L'HISTOIRE : Des chercheurs partent dans le Lotschental, dans les Alpes suisses, enquêter sur une découverte scientifique qui pourrait remettre en question toute la filiation de l'espèce humaine.
Le bougon paléontologue Schneider a fait une découverte formidable, de celles qui changent l’histoire de l’humanité. Lui et son fils Thomas partent en expédition dans le Lötschental, en pleines montagnes Suisses, pour enquêter sur les origines de l’espèce humaine. Sommes nous vraiment les seuls à avoir survécu sur Terre ? Ils sont accompagnés par la jeune Nadia, élève du professeur, et bientôt rejoints par une famille de touristes : Gildas, sa fille et sa nouvelle femme. Leur voyage va bientôt virer au cauchemar.
Sans surprise pour un survival, le film de Jacques-Olivier Molon et Pierre-Olivier Thévenin fait tranquillement monter la pression, en partant du cadre "scientifique" (le ridicule mais parait-il documenté charabia paléontologique du professeur Schneider, incarné par le trop rare Philippe Nahon), pour aller vers le fantastique gentiment horrifiant. On suit donc la petite troupe de français trekkant dans les hauteurs Suisses. Ça débute plutôt bien, avec leur découverte du folklore des Tchagattas, sorte de masques de bois grotesques et effrayants portés par les habitants de la vallée du Lötschental : la tension monte d’un mini cran. Les montagnes sont impressionnantes. Puis c’est le brutal accident de voiture, qui les cloue dans un ravin, en sang. La tension s’installe, trop mollement.
Quand Humains entame sa dernière ligne droite, on finit par s’amuser, mais au second degré. La partie fantastique d’Humains, grand-guignolesque et pseudo-philosophique, ne convainc pas. Un fréquent comique involontaire discrédite des scènes entières, basées sur les maquillages spectaculaires mais ridicules des "créatures". Alors qu’on a complètement décroché de l’intrigue, et que la survie des personnages ne nous préoccupe plus du tout, le massacre final distrait un peu, malheureusement plombé par une coda aussi prétentieuse que naïve. Dans la catégorie cinéma de genre, encore une tentative ratée côté français.Après s'être illustrés sur quantité de films, séries et courts-métrages en tant que maquilleurs d'effets spéciaux, Pierre-Olivier Thévenin et Jacques-Olivier Molon se lancent dans la mise en scène ...