L'HISTOIRE : Dans cette suite, et après une impressionnante chute qui semblait pourtant mortelle, le décidément increvable Chevio fera face à un mafieux chinois lui ayant subtilisé son coeur pour le remplacer par une batterie. Seul petit problème, en plus de la disparition de son précieux organe, celle-ci requiert une certaine dose d'électricité pour fonctionner et il n'existe pas trente-six mille façons de la recharger lorsque l'on est pressé par des ennemis en nombre... Chevio est reparti pour une course contre la montre encore plus survoltée que dans le premier épisode !
On ne sait pas ce qu’ils vont nous trouver pour le troisième.
De manière à la fois logique et illogique, Hyper tension 2 démarre en trombe en ressuscitant le héros Chev Chelios qui s’écrasait sur le sol à la fin du premier, suite à une chute d’hélicoptère. Il revient grâce à des mafieux chinois qui le ramassent à la pelle et lui greffent un cœur. Lorsqu’il se réveille, Statham utilise tout (un transfo électrique, un taser, un allume-cigare) pour booster son adrénaline. Les réalisateurs Mark Neveldine et Brian Taylor ainsi que l’acteur Jason Statham reprennent du service dans cette suite encore plus dégénérée aux allures de comédie white trash.
Mark Neveldine et Brian Taylor exploitent une seconde fois le concept de la course contre la montre avec une énergie dévastatrice et un sens de l’absurde abrasif. Sans surprise, ils ne quittent pratiquement jamais le point de vue du personnage principal et usent des codes du jeu vidéo (Jason Statham traverse le récit comme une star des X-Games perdue dans GTA). On retrouve également Amy Smart qui apparaît dans un club de strip-tease et s’illustre lors d'une scène de baise risquée dans un hippodrome, où elle s’extasie devant le membre d’un cheval qui passe au-dessus d’elle. C’est évidemment un clin d’œil au premier Hyper tension où elle se faisait prendre en photo par des touristes en pleine étreinte. Après avoir condensé les meilleurs morceaux du précédent volet pendant la première demi-heure, les réalisateurs essayent de se surpasser dans la seconde partie, en transformant par exemple le héros en Godzilla lors d'un combat titanesque. Entre temps, un enchaînement de surprises assure qu’ils ont de la suite dans les idées : Bai Ling creuse son domaine de prédilection (prendre la pose pour ne rien faire), David Carradine apparaît au détour d’une séquence grimé en vieux maître de triade chinois, Maynard James Keenan, Danny Löhnner et Geri Halliwell (respectivement Tool, Nine Inch Nails et Spice Girls) viennent faire des cameos
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Ce second Hyper tension ressemble plus ou moins à un prétexte pour faire évoluer Statham dans un univers encore plus violent et déviant, peuplé de nymphomanes et de méchants grotesques. Ce qui passait pour de la surprise dans le premier est cette fois-ci amplifié dans des défis malades (une greffe dégueulasse, un coude découpé, un gun-fist fucking, des faux seins qui explosent, Statham qui met un collier pour chien, Bai Ling qui broie les couilles d’un méchant avec un vélo). On ne sait pas ce qu’ils vont nous trouver pour le troisième. Bien entendu, cet exercice a ses fans comme ses détracteurs, mais impossible de remettre en cause son efficacité : les scènes se succèdent à une telle cadence que l’on n’a jamais le temps de saturer. Ce serait indigeste s’il n’y avait pas cet humour assumé, avec des répliques qui sortent de nulle part comme "Tu l’auras voulu, il va te la mettre dans le cul", "En partant d’ici, je vais aller dans un bar à putes pour me faire une tisane de poils de cul humides" ou "Je préférerais mettre ma queue dans un mixeur". Au moins, on ne s’ennuie pas.
De manière à la fois logique et illogique, Hyper tension 2 démarre en trombe en ressuscitant le héros Chev Chelios qui s'écrasait sur le sol à la fin du premier, suite à une chute d'hélicoptère. Il ...