La critique d'Excessif

3/5
jumper_cinefr L'HISTOIRE : Depuis qu'il a découvert qu'il pouvait se téléporter n'importe où sur terre, le monde n'a plus de limite pour David Rice. grâce à son pouvoir, il peut déjeuner en Egypte sur la tête du Sphinx, passer la journée à faire du surf en Australie, dîner à Paris et prendre le dessert au Japon. Les murs ne l'arrêtent plus et aucun coffre de banque ne lui résiste. Libre comme personne, David vit dans l'insouciance la plus totale, jusqu'à ce que ses voyages attirent sur lui l'attention des Paladins, un secte qui traque les Jumpers depuis la nuit des temps...
Après avoir lancé avec le succès que l’on connaît la saga Bourne au cinéma en 2002 avec La Mémoire dans la Peau, et après la déception engendrée par Mr & Mrs Smith, Doug Liman revient à nouveau avec l’adaptation d’un roman au concept fort largement inspiré des super héros de la Marvel. Et ça marche plutôt bien.

JUMPER
Un film de Doug Liman
Avec Hayden Christensen, Samuel L. Jackson, Jamie Bell
Durée : 1h35
Date de sortie : 20 février 2008


David Rice découvre à l’âge de 15 ans qu’il a le pouvoir de se téléporter. Il profite alors de ce don pour cambrioler les banques et jouir pleinement de la vie à travers le monde entier. Mais Les Paladins, une organisation secrète menée par le mystérieux Roland, ont juré d’éliminer tous les « jumpers » de la planète…

Tout le monde se souvient de l’épatante scène d’ouverture de X-Men 2 de Bryan Singer, où l’on voyait le mutant Diablo, se téléporter à travers la Maison Blanche pour tenter d’éliminer le Président. Dans ce qui est probablement la meilleure scène de la trilogie X-Men, Diablo faisait preuve de ses pouvoirs de téléportation et des possibilités que cela offre pour des scènes d’action. Jumper récupère le concept et l’exploite à merveille. Une inspiration venue des comics que revendique clairement Doug Liman dans son nouveau film (et avec David Goyer au scénario le contraire aurait été étonnant) par l’aspect visuel des « jumps » et par les nombreux clins d’œil à l’univers Marvel disséminés tout au long du film.


L’amateur de comics est donc en terrain connu : le jeune David découvre pendant son adolescence qu’il a le pouvoir de se téléporter à un endroit qu’il a déjà visité. Mais au lieu de se lancer dans une carrière de défenseur de la veuve et l’orphelin, les premières réactions de David seront d’aller faire un petit « jump » dans les coffres des banques. Bien loin de la naïveté d’un Spider-Man ou le courage d’un Superman, David ne pense qu’à son plaisir personnel, c’est-à-dire piquer du pognon et surfer sur toutes les plages du monde. Une réaction relativement humaine et réaliste d’un individu doté d’un don hors du commun.


D’ailleurs c’est bien évidemment la représentation de ce don, les fameux « jumps », qui séduit le plus. Proches des téléportations de Diablo dans X-Men 2, mais avec un côté plus brutal et destructeur pour le décor environnant, les « jumps » sont les meilleurs moments du film. Le passage d’un décor à l’autre surprend toujours et l’on se demande où Hayden Chrsitensen va atterrir. Un aspect fantastique qui réussit aux séquences d’action, notamment l’excellente course-poursuite entre « jumpers » à travers divers endroits de la planète. Le concept est très fun, parfaitement exploité par le réalisateur et visuellement réussi grâce à des effets spéciaux impeccables. Dommage que le scénario ne passe pas un peu de temps, non pas pour expliquer le phénomène que l’on sait de toute manière impossible, mais pour montrer comment David apprend à maîtriser son pouvoir et à le faire évoluer.


Un manque de consistance et d’approfondissement que l’on retrouve malheureusement souvent dans Jumper. Ainsi Les Paladins, l’organisation secrète qui traque les « jumpers » à travers le monde est pour le moins survolée. On ne saura pas grand-chose de leurs motivations, si ce n’est un vague prétexte de fanatique religieux, et encore moins sur leur logistique qui se résume à Samuel L. Jackson escorté par deux ou trois sbires d’usage équipés de grappins électriques. Un manque de caractérisation identique à celui de Mr & Mrs Smith où l’on ne savait pas grand-chose de l’organisation pour laquelle travaille Angelina Jolie. Cela nuit considérablement à l’impact et à la crainte que sont censés provoquer les Paladins, grands méchants l’histoire.


De même, Doug Liman nous refait le coup de la fin abrupte de Mr & Mrs Smith, qui ici ne résout aucun enjeu, et reste plus qu’ouverte pour une éventuelle suite. Finalement très sympathique, Jumper ressemble alors à un pilote de série télé ultra-friquée, présentant le concept et les personnages. Doug Liman pose les bases pour une future suite que l’on espère toujours aussi fun en exploitant encore plus le pouvoir de son héros, et où le réalisateur approfondira la mythologie qu’il essaye de mettre en place autour des « jumpers » et des Paladins.

Stanislas Bernard



Mag : plus d'actu sur Jumper

Le verdict des internautes

Total des votes : 3

Les notes des internautes

  •  
    Scénario
  •  
    Réalisation
  •  
    Acteurs
  •  
    Musique

Les meilleures critiques

logAudience