La critique d'Excessif

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Affiche du film L'Italien L'HISTOIRE :

D'origine arabe, Mourad Ben Saoud mène deux vies en alternance. Depuis cinq ans, il se prétend italien, dans la société française en général, et plus particulièrement auprès de son employeur, espérant ainsi être beaucoup mieux « toléré ». Ce qu'il réussit. Dino Fabrizzi (sa seconde identité, ignorée de ses parents) est d'ailleurs en passe de devenir le nouveau directeur. Jusqu'au moment où son père tombe gravement malade, à seulement dix jours du ramadan. Pour le soutenir, Mourad accepte alors de le faire à sa place. L'italien et l'arabe se doivent désormais de cohabiter simultanément dans le même corps...

A oublier très vite

On le lui reproche assez souvent. Kad Merad tourne beaucoup. Mais est-ce vraiment un tort ? En fin de compte, il exerce son métier le plus simplement du monde. Reste maintenant à trouver les bons sujets. C'est d'ailleurs là tout le problème du comédien. En seulement deux ans (c'est-à-dire depuis l'incroyable succès de Bienvenue chez les Ch'tis), Kad a participé à neuf longs métrages. Et parmi eux, beaucoup de ratés : Mes stars et moi, Safari, RTT, Protéger et servir... Malgré cela, on continue d'espérer, en souvenir de quelques belles performances, récentes ou passées (Les irréductibles, Je vais bien ne t'en fais pas, Faubourg 36, Le Petit Nicolas...). Ainsi donc, quand on veut, on peut. Ce qui, hélas, ne semble pas être l'objectif du couple Kad et O.

 

L'Italien d'Olivier Baroux

Olivier Baroux livre aujourd'hui sa troisième mise en scène, après Ce soir je dors chez toi et Safari. Jusqu'à présent, le cinéaste ne nous avait guère convaincu. Il confirme avec L'italien son manque d'ambition mais aussi d'envergure pour mener à bien une comédie digne de ce nom. Comme à son habitude, il fait appel à son grand ami Kad pour le soutenir dans cette malheureuse aventure, et dès lors, advienne que pourra. L'histoire débute par une situation extrêmement rocambolesque, à la limite du croyable. Cinq ans qu'un homme, d'origine arabe, se fait passer pour italien auprès de nombreux « proches », tels que son employeur, ses collègues de bureau et son adorable fiancée. La suite se devine aisément. Un bouleversement scénaristique on ne peut plus convenu (le père tombant malade) l'oblige à se remettre en question. A ce propos, Olivier Baroux se révèle aussi peu inspiré dans l'émotion que dans l'humour. Résultat, le film apparaît comme un simple prétexte à enchainer cliché sur cliché, du thème de l'immigration à celui de la tolérance, en passant par différentes valeurs familiales et professionnelles hautement discutables.

En outre, aucun effort ne semble avoir été fourni. Le réalisateur est aux abonnés absents (pas un seul plan de réfléchi, si ce n'est l'introduction) et les acteurs débitent leur texte sans réelle conviction. Kad Merad espère nous amuser avec deux grimaces, face à un Guillaume Gallienne décidément très mal exploité. Même Philippe Lefebvre, pourtant remarquable dans Mon idole et OSS 117 : Le Caire, nid d'espions, ne parvient pas à élever le niveau. On retiendra cependant la présence de l'immense Roland Giraud, encore une fois épatant, ce qui ne nous surprend plus. Peut-on s'en contenter ? La réponse est bien évidemment NON.

Par conséquent, à oublier très vite.

 

Gilles BOTINEAU

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Le verdict des internautes

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Les notes des internautes

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    Scénario
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    Réalisation
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    Acteurs
  •  
    Musique

Les meilleures critiques

paris92 13/07/2010 à 15h22
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