La critique d'Excessif

2/5
conte_despereaux_tmp L'HISTOIRE :

Despereaux est une petite souris ayant pour particularité d'avoir de très grandes oreilles et d'être extrêmement courageuse. Rien ne lui fait peur. Il vit derrière les murs d'un château, au coeur d'une "cité" exclusivement réservée aux souris. Mais sa bravoure finit par lui attirer de gros ennuis. Banni par ses semblables, Despereaux est alors jeté dans le monde des rats, où il fait la connaissance d'un autre marginal, Roscuro. Celui-ci est en fait responsable du chaos qui règne chez les humains. Autrefois, le royaume était un pays merveilleux, où tout le monde était heureux. Leur recette du bonheur ? La dégustation quotidienne d'une soupe, la plus succulente du monde. Les rats avaient même leur place aux côtés des Hommes. Mais la chute de Roscuro dans l'assiette de la Reine provoqua le décès de celle-ci. Pris d'une terrible colère, le Roi plongea alors le pays tout entier dans la tristesse et la misère la plus totale. Aujourd'hui, Despereaux compte bien changer tout cela...

En somme, un très grand film d'animation destiné à toute la famille
On ne sait plus où donner de la tête. Entre Madagascar 2, Volt, star malgré lui et aujourd'hui La légende de Despéreaux, les films d'animation pullulent sur nos écrans à une vitesse phénoménale. L'avantage est qu'aucun ne se ressemble et apporte au contraire un style bien à lui. La légende de Despéreaux ne déroge pas à la règle et se détache très brillamment de ses récents prédécesseurs. Là où certains innovèrent à travers une bonne dose de modernité, ce nouveau long-métrage tend plutôt à rendre hommage aux contes de notre enfance. Adapté d'un livre écrit par Kate DiCamillo, The Tale of Despereaux, le film se révèle donc être un divertissement très réussi.

 

 

 

Cette "légende" se dote avant tout d'une construction particulièrement brillante. Le film s'ouvre à la manière d'un conte, présenté par un narrateur (Sigourney Weaver en version originale, André Dussollier en français), qui expose la situation. On prend donc le temps de découvrir le décor, avant d'assister à sa déchéance, et ce, à travers le regard d'un personnage secondaire mais néanmoins capital : le rat Roscuro. Celui-ci est d'ailleurs responsable de ce chaos. Ainsi donc, le héros n'arrive que très tardivement, et sa première apparition n'en est que plus forte. Dès lors, on est pris sous le charme de cette petite souris appelée Despéreaux, qui vient tout juste de naître, avec de petits yeux ronds très expressifs et de grandes oreilles terriblement craquantes. Elle s'impose alors par un remarquable charisme, soutenu par la voix d'un Matthew Broderick impliqué.

 

 

Une fois les personnages principaux installés, les réalisateurs Sam Fell et Rob Stevenhagen poursuivent le déroulement de leur histoire par le biais d'une mise en scène certes classique, mais néanmoins efficace. Tout d'abord, ils ne s'encombrent pas de chansons puériles (comme ce fut le cas dans Volt, star malgré lui, "Un chat, un chien, et un rongeur, c'est la recette du bonheur...") ou dans l'air du temps (la reprise de "I like to move it" par les héros de Madagascar 2).


Au contraire, les deux cinéastes se concentrent essentiellement sur leurs personnages, mais également sur l'intrigue qu'ils racontent. Ils mélangent ainsi les genres avec beaucoup de finesse et d'idées, qu'il s'agisse de comédie, d'émotion, ou d'aventure. Les décors se révèlent d'une extrême richesse, le film alternant entre le monde des Hommes, celui des souris, et enfin celui des rats. Chacun y possède alors sa propre personnalité, aussi bien dans l'image que dans le son (profitons-en pour souligner la bande originale signée William Ross, l'une des meilleures partitions écrites pour une oeuvre animée depuis de nombreuses années).

 

 

 

 En outre, certaines séquences dégagent parfois une ambiance très inquiétante, à la limite du film d'horreur. Ainsi, La légende de Despéreaux devrait plaire à un large public, sans pour autant traumatiser les plus petits puisque la "violence" est généralement suggérée. Par ailleurs, si le film détient un style qui lui est propre, il ne reste pas pour autant avare en références. Loin d'offrir un véritable "catalogue" à l'image de Shrek, La légende de Despéreaux se permet quelques clins d'oeil, notamment à travers le leader Botticelli, un rat dont l'apparence n'est pas sans rappeler celle de Nosferatu : une grande taille, très mince, le visage pâle et abîmé, se déplaçant lentement, les bras en avant et les dents apparentes.... Une réussite totale qui devrait prochainement amener le personnage à devenir l'un des plus grands méchants de référence dans l'Histoire des "dessins animés".

 

Bien évidemment, on ne saurait trop vous recommander de découvrir l'oeuvre, une fois n'est pas coutume, dans sa version originale. Parmi les différentes "voix" du film, on citera donc Matthew Broderick et Sigourney Weaver, mais aussi Dustin Hoffman, Emma Watson, Kevin Kline, William H. Macy, Stanley Tucci, Robbie Coltrane, Frank Langella, ou bien encore Christopher Lloyd. Difficile de rêver mieux ! D'autant que les personnages correspondants possèdent une physionomie totalement originale. En effet, les dessinateurs n'ont pas cherché à imiter les traits des comédiens, comme cela est souvent le cas. On oublie donc avec aisance toutes ces stars, qui s'investissent ici dans leur rôle avec beaucoup de brio, pour finalement se laisser entraîner dans ce conte fantaisiste, porteur de messages essentiels envers la jeune génération, tel que le courage, l'amour, l'amitié, et la fidélité.

 

 

 

Au final, La légende de Despéreaux frôle bien souvent la perfection, et se classe ainsi parmi les meilleurs films d'animation en ce début de 21ème Siècle.

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Les notes des internautes

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    Réalisation
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    Acteurs
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