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Le Chat du rabbin

La critique d'Excessif

2/5
Affiche Le chat du rabbin L'HISTOIRE : Alger, années 1920. Le rabbin Sfar vit avec sa fille Zlabya, un perroquet bruyant et un chat espiègle qui dévore le perroquet et se met à parler pour ne dire que des mensonges. Le rabbin veut l'éloigner. Mais le chat, fou amoureux de sa petite maîtresse, est prêt à tout pour rester auprès d'elle... même à faire sa bar mitsva ! Le rabbin devra enseigner à son chat les rudiments de loi mosaïque ! Une lettre apprend au rabbin que pour garder son poste, il doit se soumettre à une dictée en français. Pour l'aider, son chat commet le sacrilège d'invoquer l'Eternel. Le rabbin réussit mais le chat ne parle plus. On le traite de nouveau comme un animal ordinaire. Son seul ami sera bientôt un peintre russe en quête d'une Jérusalem imaginaire où vivraient des Juifs noirs. Il parvient à convaincre le rabbin, un ancien soldat du Tsar, un chanteur et le chat de faire avec lui la route coloniale...
Un conte mêlant poésie et gravité avec une légèreté bienvenue.

Joann Sfar aime le conte dans ce qu'il apporte de poésie et de déréalisation. Il s'était peut-être trop caché derrière pour Gainsbourg (Vie Héroïque) il y a un an mais avec Le Chat du rabbin, le réalisateur prend pleinement la mesure du genre et de son histoire. Normal, elle est née il y a neuf ans de sa plume et de son crayon, pour une série de bandes dessinées à succès qui n'attendait que son auteur pour une adaptation cinématographique. On est jamais aussi bien servi que par soi-même.

Le chat du Rabbin - Joann Sfar

C'est l'histoire d'un Juif, d'un Arabe et d'un chat doté de parole. Enfin, presque. C'est surtout une histoire qui arrive à parler d'un sujet imposant avec une légèreté bienvenue. Le Chat du rabbin souffre pourtant d'un découpage trop elliptique, comme si le scénario ne parvenait parfois plus à se sortir des pièges du matériau d'origine. Le rythme en pâtit forcément, pas aidé par une 3D inutile qui opacifie l'univers heureusement très coloré du long-métrage. Reste que le travail des doubleurs (François Morel et Maurice Bénichou en tête) est exceptionnel d'ambiguité, de liberté et de tonalités. Le Chat du rabbin se permet même une séquence euphorisante et hilarante avec Tintin et Milou en guests de luxe.

 

Joann Sfar et le co-réalisateur Antoine Delesvaux, très à l'aise pour dédramatiser leur sujet par le rire, n'hésitent cependant pas à montrer crûment la violence du fanatisme religieux et la quête illusoire d'une prairie plus verte ailleurs. A force de multiplier les personnages, ils loupent quelquefois l'essentiel. Mais leur film est suffisamment pertinent et drôle pour que l'on savoure cette ode à la comprehénsion et au respect de l'autre.

 

Nicolas SCHIAVI

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Le verdict des internautes

Total des votes : 29

Les notes des internautes

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    Musique

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