Casting alléchant pour
Home Sweet Home, le dernier film de Didier Le Pêcheur. Déjà réalisateur de
J’aimerais pas crever un dimanche et
Des nouvelles du bon dieu, Didier Le Pêcheur fait appel à Patrick Chesnais, Daniel Prévost, Judith Godrèche, et au talentueux Alexandre Astier pour incarner les personnages principaux de ce long métrage, dont la sortie est prévue le 19 novembre 2008.
HOME SWEET HOMEUn film de Didier Le Pêcheur
Avec Patrick Chesnais, Judith Godrèche, Daniel Prévost, Alexandre Astier, Gabrièle Valensi, Raphaël Lenglet
Durée : 1h40
Date de sortie : 19 Novembre 2008De retour chez son père pour se reposer pendant quelques jours, Claire va assister malgré elle aux scènes de ménage entre son père et un vieil ami. Un policier enquête sur la mort d’un homme au village, et se rapproche de Claire, qui semble au beau milieu d’une histoire qui remonte peu à peu à la surface.
La tentative est intéressante à la base, il s’agit apparemment de traiter une histoire sérieuse avec une pointe d’humour, de mélanger les genres. Qui s’en plaindrait ? Peut-être le public pour être honnête…L’intrigue met beaucoup de temps à se mettre en place. Est-ce une enquête policière sur un meurtre, une révélation sur le passé douteux d’une famille honnête, ou juste l’histoire d’une jeune journaliste qui retourne voir son père ? Le titre laisserait penser que cette dernière supposition se révèle la plus juste, mais tout ça n’est malheureusement pas clair. Le mélange des genres, comédie, drame, romance, ne fonctionne pas à plein régime. Les deux policiers, comiques de service, viennent troubler chaque piste de compréhension dès le départ. Mais pourquoi ? Le film ne semble pourtant pas burlesque. Résultat, des émotions en demies teintes, des rôles incomplets, des décors sans réels significations, et une bande son du même niveau.
La plupart des acteurs évoluent dans leur registre habituel, et même si Daniel Prévost nous régale de quelques subtilités dont il a le secret, ce sont les deux policiers, duo classique maître et élève, qui volent la vedette. Ils sont drôles du début à la fin, et relèvent un film un peu monotone. Encore plus de burlesque, une histoire véritablement déjantée, des acteurs qui se caricaturent eux-mêmes, voilà sans doute le film qu’aurait dû réaliser Didier Le Pêcheur. Une histoire qui démarre au starter, et dont le voyage ne devient agréable qu’après un long moment de route. Le happy end et la petite morale sellent définitivement ce long métrage dans la catégorie « gentil et maladroit ». Le casting et la réalisation, le mélange des styles, autant de bonnes idées qui ne vont pas jusqu’à séduire suffisamment le spectateur. Dommage.