Les Animaux Amoureux montre les parades amoureuses des animaux, des premières tentatives de séduction à la naissance des petits choyés par leurs parents, en passant par les combats terribles que se livrent les mâles pour obtenir les faveurs des femelles. On y voit une grande diversité d’espèces dans l’eau, dans les airs comme sur terre. Le tout est commenté en début et en fin de film par les paroles poétiques portées par la voix de Cécile de France.
LES ANIMAUX AMOUREUX
Un film documentaire de Laurent Charbonnier
Produit par Jean-Pierre Bailly
Musique originale composée par Philip Glass
Avec la voix de Cécile de France
Durée : 1h25
Un film parrainé par EDF avec le soutien de la Fondation Nicolas Hulot
Sortie le 19 décembre 2007Le documentaire montre des images que l’on peut voir pour la plupart dans les documentaires animaliers : rien de bien nouveau donc pour une grande partie du film. On peut néanmoins noter des images plus exceptionnelles comme cette danse simultanée d’oiseaux sur l’eau, comme la naissance d’un petit faon (version documentaire de la naissance de
Bambi dans le film de Disney) ou encore comme cette canne suivie par ces petits canetons sur un torrent.

Bien qu’agréable, la musique du film ne suffit pas à faire entrer le spectateur dans une émotion possible, d’autant plus qu’elle n’intervient qu’à certains moments, de préférence au début et à la fin, s’absentant au milieu du film. On donne ainsi les images à voir un peu tel quel, sans souci d’y faire entrer le spectateur. A un seul moment, la musique a une utilité explicative : quand elle annonce la confrontation des mâles par une tonalité plus sombre. Les images se succèdent avec pour logique de progresser des premières amours à la naissance des petits, dans un ordre chronologique attendu. Rien ne vient accompagner la lecture des images : comme le dit la voix de Cécile de France au début, comprendra qui pourra. On sent que les images devraient se suffire à elles-mêmes mais c’est oublier que, dans une certaine mesure, le spectateur est habitué à ces images (ne serait-ce qu’en zappant sur les documentaires animaliers des chaînes spécialisées) malgré le fait qu’elles soient sans doute difficiles à obtenir. Avec cela, les rares paroles qui accompagnent le long métrage se veulent poétiques sur la beauté de la vie et sa force d’éternité mais elles sont en fait assez niaises et reprennent les poncifs habituels sur ce sujet. Il ne suffit pas de s’exprimer avec lyrisme sur la beauté de la vie pour la faire sentir telle…
Reste néanmoins que le film vaut un bon documentaire animalier. Son intérêt pédagogique réside dans le fait de montrer la nature dans son fonctionnement, dans sa force de reproduction et dans sa biodiversité, ce qui explique la participation de la fondation Nicolas Hulot. Evidemment, homme face au spectacle des autres espèces, on s’amuse à se comparer et on se trouve des affinités avec certaines espèces plus que d’autres.
Quant au titre, on pourrait discuter sur le terme « amoureux » dans la mesure où le film montre les mécanismes de la reproduction des espèces, certes parfois accompagnée de tendresse. A mon sens, l’amour, c’est quand même autre chose, c’est-à-dire les liens d’affection qui unissent deux êtres, et dans ce sens, ce terme ne s’applique pas aux comportements de toutes les espèces. Mais comme cela dépend de ce qu’on met dans ce terme, chacun sera juge.