L'HISTOIRE : Après "Ma petite entreprise" sorti en 1999, Pierre Jolivet a écrit avec Simon Michaël, son scénariste habituel, Ma très très grande entreprise. Le scénario raconte la bataille de simples citoyens contre une multinationale qui pollue impunément leur étang. Le tournage se déroulera entre la région parisienne et la région Paca. Le film est produit par Charles Gassot.
La multinationale Naterris est condamnée, au bout d’un procès long de deux ans, à verser une indemnité dérisoire à un ensemble de riverains victimes de la pollution générée par une de ses usines. Tout le monde se satisfait pourtant de ce jugement, à commencer par l’avocat de la partie civile. Tout le monde ? Non, quatre irréductibles gaulois décident de braver la fatalité et partent en guerre contre Naterris. La bataille aura lieu à Paris, La Défense, au siège social de la société. Le début de nombreuses péripéties pour Zack, Mélanie, Denis et Kévin.
Une fois les personnages vendus et les enjeux présentés rapidement de manière volontairement manichéenne (les méchants de Naterris contre nos gentils héros), la bande des quatre prend le train pour Paris et le film peut prendre son envol. Humour, système D, amitié, rebondissements dramatiques, tout y est. Jolivet mène de main de maître une comédie enlevée et surtout pas légère car traitant, avec humour certes, du combat profondément idéologique opposant David/quatre français moyens en quête de justice contre Goliath/Naterris la multinationale qui ne recherche que le profit. Deux conceptions antagonistes que Pierre Jolivet illustre de manière extrêmement caricaturale pour appuyer son point de vue. Pour exemple, les cadres de Naterris sont décrits comme des robots sans sentiments, antipathiques au possible, ce qui se révèle d’ailleurs être un des éléments comiques les plus efficaces du film. Il y a 25 ans, Pierre Jolivet écrivait et produisait avec Luc Besson, Le Dernier Combat. Depuis, il a su enchaîner les films tout en abordant des registres différents d'un projet à l'autre. En ...