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L'Auberge rouge

La critique d'Excessif

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auberge_rouge_cine L'HISTOIRE : A la fin du XIXème siècle, la sinistre auberge du Croûteux se dresse au milieu des sauvages montagnes du massif des Pyrénées. L'établissement est tenu par Martin et Rose, un couple d'aubergistes qui fait régulièrement assassiner par Violet - leur fils adoptif sourd muet - les voyageurs solitaires pour les détrousser. Par un soir d'orage, le bon père Carnus a sous sa responsabilité un adolescent qu'il doit conduire à un monastère perdu dans la montagne...
Après Fanfan la Tulipe, Gérard Krawczyk s’attaque à un autre classique de ce cinéma français contre lequel s’est élevée la Nouvelle Vague : L’auberge rouge de Claude Autant-Lara, lui-même déjà inspiré d’un film muet de Jean Epstein. Les occupants d’une diligence en perdition dans un col perdu des Pyrénées tombent sous la coupe de deux hôteliers et de leur fils demeuré qui compensent leur absence de clients par le détroussage systématique des voyageurs de passage dont ils nourrissent leurs cochons. Alerté sur leur macabre stratagème par la maîtresse des lieux qui s’est confessée à lui, un moine tente d’empêcher le massacre de ses compagnons de route…

L’AUBERGE ROUGE
Un film de Gérard Krawczyk
Avec Christian Clavier, Josiane Balasko, Gérard Jugnot, Jean-Baptiste Maunier, Sylvie Joly, Urbain Cancelier, Laurent Gamelon
Date de sortie : 05 décembre 2007


Reprenant un scénario du tandem formé par Jean Aurenche et Pierre Bost, Christian Clavier n’a laissé à personne d’autre le soin de trousser le script de ce remake, sinon à son complice d’écriture Michel Delgado. Il y a vu par ailleurs l’occasion de renouer avec deux de ses partenaires de prédilection, Josiane Balasko et surtout Gérard Jugnot qui semble vouloir désormais marcher sur les traces de Fernandel dont il vient par ailleurs de reprendre le rôle dans une nouvelle version d’“Ali Baba” qui a fait trembler l’Audimat. Ce personnage a d’ailleurs été développé, le religieux jouant ici un rôle plus actif. Des retrouvailles de trois piliers du Splendid autour d’un monument du cinéma populaire, on était en droit d’attendre une comédie délirante. Malheureusement, les comédiens prennent le pas sur la mise en scène et, malgré une photo très pub de Gérard Sterin, L’auberge rouge exhibe ses décors et ses effets spéciaux avec une arrogance de nouveau riche.


La charge d’Aurenche et Bost contre l’hypocrisie du secret de la confession n’est plus ici qu’un vulgaire artifice de scénario et on est plus près de la vulgarité burlesque des Visiteurs que de la charge caustique façon Le Père Noël est une ordure. Les comédiens vampirisent le film et semblent livrés à eux-mêmes dans un Happening permanent qui ne ressemble que de très loin aux comédies loufoques qui les ont rendus célèbres. On en prend toute la mesure dans la séquence au cours de laquelle les hôteliers tentent de droguer leurs hôtes en leur servant un digestif, pâle resucée de la scène inoubliable des Bronzés font du ski où nos compères dégustaient une liqueur locale dans un gîte d’altitude. Bref, seuls les enfants et les amnésiques risquent de rire à ce film inutile et balourd qui prouve que certains classiques devraient être interdits de remakes. Surtout quand on les affuble d’un dénouement heureux, contrairement à l’original.

Jean-Philippe Guerand



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Le verdict des internautes

Total des votes : 3

Les notes des internautes

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    Scénario
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    Réalisation
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    Acteurs
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    Musique

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