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Le Complexe du castor

La critique d'Excessif

4/5
Affiche Le complexe du castor L'HISTOIRE : La vie de Walter n'est plus ce qu'elle était. Déprimé, vivant au ralenti, il s'éloigne de sa famille et de ses proches. Sa femme finit par le chasser de la maison pour le bien de leurs enfants. Touchant le fond, il s'accroche malgré lui à une marionnette de castor trouvée un soir par hasard. Par jeu ou par désespoir, il utilise cette marionnette pour extérioriser toutes les choses qu'il n'ose pas dire à sa famille et ses collègues. La marionnette devient alors comme une nouvelle personnalité, un nouveau Walter, plus positif et sûr de lui. Rapidement il reprend le contrôle de sa vie mais découvre peu à peu qu'il ne peut plus vivre sans son castor. Parviendra-t-il à se débarrasser de lui ?
Un film dépressif à la puissance émotionnelle bouleversante.

Mel Gibson est dépressif... Soudain, sa main enfile une marionnette à l'effigie d'un castor en peluche et il fait surgir l'homme qu'il a toujours voulu être : gentil, serviable, ambitieux, amoureux et créatif. En l'état, cette description du film Le complexe du castor paraît simpliste. En fait, la réalité est tout autre : la nouvelle réalisation de Jodie Foster cache en son sein une puissance émotionnelle bouleversante. Simpliste, universelle et fédératrice. Au début, elle se contente de décrire un homme vivant dans le déni, incapable d'aller de l'avant et tombé dans l'oubli. Au début, on se croirait dans le cabinet d'un psychiatre essayant toutes les formes de catharsis sur un patient. Au début seulement. Car les larmes pleuvent tellement qu'elles pourraient laisser des empreintes sur le sol.

Le complexe du Castor de Jodie Foster
Avec Le complexe du castor, Jodie Foster s'immisce dans une famille où chacun des membres est malade, comme contaminés par leur personnalité voulant s'envoler sans ailes. Certains n'y arrivent plus tandis que d'autres se cherchent. Ils ont tous en commun une chose : un traumatisme causant le mal-être. En ce sens, l'histoire n'offre que peu d'espoir. La preuve : il est matérialisé par une poupée poilue à l'apparence inoffensive et dissimulant des conséquences relationnelles désastreuses. Du coup, il y a plein de situations complétement absurdes qui prêtent à sourire. Systématiquement, elles mettent en exergue le malheur par l'utilisation intelligente de l'ironie. D'ailleurs, il faut voir avec quelle aisance Mel Gibson parvient à épouser son personnage schizophrène et tous les états qui y sont liés. Une vraie performance qui, pourtant, ne fait pas d'ombre au reste du casting - Jodie Foster, Anton Yelchin, Jennifer Lawrence. La raison est évidente : le scénario prend le temps d'explorer et faire grandir ses protagonistes. Jusqu'à nous toucher au plus profond...


Maxime CLAUDEL

Le verdict des internautes

Total des votes : 33

Les notes des internautes

  •  
    Scénario
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    Réalisation
  •  
    Acteurs
  •  
    Musique

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