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Les Petits Ruisseaux

La critique d'Excessif

3/5
Affiche du film Les petits ruisseaux L'HISTOIRE :

Suite au décès d'un ami proche, Emile, septuagénaire isolé, décide de se motiver afin de reprendre goût à la vie. De rencontres en rencontres, l'existence de cet homme prend alors un tout nouveau sens, au point de connaître une seconde jeunesse.

Frais et léger

Premier long métrage signé Pascal Rabaté d'après sa propre bande dessinée, Les Petits ruisseaux se démarque de la production actuelle par une fraîcheur et une légèreté des plus singulières. Ainsi, face aux nombreux mastodontes (Sex and the city 2, Fatal, L'Agence tous risques, Shrek 4, il était une fin...), le film devrait sans nul doute trouver une place de choix dans les salles. Non pas qu'il rivalise, loin de là, mais il apparaît comme une fascinante parenthèse estivale, incontournable en guise de digestif.

 

Les petits ruisseaux de Pascal Rabaté


Ce qui en ressort principalement, c'est cette notion d'espoir. Un septuagénaire, veuf et sans ami (ou presque), s'offre une seconde jeunesse, conscient de la Mort qui se rapproche. De rencontres en mésaventures, le personnage évolue dans un monde sans barrière, empli de libertés et de jouissances diverses (sexe, drogues...). A certains moments, on penserait presque aux Valseuses, 38 ans après. Ceci étant, Daniel Prévost met de côté sa gouaille légendaire, pour laisser place à une interprétation beaucoup plus tendre et touchante qu'à l'accoutumée. L'homme nous avait déjà habitué à cette image dramatique par le biais de nombreux téléfilms (René Bousquet ou le grand arrangement, Monsieur Joseph...) mais aussi du fameux long métrage mis en scène par Eric Le Roch, Le soleil au-dessus des nuages, en 2001. Une jolie performance, confirmant le talent d'un artiste exemplaire.

 

Face à lui, Philippe Nahon, Bulle Ogier (toujours aussi remarquable), Hélène Vincent, Bruno Lochet ou bien encore Vincent Martin servent une histoire authentique, simple et humaine. Difficile d'y résister... Après Joann Sfar, Riad Sattouf et, à une toute autre époque, Gérard Lauzier, Pascal Rabaté confirme l'intérêt des dessinateurs pour le Septième Art. Et si l'avenir du cinéma français reposait (en partie) sur leurs innocentes épaules ?

 

Gilles BOTINEAU

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Le verdict des internautes

Total des votes : 97

Les notes des internautes

  •  
    Scénario
  •  
    Réalisation
  •  
    Acteurs
  •  
    Musique

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berlec 29/06/2011 à 11h14
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