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I Love You, Man

La critique d'Excessif

2/5
Affiche du film I Love You, Man L'HISTOIRE : Un agent immobilier est sur le point de se marier à la femme de ses rêves huit mois après l’avoir rencontrée, lorsqu'il découvre qu'il n'a aucun pote pour lui servir de témoin. C’est le drame de sa vie. Au gré de ses recherches, il tombe sur un mec épicurien avec qui il va nouer une relation fusionnelle et cette amitié proche du coup de foudre va mettre en péril sa relation amoureuse.
Sous couvert d’en mettre plein la vue, I Love You, man se range du côté des sitcoms acidulés
La comédie américaine a atteint un standard tellement élevé que la nouvelle génération doit assurer en étant plus drôle, plus subversif et plus original. Involontairement ou non, en s’inscrivant dans la mouvance des productions Judd Apatow qui redéfinissent le rire post-Farrelly, I Love You, Man démontre les limites du genre.


 

Sur le papier, on dirait la version US de Mon meilleur ami, de Patrice Leconte, où suite à un pari, un homme partait à la recherche d’un ami et lorsqu’ils se trouvaient, les deux finissaient par se tomber dans les bras lors d’une émission de télévision. Ce qui paraissait logique pour un film qui n’avait pas d’autre prétention que d’être un téléfilm. I Love You, Man vise un autre niveau en brisant les codes de la comédie romantique pour cerner une vérité universelle sur l’amitié masculine et, surtout, en reprenant des idées et des comédiens déjà expérimentés par Apatow. Au passage, il affirme une volonté de sortir des sentiers battus en lorgnant vers le thriller affectif (comment un inconnu entre dans une vie et la bouleverse) et tente même à mi-parcours une jonction entre blague potache et malaise social.

Hélas, très vite, on perd tout espoir. Sous couvert d’en mettre plein la vue, I Love You, man se range du côté des sitcoms acidulés avec pléthore de gags antiromantiques et semble incapable d’exploiter son sujet autrement qu’en recyclant des archétypes et des clichés avec vingt ans de retard. Au final, ce n’est pas très drôle, encore moins touchant, la faute à la caractérisation des personnages qui manquent d’épaisseur humaine. Il ne fallait peut-être pas trop en attendre non plus de John Hamburg, responsable de Polly et moi. La consolation : les facilités d’écriture et l’absence de mise en scène sont vaguement compensées par les (vaines) gesticulations de Paul Rudd et Jason Segel, à l’aise comme des poissons hors de l’eau.

Le verdict des internautes

Total des votes : 3

Les notes des internautes

  •  
    Scénario
  •  
    Réalisation
  •  
    Acteurs
  •  
    Musique

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