La critique d'Excessif

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Affiche Les femmes de mes amis L'HISTOIRE : A l’instar des précédents métrages de l’auteur de Night and Day, Like You know it all mêle cinéma, échec personnel, vains espoirs et petites bassesses du quotidien. Ainsi, le natif de Séoul nous invite à suivre le très auteuriste Ku Kyung-nam dans ses tribulations de juré de Festival et de professionnel essuyant les plâtres d’une leçon de cinéma, entres autres incartades sentimentales. Faisant la part belle aux scènes d’ivrogneries, véritable catharsis aux conséquences aussi catastrophiques qu’inattendues, notre personnage expérimentera donc toutes les déceptions possibles, mettant au jour son aveuglement et ses errements de jeunesse. Vis-à-vis des femmes comme de ses amis.
Un film qui séduira les inconditionnels de l’humour si particulier du cinéaste

Alors que la Corée du Sud n’en finit plus de surprendre, Hong Sang-Soo, l’un de ses représentants les plus déroutants, présente  à la Quinzaine des Réalisateurs, Les femmes de mes amis, son dernier film. Truculent comme dans Turning Gate et porté aux mêmes récits de beuverie frisant l’incongru, le cinéaste nous convie ici à suivre un réalisateur étiqueté « auteur » en proie aux impasses de sa vie et aux affres de son irresponsabilité. Drôle et souvent ironique, cette presqu’auto-flagellation comblera assurément ses plus fervents amateurs.

 

 

Une histoire de double et de cinéma


A l’instar des précédents métrages de l’auteur de Night and Day, Les femmes de mes amis mêle cinéma, échec personnel, vains espoirs et petites bassesses du quotidien. Ainsi, le natif de Séoul nous invite à suivre le très auteuriste Ku Kyung-nam dans ses tribulations de juré de Festival et de professionnel essuyant les plâtres d’une leçon de cinéma, entres autres incartades sentimentales. Faisant la part belle aux scènes d’ivrogneries, véritable catharsis aux conséquences aussi catastrophiques qu’inattendues, notre personnage expérimentera donc toutes les déceptions possibles, mettant au jour son aveuglement et ses errements de jeunesse. Vis-à-vis des femmes comme de ses amis.

 

Dans un écho assez sympathique au Festival de Cannes qui l’accueille, Les femmes de mes amis développe donc les petites médiocrités et les grandes incapacités de son piètre protagoniste. En effet, égocentré et usant de sa vie comme source pour ses films, Ku s’impose comme un individu qui n’attire que les ennuis au point d’apparaître comme celui que l’on distingue pour ses films sans s’y intéresser plus que cela. Mettant en scène une sorte de double bouffon du cinéaste d’une manière bien différente de ce qu’ont pu faire Takeshi Kitano ou Woody Allen avant lui, l’auteur de Conte de cinéma fait ainsi montre de ce que l’on aime particulièrement chez lui, à savoir cette capacité à faire basculer dans l’absurde et le drame léger les situations les plus ordinaires. Si l’on ajoute à cela la crudité coutumière du filmage et le trait mordant qui croque le personnage de Ku, Les femmes de mes amis séduira les plus fervents inconditionnels de l’humour si particulier du cinéaste. Néanmoins, par sa longueur, le ténu de ses situations et sa relative austérité générale, les moins avertis devraient reculer devant ce film qui rappelle à chaque plan la pleine singularité de son auteur.

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