L'HISTOIRE : Jaffa, non loin de Tel Aviv. Le père de Mali est propriétaire d'un garage où travaillent Hassan et son son fils Toufik. Les relations entre employeurs juifs et salariés arabes sont bonnes en apparence... Mali et Toufik vivent une aventure passionnelle depuis plusieurs années, qu'ils cachent à leurs familles par crainte de leurs réactions. Lorsque Mali tombe enceinte par accident, ils décident d'agir ...
Un très beau film, une histoire d’amour vibrante entre une jeune Juive et un Arabe.
La réalisatrice israélienne de Mon trésor retrouve l’actrice avec laquelle elle a tourné son premier film, Ronit Elkabetz, et nous entraîne au cœur d’une déchirante histoire d’amour venant se heurter à la haine intrinsèque opposant les Israéliens aux Palestiniens. Un très beau film, une histoire d’amour vibrante entre une jeune Juive et un Arabe.
Keren Yedaya filme avec beaucoup d’émotion le cheminement de Mali, dont la vie se retrouve soudainement brisée, dans sa féminité et sa maternité, brisée par une haine latente et dévastatrice. Dans Mon Trésor elle dressait le portrait d’une prostituée et celui de sa fille, ici elle s’arrête sur la blessure d’une jeune femme retenant sa passion, retenant ses sentiments pour protéger hypocritement les traditions, les valeurs religieuses et sociales de sa famille avec laquelle elle n’a pas le courage de rompre, qu’elle n’ose pas affronter lorsqu’elle se retrouve seule. Au travers de sa douleur, la réalisatrice revient sur le conflit Israélo-Palestinien, sur la violence de comportements extrémistes, minant la vie de ces deux peuples, sur une fausse convivialité reposant sur une hypocrite apparence de paix derrière laquelle se profilent toujours de sourdes tensions racistes. Un constat qu’elle dresse de manière intelligente, sans juger, juste en filmant avec pudeur le regard désarmant de son héroïne, un regard perdu devenant le symbole d’une intolérance destructrice, le symbole de la bêtise humaine.
De par le monde, il est des villes dont l'histoire porte en elle le sel des plus illustres tragédies. Ainsi, en va-t-il de Saint-Pétersbourg, utopie d'un tsar, dont le nom ne cessa de changer au gré ...