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Ladykillers

La critique d'Excessif

0/5
ladykillersz2 L'HISTOIRE :
Six mois à peine après la sortie d'Intolérable Cruauté, voici déjà le nouveau film des frères Coen, pour la première fois crédités officiellement ensemble à la réalisation, et pour la seconde fois à la tête d'un remake (après Le Grand Saut/Hudsucker Proxy - 1994), Tueurs de Dames (Lady Killers - 1955) avec Alec Guiness.
Après George Clooney, une nouvelle star se faufile ici dans le clan des Coen : Tom Hanks. Face à lui, Irma P. Hall récompensée du Grand Prix au dernier festival de Cannes, ainsi qu'une horde de seconds rôles.

Coen + Hanks + Cannes + remake d'un déjà bon film : tous les ingrédients seraient là pour faire un bon film. Reste à voir si la recette prend.


LADYKILLERS

Un film des frères Coen
Avec Tom Hanks, Irma P. Hall, Marlon Wayans, J.K. Simmons, Tzi Ma
Sortie : 09 Juin 2004
Durée : 1h44

Le Professeur G.H. Dorr, gentleman du Mississipi, emménage chez une vieille dame adepte du Gospel, de Dieu et du châtiment religieux ("tout le monde doit payer ses fautes"). Derrière des manières digne d'un homme éduqué et de haut rang, se cache pourtant un cerveau criminel préparant le casse d'un casino voisin de la maison. Prétextant des répétitions avec son groupe de musicien dans la cave, il se lance avec ses acolytes dans le creusement d'un tunnel les emmenant aux caisses du Casino. Un obstacle toutefois aussi inattendu qu'improbable : la vieille dame.

A la lecture d'un scénario pareil, on s'imagine un match disproportionné et loufoque entre une bande de criminels notoires et une pauvre grand mère capable de leur damer le pion par son caractère peu facile, soit une sorte de Titi et Grosminet live revisité par l'humour noir des Coen. Mais pour cela, une bonne exploitation du scénario était de rigueur, et ce n'est pas malheureusement avec ses maigres rebondissements, ses dialogues somme toute assez faibles et quelques rares bons moments que Ladykillers parviendra à marquer les mémoires.


Label Coen

Pourtant les qualités d'un film des frères sont là : une belle photo, de jolis cadres, une bande-originale soignée aux petits oignons (dans l'esprit de O'Brother), et quelques gags très bien emmenés dont la savoureuse présentation des personnages au début du film (la pub pour croquette de chien par exemple). Pourtant leur filmographie ressemble de plus en plus à celle d'un autre cinéaste loufoque indépendant américain : Woody Allen. Comme ses dernières comédies, on trouve dans Ladykillers un goût de "Frères Coen" sans en avoir la saveur, avec quelques rares scènes mémorables perdues dans un univers familier mais sans profondeur. A ce titre les frères se recyclent eux-mêmes en reprenant le meilleur gag d'Intolérable Cruauté, la mort de Joe Le Siffleur, dans une variante malheureusement bien moins réussie.. Intolérable Cruauté justement, déjà bien léger pour un Coen, reposait principalement sur l'interprétation clownesque de George Clooney affublé d'un faire valoir hilarant. Ladykillers s'éparpille entre ses bonnes idées et ses personnages, ne laissant à l'inverse aucun de ses ingrédients le temps de prendre l'ampleur qu'ils mériteraient, faute aussi à un matériau de base finalement peu reluisant (les dialogues et le script ne sont pas très passionnants).
Reste Irma P. Hall qui en vielle caractérielle dégage une énergie communicative, ainsi qu'un retourné de cigarette dans la bouche sans les mains (pour la cacher) répété 3-4 fois et toujours aussi impressionnant. Mais c'est tout.


Ladykillers a l'apparence d'un film des frères Coen, la couleur d'un film des frères Coen, le goût même d'un film des frères Coen, mais jamais la saveur. Sans grand intérêt si ce n'est de passer un petit moment sympathique, Ladykillers rentre dans l'ingrate catégorie des films que l'on oublie presque en sortant de la salle.

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Les notes des internautes

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    Réalisation
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    Acteurs
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    Musique

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