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Hierro

La critique d'Excessif

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Affiche du film Hierro L'HISTOIRE : Alors qu'il voyage à bord d'un ferry vers l'île d'El Hierro, le fils de Maria disparaît. Est-il tombé pardessus bord ? A-t-il été kidnappé ? Personne ne le sait. Il a simplement disparu. Six mois plus tard, tandis que Maria se bat pour surmonter sa peine et reprendre sa vie en main, elle reçoit un appel inattendu. Le corps d'un enfant a été découvert et elle doit retourner à El Hierro afin de procéder à l'identification.
Gabe Ibanez a repris un canevas très classique du genre fantastique

Parrainé par Juan Carlos Fresnadillo (28 semaines plus tard) et Juan Antonio Bayona (L'orphelinat) et hâtivement présenté comme la nouvelle sensation du cinéma d’horreur espagnol, Hierro a été projeté à la semaine internationale de la critique au festival de Cannes. 

 

Sans doute pour éviter de paraître prétentieux, Gabe Ibanez a repris un canevas très classique du genre fantastique : une mère part à la recherche de son fils qui a mystérieusement disparu. A partir de là, toutes les options sont envisageables pour bousculer les conventions. Passé une introduction qui permet d’entrer dans le vif du sujet de manière efficace (un accident de voiture) et d'instiller une atmosphère (un ferry brumeux, une mère esseulée), Ibanez échoue à maintenir l’illusion d'une proposition de cinéma et recycle pendant un peu moins de deux heures des lieux communs (le chien qui aboie, les oiseaux qui se cachent pour mourir, la caravane craspec, les freaks campagnards, le contexte insulaire, la métaphore de l’eau). La tentative de masquer le manque de moyens par une profusion d’artifices visuels et sonores invite à la mansuétude. Mais Ibanez peine à générer une émotion sincère sur un sujet aussi mélodramatique. Puis surgit ce coup de théâtre final manipulatoire. Dans un souci de cohérence, le cinéaste le justifie avec des flashbacks inutiles, un montage sursignifiant et une musique grandiloquente qui résument la dernière demi-heure en une minute. Ce qui est gênant, c’est que le fantasticophile a tout compris depuis plus d'une heure. A tous les niveaux, Hierro ne tient pas la route, ne mise pas sur l'intelligence du spectateur et, surtout, ne se hisse jamais au rang des révélations, comme Tesis, d’Alejandro Amenabar et La secte sans nom, de Jaume Balaguero.

 

 

Romain LE VERN

Le verdict des internautes

Total des votes : 39

Les notes des internautes

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    Musique

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