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L'Apprenti Sorcier

La critique d'Excessif

3/5
Affiche L'apprenti sorcier L'HISTOIRE :

Bathazar Blake est un grand sorcier immortel qui vit à New-York. Depuis des décennies, il est à la recherche d'un grand magicien censé devenir le nouveau Merlin. Une prophétie qui va se réaliser lorsque Balthazar rencontre Dave Stutler, un jeune homme ordinaire et passionné de sciences. Ce nouveau apprenti devra rapidement apprendre à maitriser ses pouvoirs pour contrer les sombres plans de Maxim Horvath.

Un habile tour de passe-passe à l'ancienne.

Spécialistes des comédies familiales à succès, Jon Turteltaub et Jerry Bruckheimer font à nouveau équipe pour L'Apprenti sorcier après avoir lancé Benjamin Gates sur les traces du trésor des templiers et du livre des secrets. Histoire de réunir tout le monde, ils ont invité Nicolas Cage à les rejoindre pour un long-métrage très librement inspiré du Fantasia des années 40. Un habile tour de passe-passe, puisant dans des recettes de sorcières et des vieux grimoires scénaristiques. En dépoussiérant le tout. 

 
L'apprenti sorcier de Jon Turteltaub
 

Il faut bien l'avouer, la savoir faire du producteur Jerry Bruckheimer est d'une efficacité sans limite. L'Apprenti sorcier compense son manque d'originalité par un rythme et une énergie qui enchante. Le grand atout du film, c'est de servir l'habituel mélange d'action et d'humour propre à ce genre de production sans lasser une seule seconde. Nicolas Cage se lance même dans une parodie de 60 secondes chrono à bord de véhicules capables de changer de carrosseie et de moteur à tous instants. C'est drôle, intense et sans artifices visuels, sans brouhaha émanant d'un surdécoupage. Jon Turteltaub s'impose à l'ancienne. Le réalisateur puise dans le meilleur du genre, offrant à la fois des blagues centrées sur la pop culture (Depeche Mode, Star Wars, Toy Story) et des gags régressifs pour les moins âgés. On se croirait revenu au bon vieux temps de Golden Child, l'Enfant sacré du Tibet ou Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin. La nostalgie en moins, forcément. Et de génie peut-être (surtout en ce qui concerne le film de John Carpenter). Tout le monde y trouve son compte, dans un New-York comme on ne l'a jamais vu.

 

L'apprenti sorcier de Jon Turteltaub

 

Des stations de métro au Chrysler Building, du Washington Square Park à Chinatown, Jon Turteltaub propose une visite guidée et enchantée de la grosse Pomme, transformée pour l'occasion en champ de bataille magique. Cette ville tant aimée du cinéma voit son architecture habilement revisitée, autant par la science que par la féérie. La tôle se tord, l'acier se froisse et chaque sculpture de New-York peut devenir une arme mortelle. S'affrontant dans cette sphère multicolore (somptueuse séquence à Chinatown), Nicolas Cage et Alfred Molina parviennent tous deux à trouver le ton juste, entre sobriété des héros fatigués et accents shakespeariens des destinées maudites. L'apprenti Jay Baruchel en énervera certains, avec sa voix nasillarde et ses gestes gauches mais l'acteur recèle de petites mimiques attendrissantes et de coups d'éclat fabuleux. Son apprentissage, puisqu'il s'agit avant tout de ça, réserveront des surprises à tous ceux qui se rêvent en Harry Potter et même aux autres, émerveillés par la débauche d'effets spéciaux servant à merveille l'histoire. Car l'irréalisme fantasmagorique du projet peut se targuer d'être parfaitement crédible. L'Apprenti sorcier se paye même un joli discours sur la combinaison gagnante entre les sciences dures et la magie Merlinienne. Cette réunion malicieuse de points forts vous embarque pour un voyage tonitruant au pays de la sorcellerie. Sans génie mais sans répit.

 

Par Nicolas SCHIAVI

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