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Julie & Julia

La critique d'Excessif

1/5
juliejulia_135 L'HISTOIRE :

1948, Paris. Julia Child suit son mari et emménage dans la capitale. Ouverte, altruiste et dynamique, elle cherche désespérément une manière d'occuper son temps libre. Presque par hasard, réalisant qu'elle aime par-dessus tout la nourriture, surtout depuis qu'elle vit en France, elle décide de prendre des cours de cuisine...

2001, New-York. Julie Powell emménage tout juste dans le New-Jersey avec son mari. Son travail sans perspective et son entourage lui rappellent sans cesse qu'elle n'a jamais réussi à achever quoique ce soit, à commencer par son roman. Par défi personnel, elle décide de créer un blog qui suivra son aventure pendant un an : réaliser les 524 recettes du célèbre livre de Julia Child sur la cuisine française...

Le réel intérêt du film, une Meryl Streep toujours aussi épatante.
“Inspiré de deux histoires vraies”, voilà comment commence le nouveau film de Nora Ephron, disparue de la circulation depuis l’échec (mérité pourrait-on dire) de sa sorcière bien-aimée. Mais avant tout, elle reste celle qui écrivit la rencontre entre Harry et Sally, et qui fit passer des nuits blanches à Seattle au couple Tom Hanks-Meg Ryan avant de leur faire remplacer les lettres par des e-mails dans le remake du film de Lubitsch. Et quel meilleur moyen de revenir sur le devant de la scène qu’en adaptant non pas un mais deux best-sellers ?


Quand Stephen Daldry adapte The Hours de Michael Cunningham, le film est déchirant, poignant, les histoires se croisent, se rejoignent, se rencontrent. Des gens meurent, certains hésitent, d’autres renaissent. Quand Nora Ephron adapte Julie et Julia de Julie Powell, tout commence bien, tout finit bien, les gens sont amoureux, Paris est magnifique, et même les toits du New Jersey sont charmants. Aucun rapport entre ces deux œuvres, sauf que toutes deux fonctionnent en miroir avec un autre livre (Mrs Dalloway de Virginia Woolf et My life in France de Julia Child), que l’auteur de ce dit-livre a un rôle dans le film, et que Meryl Streep joue dans les deux. Et il est drôle de constater qu’en dehors de la différence évidente du sujet, cette comparaison est symptomatique du cinéma de Nora Ephron qui transformerait par magie n’importe quelle histoire en comédie légère et euphorique.

Pourtant, Julie et Julia pourrait se résumer brièvement et tristement : une jeune femme perdue et sans ambitions décide de créer un blog pour raconter chaque jour le défi qu’elle s’est lancée, à savoir réaliser toutes les recettes de la célèbre Julia Child. Bientôt, son défi va prendre le pas sur son mari, son travail, et fera d’elle une personne accomplie, si bien qu’à son anniversaire, elle remerciera autant son mari que Julia Child (qu’elle ne connaît que par son bouquin). De son côté, Julia Child a beau être immensément agréable, gentille et vivante, elle se réfugie dans la cuisine pour éviter une existence monotone qui lui a refusé d’avoir des enfants. Et c’est par cet infime lien que Nora Ephron parvient à tisser toute une série de connexions entre ces deux femmes complètement différentes (âge, situation, époque, ville). Passant avec aisance d’une histoire à l’autre, elle amène une énergie efficace à un récit qui aurait pu être lourd et répétitif. A chaque fois qu’un segment commence à être lassant, le second vient miraculeusement prendre le relais. Ce qui ne les empêche pas de montrer des signes de faiblesse en fin de parcours (notamment à cause de la durée du film). On peut néanmoins reconnaître à la réalisatrice un savoir-faire classique, certes, mais qui fonctionne généralement bien. Jonglant avec tous les ingrédients indispensables à ce genre de cinéma (amour, humour, musique, tristesse, happy end), elle parvient à concocter une comédie (rarement dramatique) sympathique. A défaut de surprendre.

 


Si Amy Adams manque de fraîcheur (la faute à un rôle limité), Meryl Streep est une nouvelle fois épatante. Complètement extravagante, elle habite chaque séquence parisienne et fait oublier une vision de la capitale légèrement trop « carte postale ». Totalement investie dans le rôle (sa posture, sa manière de bouger, son accent, son énergie), elle prouve encore une fois quelle grande actrice elle est (mais qui en doute encore ?).

Au final les choses ne finissent pas si parfaitement (Julie ne rencontre pas Julia, Julia n’aime pas le projet de Julie, Julia n’aura jamais d’enfants et rentrera aux Etats-Unis), mais tout est fait pour que la bonne humeur l’emporte. Aucune surprise donc. Sauf peut-être une dernière scène touchante qui tente de réparer cinématographiquement la rencontre manquée entre les deux femmes quand l’une laisse la place à l’autre dans le même plan. Les époques se remplacent, les lumières renaissent, la vie reprend dans le décor du musée (et du film) et l’échange entre Julie et Julia se fait presque. C’est aussi ça le cinéma de Nora Ephron, croire naïvement que tout finit toujours bien. Si on est d’humeur, c’est agréable. Sinon, on se demande franchement ce qu’on fait là (et pourquoi Meryl Streep est avec nous…).

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Le verdict des internautes

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Les notes des internautes

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    Scénario
  •  
    Réalisation
  •  
    Acteurs
  •  
    Musique

Les meilleures critiques

jujulcactus 09/04/2010 à 10h41
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