L'HISTOIRE : On suivra l'histoire de Ham III, le petit-fils du premier chimpanzé dans l'espace, qui marche sur les traces de ses ancêtres et est à la tête d'une équipe envoyée par un sénateur opportuniste. Après un entraînement digne des plus grands de la NASA, Ham III et ses deux acolytes astronautes (Luna et Titan) devront remplir une mission plein de dangers : débarrasser une lointaine planète de leur leader tyrannique.
Ham, un jeune chimpanzé un brin vantard et sacrément casse-cou, est le petit-fils de Ham 1, le célèbre singe qui fut envoyé dans l'espace en 1961. Pourtant, sa progéniture ne suit pas réellement son exemple et préfère se la couler douce en tant que singe-canon dans un cirque itinérant. Mais quand une sonde spatiale disparaît dans un trou noir et révèle l'existence d'un autre monde à son extrémité, la NASA décide d'envoyer une mission de reconnaissance pour découvrir ce qu'il en est. Problème, on ne peut y envoyer que des singes. Et autre problème, il faut que ces singes intéressent suffisamment le public pour que la mission soit financièrement viable. Quoi de mieux, alors, que le petit-fils du chimpanzé le plus aimé d'Amérique ? Et si celui-ci se montrera au début récalcitrant, bien décidé à s'échapper, il n'aura d'autre choix que de se plier à l'entraînement rigoureux qu'impose une telle mission. Parce qu'une fois là-haut, c'est la grande aventure qui les attendra, lui et ses coéquipiers...
Si nous aurions pu nous attendre à ce que le film s'attache à rester relativement proche de l'Histoire, de par la référence au singe Ham et un peu à la façon de ce que nous retrouvons dans Fly me to the Moon, Les Chimpanzés de l'espace va très vite nous surprendre en ne s'attachant que très peu à ce fait historique, qui sera plutôt une toile de fond de laquelle essaiera de se détacher le héros. Et ce qui est bien peu en comparaison de l'autre grosse surprise du film, que nous découvrons de plus au travers d'un montage quelque peu abrupt, à savoir que celui-ci est une vraie oeuvre de science-fiction, avec monde extra-terrestre et tout le bazar. Un choc que renforce encore le design peu soigné de la principale race alien présentée dans cette scène, évoluant dans un décor d'assez mauvais goût avec ses couleurs bariolées, rattrapé heureusement par la suite à mesure que nous en découvrirons un peu plus sur ce monde (avec une mention spéciale au très réussi personnage de Kilowatt). Mais avant d'en arriver là, c'est sur Terre que les choses se passent.
A cela nous ajouterons que le long-métrage de Kirk De Micco, malgré un budget évidemment bien moindre à celui des gros blockbusters de l'animation et qui se révèle dans certains éléments ou décors un peu bâclés (heureusement, cela ne concerne pas l'animation des personnages), parvient cependant à se permettre quelques scènes d'action dont le spectacle n'est pas pour nous déplaire. Des séquences qui doivent pour beaucoup aux différentes races extra-terrestres et à leurs particularités, comme ces raies manta volantes dont le ventre se gonfle pour propulser de dangereuses aiguilles, mais aussi à sa musique. Composée par Chris Bacon en association avec le Blue Man Group (vous savez, les étranges types en bleu qui font la publicité d'une fameuse marque d'informatique), celle-ci se montre ainsi fortement chargée question percussions expérimentales et donne un véritable punch à la péloche, en même temps que les images profitent d'un impact décuplé.
Alors, il est bien évident que le nouveau bébé de Vanguard Films ne brillera pas par sa technique (manque de moyens, quand tu nous tiens !) ni même par son originalité, que ce soit d'ailleurs dans sa partie terrestre ou bien dans celle extra-terrestre. Nous sommes en effet ici dans un schéma bien connu, des ornières souvent labourées, mais avec néanmoins dans le cas présent une belle efficacité qui fait de Les Chimpanzés de l'espace un spectacle tout à fait plaisant, dans lequel les enfants mais aussi les adultes plutôt décomplexés pourront trouver leur compte s'ils ne cherchent pas à tout prix le chef d'oeuvre inoubliable (pour ça, Pixar est là). Et puis, bien sûr, il y a les fans de singes. Mais là, c'est prêcher des convertis !













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