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I Love You Phillip Morris

La critique d'Excessif

4/5
Affiche du film I Love You Phillip Morris L'HISTOIRE : Steven Russell est un homme bien sous tous rapports. Bon flic, bon mari, bon père jusqu'au jour où il décide de changer de son quotidien et d'assumer son homosexualité. Passant de monsieur tout le monde à arnaqueur ingénieux pour vivre la grande vie, il finira en prison. L'occasion de rencontrer Phillip Morris, un jeune homme dont il va tomber éperdument amoureux. Mais quand celui-ci est libéré, Steven n'aura de cesse de se faire la belle pour tenter de le rejoindre...
un divertissement unique, un moment d'émotion audacieux

Si le Scrooge de Disney était sur toutes les lèvres et Jim Carrey devant toutes les caméras, l'acteur ne s'est pas déplacé uniquement pour cela. Il est également venu défendre I Love You Phillip Morris, une comédie présentée à la Quinzaine des réalisateurs. Le long-métrage, réalisé par John Requa et Glenn Ficarra, concourt également pour la Caméra d'Or. Ce projet osé est né dans la douleur et c'est notamment grâce à Luc Besson (producteur délégué) qu'il a pu trouver un distributeur aux Etats-Unis alors qu'il a d'ores et déjà été présenté à Sundance en janvier 2009. Entre deux fous rires, entre deux moments d'émotion, la Croisette s'est amusée comme elle ne l'avait peut-être pas fait depuis le début de ce 62ème festival. 

 

Steven Russell est un homme bien sous tous rapports. Bon flic, bon mari, bon père jusqu'au jour où il décide de changer de son quotidien et d'assumer son homosexualité. Passant de monsieur tout le monde à arnaqueur ingénieux pour vivre la grande vie, il finira en prison. L'occasion de rencontrer Phillip Morris, un jeune homme dont il va tomber éperdument amoureux.

On savait déjà que John Requa et Glenn Ficarra avaient le goût de l'irrévérence après nous avoir offert Bad Santa en 2004. Ce dont on ne se doutait pas, c'est que ces deux talentueux auteurs se mueraient en réalisateurs doués pour la parole mais aussi pour l'image. La première moitié du film est un véritable récital de bons mots, de gags visuels truculents qui mitraillent le rêve américain et la famille modèle. Adapté d'un roman de Steve McVicker (ancien journaliste d'investigation au Houston Chronicle) qui a recueilli les propos du vrai Steven Russell, on pourra toujours se demander quelle partie du film est la plus romancée. La vérité absolue serait de toute manière beaucoup plus ennuyeuse et nous aurions manqué ce divertissement quatre étoiles qui doit une grande partie de sa réussite à un autre homme : Jim Carrey.

 

 

L'acteur n'a de cesse d'étonner à chaque pellicule, passant d'une comédie populaire appuyée par un grand studio à un projet indépendant qui arrive à se financer en grande partie sur son nom. I Love You Phillip Morris lui permet, comme c'était le cas dans Man On The Moon, de jouer en même temps sur sa facette grimaçante et sur une retenue impeccable. Ce comédien là est déjà capable de transcender n'importe quel rôle ingrat. Imaginez quand on lui en donne un en or, comme c'est le cas ici. Son acharnement à s'évader de prison, aimer coûte que coûte et mentir pour le bien en faisant fi des conséquences a quelque chose d'enivrant. De tous les plans, le génie de Jim Carrey transpire, aussi à l'aise dans la gestuelle du comique que celle d'un amoureux transi au bord des larmes. Son duo avec Ewan McGregor (exceptionnel de tendresse, d'un simple regard) dirige la romance malicieuse vers les sommets.

Cette comédie romantique est un divertissement unique, un moment d'émotion audacieux centré sur un homme qui n'a cessé de se libérer des carcans imposés pour vivre pleinement sa vie. Touchant, drôle, impertinent, le rire devient aussi franc que sensible. Phillip Morris, i love you.

 

 

Nicolas SCHIAVI

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Le verdict des internautes

Total des votes : 69

Les notes des internautes

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    Scénario
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    Réalisation
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    Acteurs
  •  
    Musique

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jujulcactus 30/03/2010 à 22h28
vaughan 23/03/2010 à 18h25
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