L'HISTOIRE : De nombreux animaux, parmi lesquels un ours, un raton-laveur, un écureil ainsi qu'une loutre, s'allient afin d'empêcher l'élaboration d'un centre commercial en plein coeur de leur forêt. Le prometteur immobilier devient alors la cible de ces rebelles à quatre pattes...
D'improbables surprises humoristiques
Brendan Fraser n'a jamais caché son attirance pour les comédies familiales. Et jusque là, l'acteur s'en était plutôt bien sorti, avec des oeuvres telles que George de la Jungle, Monkeybone, Les Looney Tunes passent à l'action, et plus récemment encore, Voyage au centre de la Terre. Mais de là à en faire une spécialité... Il ne faudrait pas tomber dans le syndrôme Eddie Murphy ! C'est hélas en « bonne » voie avec ce nouveau film mis en scène par Roger Kumble (Sexe Intention, Allumeuses...), atteignant tout juste la moyenne.

On craignait le pire. Finalement, La forêt contre-attaque se révèle un cran au-dessus. La raison ? Brendan Fraser, purement et simplement. Loin d'être le plus grand comédien de sa génération, il n'en demeure pas moins sympathique, également vigoureux lorsqu'il s'agit d'amuser nos chers bambins. Car vous l'aurez compris, La forêt contre-attaque ne s'adresse à personne d'autre. En clair, si vous dépassez les 8 ans, vous risquez de vous ennuyer ferme. Ou presque. 90 minutes durant, Brendan Fraser grimace, hurle et se démène comme un fou, donc, luttant contre une armée d'animaux rebelles. Cela ne suffit bien évidemment pas à notre bonheur. Malgré tout, on s'en amuse parfois, grâce à diverses idées extrêmement loufoques, souvent proches du cartoon. Le réalisateur mélange en effet créatures réelles et images de synthèse, offrant ainsi d'improbables surprises humoristiques, ô combien jouissives, en parallèle de blagues « pipi-caca ». Citons d'ailleurs, pour l'exemple, cette chorégraphie entre lapins, marmottes et opossums, particulièrement hilarante. Un vrai bonheur ! Au delà, peu de nouveautés, avec, une fois de plus, une bonne morale et un message écologique particulièrement lourdingue. Quand prendront-ils conscience...
Assassiné par la presse américaine, boudé par le public (16 millions de dollars en trois mois...), La forêt contre-attaque continue de plomber la carrière d'un Brendan Fraser décidément en chute libre depuis un certain nombre d'années, et ce, à l'exception de quelques longs métrages (Un américain bien tranquille, Collision). En attendant le prochain Roland Joffé...
Gilles BOTINEAU
De nouveau menacés par la main de l'Homme dans La Forêt contre-attaque, les animaux se sont déjà plusieurs fois rebellés au cinéma contre ces stupides bipèdes sans pelage ni plume. Petit tour d'horizon des plus belles échauffourées entre espèces...