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Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire

La critique d'Excessif

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desastreusesbaudelairecinefr L'HISTOIRE : La saga raconte les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire.
Ils sont trois : Violette, une fille de 14 ans à l'intelligence scientifique, Klaus, un garçon de 12 ans qui lit sans cesse et Prunille, une petite fille qui mord tout ce qui passe à portée de dents. Ils ont été élevés par des parents extrêmement gentils qui disparaissent dans un horrible incendie.
Désormais orphelins, à la tête d'une immense fortune dont ils ne pourront jouir qu'à la majorité de Violette, les trois enfants sont placés chez divers membres de leur famille. L'homme qui les place est Mr Poe, un banquier un peu terne mais bien intentionné, exécuteur testamentaire des parents Baudelaire.
Malheureusement, la richesse des enfants a attiré l'attention du cupide comte Olaf, un parent éloigné, acteur et maître du déguisement.
"Attendez vous au pire" : l'affiche sonne comme une blague. Evidemment que l'on s'attend au pire. Entre un Jim Carrey (mal) grimé en vieux comte, des décors zolis mais dézà vu (Tim Burton où es-tu m'entends-tu), et le concept de scénario le plus facile au monde (un méchant qui en veut à des enfants), Les Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire ressemblait à un père de famille déguisé à la va-vite en père noël pour tromper les enfants, leur faire gober qu'un barbu tout rouge vole distribue des cadeaux partout dans le monde, ou dans notre cas que ce produit de consommation hollywoodien était un classique instantané.

Alors, désastreux ? Oui, un peu, mais pas tant que ça non plus.

LES DESASTREUSES AVENTURES DES ORPHELINS BAUDELAIRELemony Snicket's A Series of Unfortunate Events
Un film de Brad Silberling
Avec Jim Carrey, Meryl Streep, Emily Browning, Liam Aiken, Timothy Spall, Jude Law
Durée : 1h40
Sortie : 22 Décembre 2004


La saga raconte les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire. Ils sont trois : Violette, une fille de 14 ans à l'intelligence scientifique, Klaus, un garçon de 12 ans qui lit sans cesse et Prunille, une petite fille qui mord tout ce qui passe à portée de dents. Ils ont été élevés par des parents extrêmement gentils qui disparaissent dans un horrible incendie au début de notre histoire. Désormais orphelins, à la tête d'une immense fortune dont ils ne pourront jouir qu'à la majorité de Violette, les trois enfants sont placés chez divers membres de leur famille. L'homme qui les place est Mr Poe, un banquier un peu terne mais bien intentionné, exécuteur testamentaire des parents Baudelaire. Malheureusement, la richesse des enfants a attiré l'attention du cupide comte Olaf, un parent éloigné, acteur et maître du déguisement.


Il est curieux de constater que ce qui sauve Les DADOB (soyons concis) est aussi la cause de sa perte. A savoir Jim Carrey. L'acteur comique élastique hollywoodien n'a pas son pareil pour faire rire la majorité de ses spectateurs et fuir une minorité non négligeable. S'il a su surprendre ces dernières années par des choix de films plus graves, plus intelligents et plus surprenants que ceux avec lesquels il s'était introduit dans le métier (Ace Ventura, Dumb et Dumber). Man on the Moon, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, et, même s'il est raté, The Majestyk , rentrent dans cette catégorie. A côté, pour croître sa cote de popularité, Jim continue les comédies grasses et drôles, parfois avec réussite (Bruce tout puissant), parfois moins (l'innommable bouse de Ron Howard, The Grinch). Mais plus que des sujets porteurs, Les DADOB prouvent que Jim Carrey a également besoin d'un bon directeur d'acteur en la personne du réalisateur.




Jim Carrey incarne donc le comte Olaf, un choix un peu étonnant puisque ce personnage est décrit dans le livre comme vieux, extraverti, et drôle mais dans sa folie. Malheureusement si Carrey avait l'envergure pour incarner un personnage aussi complexe à l'écran, il en perd totalement le contrôle une fois devant la caméra. Malgré ses prothèses capillaires et son maquillage par tartines, le comte Olaf ressemble horriblement à Jim Carrey : même mimiques, même voix, même gestuelle, même tendance à l'excès et la mise en scène de son corps, … Régulièrement déguisé dans le film pour tromper les héros enfants, ceux-ci le déjoue en un quart de seconde : "Non ! Tu ne nous tromperas pas ! Tu es le Conte Olaf !". Ce à quoi nous avons envie d'enchaîner "Non ! Tu ne nous tromperas pas ! Tu es Jim Carrey !!".


Ainsi Jimmy fait son show durant toutes ces apparitions (une heure au total, les héros au centre de l'histoire demeurent les enfants), et force est d'admettre qu'il est drôle. Egal à lui-même. Et c'est là que le bas blesse, puisque de temps en temps le voici qui rentre à nouveau dans son personnage, basculant de très brefs instants dans la cruauté la plus totale. "Qu'il est drôle ce Jim Carrey ! Par contre le Conte Olaf…" Ce décalage détruit ainsi totalement ce personnage, mais certes, il faut le reconnaître, ne nous fait pas perdre notre temps.

Mais s'il n'y avait que ça…


A l'origine une série de quatorze livres, Les DADOB se distinguent des autres œuvres littéraires par quatre caractéristiques : leur univers imaginaire détaillé, la richesse de l'histoire et des rebondissements, le Conte Olaf, et le vocabulaire de leur narrateur. Concernant les décors, aucun soucis à ce faire : le directeur de la photographie a plus que fait son job, les costumiers s'en sont donné à cœur joie, et les responsables des effets spéciaux se sont amusés avec quelques séquences. Les DADOB seraient jolies ? Oui, mais il leur manque tout de même un peu de charme.




Si le point du Conte Olaf a déjà été abordé en long et en large et peut être rebaptisé le point du "Conte Jim Carrey au sourcil en accent circonflexe", reste celui de l'histoire. Pour ceux qui connaissent les écrits, c'est le massacre total. Trois longs livres passionnants et riches de détails ont été résumés ici en un unique film d'1h40 ! Bien sûr, il est inutile de chercher plus loin où se planque le charme de cette adaptation filmée : tout va trop vite, jamais on ne nous laisse le temps d'apprécier une situation que déjà en arrive l'issue, torchée en quatrième vitesse pour nous montrer le décor suivant qui est encore plus beau que le précédent. En résulte une galerie de décors et personnages sans colonne vertébrale solide, sans âme et donc sans intérêt si ce n'est pour les yeux (et encore). Même ceux qui n'auront pas lu les livres sentiront que quelque chose cloche, se demandant pourquoi diable l'histoire joue à saute mouton avec les situations et les personnages. Moins surprenant encore, l'ingrédient principal du narrateur (incarné ici par Jude Law) inventant des mots à tire larigot, responsables d'une partie de la saveur du récit, passe complètement à la trappe. On se demanderait presque pourquoi le personnage a été gardé.


A partir de ces constatations, on en vient à se demander quelle a été la véritable genèse du film. Présentant les même caractéristiques qu'un certain Harry Potter, à savoir une histoire à épisodes pleine d'imagination, de rebondissements et de personnages riches, qu'est-ce qui a bien pu passer à l'esprit des producteurs des Désastreuses aventures pour donner leur feu vert à cette entreprise ? Quel intérêt de vouloir suivre le modèle d'Harry Potter si c'est pour bâcler à ce point le résultat ? Un bon réalisateur qui sache diriger son comédien ,un meilleur scénario et de meilleurs producteurs, voilà ce qui manque à ces Désastreuses aventures pour atteindre le niveau qu'elles mériteraient. Au prix d'un ticket de cinéma, il vaut mieux découvrir les livres. Là au moins on en redemande.

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    Acteurs
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    Musique

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