C'est léché, mais figé, paralysé.

- Justement, c'est la transition avec le premier épisode. Harry est en vacances chez son méchant oncle, qui le bloque, et il veut revoir ses amis avec qui il va se la donner.

- Mais la transition, elle continue après ! Elle dure même plus de la moitié du film ! Il n'en finit jamais d'arriver à son école, ensuite on nous re-présente tous les personnages, les rares trucs qu'on a pu oublier (ou ignorer dans mon cas) on nous les répète tellement qu'au bout d'une heure et demie, toujours rien de neuf. A part des lettres qui parlent, des radis qui crient, des tableaux qui bougent, des guest stars qui radotent...

- C'est comme ça dans le livre. Les deux premiers tomes sont une sorte d'énorme introduction à la saga. C'est après que ça devient puissant. Mais entre temps, on a visité un monde merveilleux.



- Dans le livre sûrement, mais pas à l'écran. A mon avis, Chris Columbus a totalement raté l'adaptation du livre.

- Qu'est-ce que tu racontes ? Il a enlevé des trucs, mais ce qu'il montre est très fidèle.

- Oui, mais pas de la bonne manière. Dans un bouquin, les descriptions, qu'il s'agisse des costumes ou des décors, sont répartis au fil de la narration selon les besoins de l'auteur. Il met l'accent sur tel ou tel détail quand ça l'arrange. Du coup, quand il a beaucoup d'imagination, son travail apparaît riche mais sans surcharge. Mais dans Harry Potter et la chambre des secrets, toutes les informations visuelles nous arrivent d'un seul coup. Tous les costumes, tous les décors, on a tout à assimiler en même temps. C'est du gavage. Et comme l'action se situe toujours dans les MEMES décors, et avec les MEMES costumes, on a l'impression d'assister éternellement à la même séquence. Au lieu de se renouveller, le film s'alourdit de nouvelles informations, sans remplacer les anciennes. En gros, pendant qu'une voix te raconte le nouveau chapitre, une autre te rabâche le premier, en boucle.



- Je vois ce que tu veux dire, mais comment le réalisateur aurait-il pu faire autrement ?

- Peut-être qu'il ne pouvait pas, à moins de trahir le bouquin. Soit Peter Jackson est infiniment plus fort que Columbus, soit Tolkien est un meilleur écrivain que Rowling, sans doute les deux, mais en l'état, ce phénomène de surplace déssert la construction même de l'histoire. Tu me l'as dit, dans le livre, c'est la même chose : mais Rowling a choisi cette approche parce que ça lui permet d'induire ses idées au compte-goutte à travers des situations génériques à chaque fois mieux explorées. Dans le film, ce n'est plus que de la redite : j'en veux pour preuve les scènes avec Kenneth Brannagh. Dès sa première apparition, on a fait le tour de son personnage, via l'abattage de l'acteur et les gadgets qui s'attachent à lui. Ses autres séquences sont identiques en tous points et on baille. L'univers de Rowling est essentiellement descriptif (pour ce que j'en connaît maintenant) et c'est la description qui tue son adaptation. D'ailleurs, la durée du film trahit cette servilité envers l’œuvre d'origine, à telle point qu'on frôle l'absurdité. Potter fait plus de 2h30 tandis que les Disney n'atteignent que rarement l'heure et demi, pour le même public. Il y a comme un problème.

- Mais toi, tu n'as pas apprécié la subtilité de l'intrigue qui joue sur le non-dit, l'atmosphère, l'attente, la suggestion ?

- Le décorum gâche tout. Sans parler des monstres de la fin qui résument à eux seuls tout l'enjeu de l'histoire et qui en plus risquent de traumatiser les plus petits (en dessous de 8 ans s'abstenir !). Bref, tout ça n'a absolument rien d'attachant ! J'en suis venu à réévaluer L'attaque des Clones, c'est dire ! Mais toi, tu en as pensé quoi ?

- Mieux que le premier...

- Ca fait rêver !




Propos rapportés par David Goulet

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Le verdict des internautes

Total des votes : 18

Les notes des internautes

  •  
    Scénario
  •  
    Réalisation
  •  
    Acteurs
  •  
    Musique

Les meilleures critiques

skyliiine 22/11/2009 à 15h56
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