L'HISTOIRE : Lara Croft a hérité de son père archéologue de nombreux trésors parmi lesquels une mystérieuse horloge magique.
Des années plus tôt, celui-ci lui dévoila l'existence d'une organisation secrète, les Illuminati, qui s'était lancée à la recherche d'une horloge dont la clé ouvrait les portes du Temps et de l'Espace. Celle-ci est un triangle sacré qui assura, 5 000 ans auparavant, la victoire des premiers Illuminati sur leurs ennemis. Si le triangle venait à être recomposé, ces lointains ancêtres reviendraient à la vie et le sort de l'Humanité en serait bouleversé à jamais.
Le puissance de ce triangle atteindra son summum lorsque trois planètes s'aligneront dans le ciel en une éclipse totale qui survient une fois tous les 5 000 ans. L'aventurière ne dispose que de 48 heures pour résoudre l'énigme du triangle magique et ainsi sauver le monde.
Le cinéma hollywoodien étant ce qu'il est devenu, nous avons pris l'habitude d'accorder des circonstances atténuantes aux gros machins boursouflés et vides de sens qu'on nous assène régulièrement : Spy Kids est un bout-à-bout de tout et n'importe quoi, mais son énergie est communicative et son manque d'ambition le rend finalement assez sympathique; certaines productions Bruckeimer méritent aussi notre indulgence du fait de leur côté comic-book assumé (Rock ou Les ailes de l'enfer)... Avec Tomb Raider, la coupe est pleine. Non content de rater lamentablement un projet qu'on nous agite devant la truffe depuis des années, Simon West abdique totalement (alors que General's Daughter aurait pu lui ouvrir des portes vers un cinéma plus ambitieux) et livre ce qui est peut-être le blockbuster le plus sinistré de cette année.
Tomb Raider n'est pas un très bon jeu, et ce en dépit de sa popularité. Il est pauvre en inspiration (merci Indy !) et fastidieux dans sa jouabilité. S'il s'est amélioré avec le temps et atteint un bon standard de qualité avec ses deux derniers opus, le film adapte fidèlement le premier : image dégueulasse, emprunts maladroits à tout va, pas de rythme ni de style. Enfin, le personnage principal n'a aucun charisme : on avait connu Angelina Jolie charmante (Bone Collector) et plutôt bonne actrice (Une vie volée). Elle est ici absolument insupportable à force de frime vulgaire et de jeu inexistant. Les poses qu'elle adopte ne font même pas illusion. Mais le pire n'est pas là.
Mais que raconte le film ? Si vous retournez un boitier de jeu vidéo et que vous lisez le synopsis, vous avez en main le scénario complet et détaillé (dialogues compris + indications de mise en scène) de ce pâté. Bimbo grotesque vivant dans un manoir de studio avec deux pantins ridicules (majordome bidon et informaticien inutile), Lara Croft doit trouver un triangle. Des gars veulent pas. Elle le trouve. Fin.
Les adaptations de jeux vidéos sur grand écran ont subi de si nombreux ratages (on pourrait même dire QUE des ratages)qu’on espérait sans vraiment trop y croire que Tomb Raider pourrait relever le niveau et nous consoler de tant de déceptions (Mortal Kombat, Streetfighter et j'en passe !).
Que reste-t-il donc à sauver de ce ratage. Et bien... Angelina Jolie ! L’actrice aux formes généreuses personnifie à merveille la Lara Croft de nos fantasmes. Le plaisir de la voir évoluer dans des tenues moulantes mettant en évidence son physique avantageux est indéniable (et pourtant, elle n’est pas aidée par une photo absolument hideuse). Elle prend le rôle dans le bons sens, lui donnant juste ce qu’il faut de sérieux et de dérision et elle assène ses répliques avec justesse sans jamais trop en faire. Dommage que l’équipe technique, en particulier Simon West (grand instigateur du projet, le réalisateur est le responsable de l’adaptation) n'ait pas été à la hauteur de la comédienne. Si cela avait été le cas, Tomb Raider aurait pu nous convaincre et nous amuser. On en est malheureusement bien loin. Peut être dans Tomb Raider 2 ?Voici enfin le test de Tomb Raider sorti le 6 février en Z2 chez Paramount. L'éditeur n'est pas connu pour ses éditions prolifiques en bonus, mais de temps en temps, pour des films événements, il ...