Ong-bak avait frappé fort, très fort. Le nouveau film mettant en lumière les talents aérodynamiques de Tony Jaa va encore plus loin. Et là c'est carrément la claque assurée…au niveau de l'action en tout cas. Car le film de Prachya Pinkaew possède les mêmes faiblesses scénaristiques que le précédent film du digne successeur de Bruce Lee et Jackie Chan. Mais quelle claque !
L'HONNEUR DU DRAGON : TOM YUM GOONGUn film de Prachya Pinkaew
Avec Tony Jaa (Phanom Yeerun), Mum Jokmok (Petchtai Wongkamlao), Xing Jing, Johnny Nguyen, Nathan Jones, Bongkoj Khongmalai.
Sortie : 8 Février 2006Kham (Tony Jaa) a passé sa vie dans un paisible village de Thailande avec comme amis…deux éléphants. Jusqu'au jour où ces derniers se font "elephant-napper" par un groupe sans scrupule. Il décide alors de s'envoler pour Sidney afin de les récupérer et accessoirement régler ses comptes..

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Tony Jaa - un retour qui fait mal...aux autres C'est sur, avec un scénario comme cela, on ne va pas aller loin. La trame est quasiment la même que celle de
Ong-bak et se complait dans son indigence. Il est question ici de parfaire la carte de visite de l'acteur élastique et de rebondir sur le succès du précédent film. On ne change donc pas une formule qui gagne. Heureusement,
Tom Yum Goong ne constitue pas une redite intégrale et pousse le vice un peu plus loin.

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Mon ami éléphant...où comment passer 15 minutes d'exposition avant de nous préparer au chocPourtant, les 15 premières minutes d'exposition font craindre le pire. On voit évoluer le personnage au cœur de son village, s'amusant comme un petit fou avec ses amis éléphants. Alors que l'on commence à se demander où l'on a bien pu ranger sa montre, l'action balaye d'un seul coup mortel l'ennui naissant et l'on plonge frénétiquement au cœur d'un film sévèrement burné.

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Le fameux saut sur la tête accompagné de gentils coups de coudesLes combats se succèdent et ne se ressemblent pas. Tony Jaa se révèle encore plus impressionnant qu'auparavant et multiplie coups de savate et prouesses physiques. Si la trame narrative fait sourire, elle permet d'intégrer des bastons homériques de façon plus fluide que
Ong-bak.
La grande nouveauté ici vient de la mise en scène qui se révèle plus audacieuse en nous offrant au moins deux séquences d'anthologie dans un univers de douce violence extrême. Il n'est pas question d'attendre le final pour que l'acteur se décide à "broyer" littéralement ses adversaires leur brisant les os à de multiples endroits.

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Tom Yum Goong se veut moins démonstratif que son prédécesseur (on nous évite les plans répétés sous tous les angles afin de prouver par l'image que l'acteur n'est ni câblé, ni truqué) et gagne en intensité dans ses nombreux affrontements. Si les gangsters sont bêtement prosaïques dans leur démarche et dans leurs ambitions (il n'est même pas question de domination planétaire, pfff – d'autant qu'avec deux éléphants comme larcin ils n'auraient pas été loin), ils demeurent en revanche joliment picturaux et plutôt doués dans leurs catégories respectives. Pour exemple, un adepte de la Capoeira qui ressemble à s'y méprendre au Eddy de
Tekken 3 ainsi que quatre catcheurs monstrueusement bodybuildés donneront un peu de fil à retordre à notre nouveau briseur de nuques préféré.

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Tekken 3 ? non mais pas loin...
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Le sabre reste un incontournable
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Un des boss de fin de niveau...et encore vous n'avez pas vu ses 3 grands frères Le Muay Thaï est toujours de mise et il fait ici encore plus mal. Mais il ne constitue pas la simple attraction du film. On retiendra également une poursuite en speed-boat joliment musclée, un plan séquence d'anthologie de 3mns 51sec où notre héros règle son compte à une cinquantaine de malfrats et un semi final où il "explose" tous les os d'une autre cinquantaine d'adversaires pourtant déterminés à rester en un seul morceau.

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Le début du plan séquence
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qui va se dérouler sur plusieurs étages
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et proposer de nomnreux lachers de malfrats
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qui vont tomber de plus en plus haut
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le décor va aussi en prendre un coup
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plus de photos dans les pages suivantesLa violence va crescendo dans le film et certaines séquences se transforment en véritables attractions délirantes desquelles on ressort carrément essoufflé. A ce moment là, on se fout totalement de la faiblesse du scénario, des 15 premières minutes passablement pénibles et l'on ne peut être que parcouru par un orgasme cinéphagique de violence couchée sur pellicule.

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Que le carnage commence
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tout doit être cassé
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Les bruitages renforce douleureusement la douleur
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Plus de problème de dos à tout jamais
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Plus fort que Kill Bill...Mais attention Tony Jaa, si tu continues sur cette voie là – à savoir un scénario prétexte servant de fil rouge à une avalanche de combats – il faudra encore réussir à nous étonner la prochaine fois…
Retrouvez les principales séquences phares du film dans la galerie de 140 photos et 11 posters disponibles sur les pages suivantes.