1. >
  2. >
  3. >Critique Les Chroniques De Riddick

Les Chroniques De Riddick

La critique d'Excessif

0/5
chroniquesriddickcinefr L'HISTOIRE : Les Necromongers, peuple à pensée unique, étendent leur armée à travers tout l’univers et ne laissent aucune alternative aux éventuels rebelles : se convertir ou mourir ! Riddick ennemi public numéro un et dernier Furyan actif, semblant être le salut des opprimés, est appelé à la rescousse pour remettre les pendules à l’heure.
Cette semaine est enfin sorti sur les écrans en France la suite très attendue de Pitch Black, petit film de science fiction au succès timide au cinéma en 2000, suivi d'une réputation très flatteuse en vidéo le rendant culte. A sa tête : David Twohy, réalisateur, scénariste, producteur presque inconnu qui allait confirmer avec Abîmes (Below) sa grande maîtrise d'une caméra et d'une ambiance.

Pour son premier film à gros budget, on ne s'avait pas trop à quoi s'attendre. Les Chroniques de Riddick ont finalement partagé les foules en deux catégories totalement opposées. Après la critique négative, en voici un avis positif, preuve que le débat n'est pas prêt de se finir...

LES CHRONIQUES DE RIDDICK
Chronicles of Riddick
Un film de David Twohy Avec Vin Diesel, Colm Feore, Thandie Newton, Judi Dench, Karl Urban, Keith David

Durée : 1h55
Sortie : 18 Août 2004


Vin Diesel dans LES CHRONIQUES DE RIDDICK

Les Necromongers, peuple à pensée unique, étendent leur armée à travers tout l’univers et ne laissent aucune alternative aux éventuels rebelles : se convertir ou mourir ! Riddick ennemi public numéro un et dernier Furyan actif, semblant être le salut des opprimés est appelé à la rescousse pour remettre les pendules à l’heure.

Lorsque nous quittions Pitch Black, Riddick échappait à une horreur pour mieux en rejoindre une autre : celle des humains ayant mis sa tête à prix. Cinq ans ont passé entre les deux films, et le voici en fuite, traqué, à l'écart tel un ermite, comme une bête consciente du danger qu'elle représente et préférant s'isoler. Frankenstein n'est pas loin. Seulement il ne fallait pas l'énerver.

Forcé de revenir sur le devant de la scène, symbolisant au passage son retour à la civilisation en se rasant la barbe, Riddick va subir son aventure que la vouloir. Ce qui donnera lieu à non pas un simple voyage, mais un périple à travers différentes aventures, différents univers tous aussi imprévisibles les uns que les autres. Au fil de ces voyages presque aléatoires se construit alors une odyssée, tant narrative que visuelle. La première surprise du film est en effet sa beauté, due à deux éléments : une technique parfaitement maîtrisée (superbes effets spéciaux, couleurs chatoyantes) alliée à un degré de recherche esthétique rarement atteint. Ainsi chaque décor, chaque monde peut se venter d'une crédibilité indiscutable malgré la fantaisie qui s'en dégage. Sans plonger dans un excès qui n'aurait été que nuisible, Les Chroniques de Riddick semble avoir fait l'objet d'une charte graphique unique en son genre, à la fois riche, détaillée et travaillée dans les moindre détails. Immersion garantie.




D'autant plus que David Twohy s'y donne à cœur joie techniquement, multipliant les impressionnants angles et mouvements de caméra, où la mise en scène associe les décors monstrueux, et constants mouvements d'objets et personnages.


Colm Feore dans LES CHRONIQUES DE RIDDICK

L'histoire quant à elle est purement mythologique. Il ne faut pas voir dans ce domaine une once de crédibilité, que ce soit pour les différentes créatures ou peuples du film, ou pour son héros, Riddick, véritable croisement entre Lucky Lucke pour le cow-boy solitaire, et John Rambo pour les muscles, la voix et la tourmente des neurones. Notre philosophe de par son statut surréaliste constitue donc le vecteur d'aventures où s'imbriquent des scène d'actions explosives entrecoupées d'autres beaucoup plus subtiles (cf certaines scènes dans la prison sous-terraine). Le mélange de ce personnage à l'univers du film donne alors lieu à une suite de longues scènes euphorisantes, qui mises bout à bout engendrent une fresque de science-fiction jubilatoire et communicative. Qu'importe si Riddick survit avec une bouteille d'eau à des températures de 4.000° : la forme n'est là que pour nous amuser, nous divertir, tandis que le fond impose une plus grande richesse. Notre héros est capable de tout pour sauver celle qu'il aime, ses instincts bestiaux alliés à ses sentiments engendrant ici une transformation de ses caractéristiques humaines, transformation perceptible à l'œil que lorsqu'il fume littéralement après avoir survécu à ces chaleurs. Riddickul ? Non, juste naïf, symbolique et donc forcément beau.

Grand budget de gros studio (ou gros budget de grand studio, au choix) ne veut donc pas forcément signifier "contenu vide". Twohy se permet des métaphores, mais mieux s'autorise devant nos yeux ébahis à des expérimentations osées. Ainsi la quasi-intégralité d'un combat se déroule sans son et au ralentit, provoquant un contraste étonnant entre une douceur sonore et une violence picturale. Le scénario également se joue de nous, en réintroduisant les personnages de Pitch Black de façon originale. Imam n'est ainsi plus aussi sympathique qu'il en avait l'air lorsqu'il était dans le besoin dans Pitch Black, tandis que la relation entre Riddick et Kyra est des plus ambiguës. Certes l'issue de tout cela ne fait aucun doute évidemment, prévisible rien qu'à l'affiche, mais l'essentiel est là : le spectacle. Et ce sur durant 1h55 non-stop. Riddick n'est pas parfait dans son fond (quelques dialogues un peu légers), mais reste tout de même un show original et dépaysant, bourré d'imagination et de mondes extraordinaires. A découvrir absolument.


Vin Diesel dans LES CHRONIQUES DE RIDDICK

Le débat fait rage donc : retrouvez la critique cette fois-ci négative, par Arnaud Mangin, ci-dessous :

Mag : plus d'actu sur Les Chroniques De Riddick

Le verdict des internautes

Total des votes : 21

Les notes des internautes

  •  
    Scénario
  •  
    Réalisation
  •  
    Acteurs
  •  
    Musique

Les meilleures critiques

logAudience