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Les Chroniques De Riddick

La critique d'Excessif

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chroniquesriddickcinefr L'HISTOIRE : Les Necromongers, peuple à pensée unique, étendent leur armée à travers tout l’univers et ne laissent aucune alternative aux éventuels rebelles : se convertir ou mourir ! Riddick ennemi public numéro un et dernier Furyan actif, semblant être le salut des opprimés, est appelé à la rescousse pour remettre les pendules à l’heure.
Très attendu depuis la sortie de Pitch Black, Les Chroniques de Riddick, sa suite, arrive enfin cet été sur les écrans. Le talentueux réalisateur du premier épisode, mais aussi entre temps d'Abîmes, revient derrière la caméra pour ce qui s'annonçait comme un projet très ambitieux. Le synopsis parle de lui même, Vin Diesel va sauver l’univers, tout un programme ! Mais si Pitch Black premier du nom était une très agréable surprise, sa suite divise encore plus la rédaction. Place dès aujourd'hui à notre critique déçue par Arnaud Mangin en attendant un exposé de ses néanmoins nombreuses qualités.

LES CHRONIQUES DE RIDDICK
Un film de David Twohy
Avec Vin Diesel, Colm Feore, Keith David, Judi Dench, Thandie Newton
Durée 1h59
Sortie: 18 Aout 2044

Les Necromongers, peuple à pensée unique, étendent leur armée à travers tout l’univers et ne laissent aucune alternative aux éventuels rebelles : se convertir ou mourir ! Riddick ennemi public numéro un et dernier Furyan actif, semblant être le salut des opprimés est appelé à la rescousse pour remettre les pendules à l’heure.


Vin Diesel et Thandie Newton

La saga Riddick peut être un bon sujet d’étude pour les écoles de cinéma : une première partie, Pitch Black (2000), au budget minuscule et au scénario basique décuplant des efforts d’ingéniosité de mise en scène, en totale opposition avec la seconde, Les Chroniques de Riddick (2004), qui à défaut de moyens énormes et d’histoire plus gonflée sombre dans la niaiserie la plus totale. Un métrage difficilement défendable qui cumule les clichés à éviter dans tout bon film de science fiction qui se respecte. La faute bien entendu à la volonté de mettre en avant un acteur qui n’en est pas un et de rendre complètement insignifiant le reste du casting. Mais voir les muscles du Monsieur Propre de xXx transpirer et les jolis décors (que l'on peut même qualifier de superbes) est loin de faire un bon film, très loin même.


Colm Feore dans LES CHRONIQUES DE RIDDICK

" Les Chroniques de Derrick "

Sans doute catalogué dans ses rêves les plus fous comme le successeur d’Arnold Schwarzenegger, Vin Diesel se retrouve au cœur d’une trame lorgnant dans ses grandes lignes sur un Conan le Barbare, soit un rebut de la société, seul rescapé d’un massacre, gravissant des échelons sociaux en dessoudant un peu tout le monde sur son passage pour atterrir sur le trône à la place de celui contre qui il a lutté. On n’hésite pas par ailleurs, a en utiliser quelques idées comme une séquence où, les bras en croix, il arrive a prendre le dessus sur un animal censé être menaçant. Si dans le cas présent le héros ne tue pas un vautour avec les dents, il fait les gros yeux à un étrange canidé (sorte de bête du Gévaudan aux muscles de pierre recouverts d’une peau de crabe), pour être surpris quelques secondes plus tard à faire joujou par terre avec la bestiole tel un Mel Gibson avec le chien de L’arme Fatale 3. Effectivement le charisme du bellâtre en prend un coup soudainement. Mais si l’histoire fait légèrement penser au film de John Milius sur ce terrain là, la comparaison n’ira pas plus loin puisque le reste du film est à pleurer (de tristesse ou de rire, selon l’attente que l’on avait).


Ceux qui avaient comparé Pitch Black à un téléfilm de la petite chaîne qui monte étaient encore bien loin du compte. S’il faut admettre que visuellement il y a beaucoup de bonnes choses (certains plans spectaculaires, quelques décors), on atteint quand même un sommet de ringardise regroupant tout ce qu’il faut éviter de faire dans un film de science-fiction. Les costumes tout d’abord qu’on jurerai sorti de la série TV Stargate (dont le film d’Emmerich en comparaison passe pour un véritable chef d’œuvre), voire des Power Rangers pour certaines armures. Les casques, les coupes de cheveux, les combinaisons diverses, rien n’y fait nous sommes en présence d’une réelle faute de goût et la tenue de Keith David qui était tout en sobriété dans le premier épisode se trouve ici être une ignoble caricature nous ramenant aux personnages orientaux dessinés jadis par Hergé. On évitera également de s’étendre sur les accoutrements de Colm Feore et Judi Dench qui par chance ne seront pas facilement identifiables par le grand public, leur permettant à tout deux de garder un peu d’estime.


Vin Diesel en plein combat



La seule costumée à peu près correctement (comme Vin) est Thandie Newton. Manque de chance pour nous (comme Vin aussi) , elle n'a toujours pas appris à aligner deux phrases l’une derrière l’autre depuis Mission Impossible 2. L’acteur star qui ici nous offre une interprétation risible au possible a du obtenir le rôle de justesse, juste avant une grappe de raisin ou une pêche pour la simple et bonne raison que les fruits ne savent pas se battre ou courir sur des falaises. Jamais depuis bien longtemps un héros n’avait paru aussi grotesque, dans ses propos comme dans ses actes, les morceaux de bravoure étant ici d’une stupidité à tomber. Si le John Riddick de Pitch Black avait du charisme c’est parce l’instinct de survie pousse souvent les personnages dans leurs retranchements et qu'un personnage négatif ne peut alors expulser que des bons cotés, le rendant ainsi héroïque au bon sens du terme. Dans le cas présent, et par simple volonté de faire de l’esbroufe, lorsque le héros grimpe à une corde, la scène acquiert des allures d’acrobaties du cirque de Moscou, et la frime aidant, l’ennemi public numéro 1 dessoude un groupe de malfrat à l’aide d’un gobelet tout en gardant le sourire aux lèvres. Sans doute dans la scène la plus hilarante du film, notre grand comique qui s’ignore nous offre une séquence d’anthologie où un groupe d’hommes se fait carrément carboniser à une température de 700 degrés (c’est bien légitime), mais où monsieur muscle arrive à survivre car (pas idiot Vin) ce dernier a pensé à s’asperger le visage avec une bouteille d’Evian au préalable. Etant suffisamment hydraté pour supporter cette légère hausse de température, le bonhomme trouve même le temps de jouer à Spider-man avec une vieille corde (sans doute magique puisqu’elle résiste également a 700 degrés) au bord d’une falaise rocailleuse pour aller chercher sa copine qui elle, n’avait pas pris sa bouteille d’Evian. Des séquences comme celle là, Les chroniques de Riddick en regorge à chaque instant mais qui, encore loin de certains nanards, n’arrive pas à divertir malgré tout.


Il faut toutefois saluer l’aspect graphique de l’environnement général qui est à de nombreux moments de toute beauté, notamment les décors et les vaisseaux, mais qui s’avère beaucoup trop soigné comparé à l’ambiance chaotique du premier film. Ce que l’on peut déjà qualifier comme étant plutôt Les Chroniques de Derrick, n’a absolument plus rien à voir avec son prédécesseur, avec pour seul passage réussi son plan final d’une grande ambiguïté qui aurait donné envie de voir un Riddick 3 si cet épisode n’était pas aussi bâclé. Quand aux heureux possesseurs de Pitch Black en DVD, ne cherchez pas plus loin, vous avez l’essentiel !


Néanmoins ce film partage largement la rédaction, et très prochainement une critique viendra défendre les (nombreuses) qualités du film.

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