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La Disparition d'Alice Creed

La critique d'Excessif

2/5
Affiche du film La Disparition d'Alice Creed L'HISTOIRE : En Angleterre, deux hommes préparent minutieusement un kidnapping qui devraient leur rapporter gros. Ils cueillent Alice Creed au sortir de chez elles et le jeu de surveillance et de monnayage commence. Mais Alice n'est pas n'importe quel otage...
Au bord de surprendre, ce thriller qui manque de tranchant tombe dans le rebondissement en système

La disparition d'Alice Creed se veut thriller réaliste dark à la puissance décuplée par les twists émaillant l'intrigue et retournant l'esprit du spectateur. De fait, les deux rebondissements principaux provoquent un basculement de la tension qui donne de la complexité au kidnapping simple. Mais il aurait fallu plus de poigne dans la mise en scène et moins de systématisation dans les rebondissements pour que le spectateur ne contemple pas trop des ficelles bien épaisses.

 

La Disparition d'Alice Creed de J. Blakeson


Mal tranché


Gemma Arterton était la James Bond Girl de Quantum of Solace, avant d'incarner la prêtresse Io dans Le Choc des Titans ; Eddie Marsan fut le méchant coriace de petits ou grands films dont quelques gros succès (Miami Vice, Gangs of New York, Sherlock Holmes pour ne citer qu'eux) ; Martin Compston a pris le temps de grandir depuis sa découverte dans Sweet Sixteen, de Ken Loach. Le jeune réalisateur J. Blakeson a voulu réunir ces talents pour en faire des personnages réalistes au cœur d'une intrigue sombre et tortueuse. Il mène le jeu tambour battant, coupe à la hachette, ne s'embarrasse pas avec l'historique de ses personnages, quasi mutique. Le problème, c'est que pendant une bonne partie du film La Disparition d'Alice Creed n'affirme pas son caractère sombre au point qu'on pourrait tout aussi bien être face à une comédie. Conséquence : les premières scènes de violences sont presque incongrues, pas justifiées par une mise en scène faussement mordante. Les suivantes semblent réclamer la reconnaissance, certaines prestations, un oscar.

 

La Disparition d'Alice Creed de J. Blakeson

 

Twists et re-twists


C'est dit dans le pitch et dans la bande annonce, Alice Creed va vous surprendre, ce simple kidnapping cache une terrible intrigue. Avec l'avertissement, l'affaire est moins surprenante. Cependant, le rebondissement donne du caractère au film, interroge plus précisément sur les motivations de chacun, fait basculer la tension ce qui n'est pas sans intérêt. Mais, peu à peu, l'intrigue ne se construit qu'autour des rebondissements, le scénario trouve des solutions à tout et celui qui est mort n'est jamais tout à fait mort. La formule simpliste est applicable : « Trop de twists tue le twist ».


A l'origine de La Disparition d'Alice Creed, il y a de l'admiration pour un cinéma du nouvel Hollywood puissant avec des thrillers en quasi huis-clos, eux-mêmes inspirés par des maîtres orientaux comme Kurosawa. La comparaison n'est évidemment pas de mise. Mais, même à son niveau, J. Blakeson, ne convainc pas et s'empêtre malheureusement dans la tension qu'il tentait de mettre en œuvre.

 

 

Lucie PEDROLA

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Le verdict des internautes

Total des votes : 34

Les notes des internautes

  •  
    Scénario
  •  
    Réalisation
  •  
    Acteurs
  •  
    Musique

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thirsk 22/04/2011 à 22h36
jujulcactus 18/07/2010 à 22h47
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