L'HISTOIRE : Le film narre l'histoire d'un Américain abandonné devant un ashram en Inde alors qu'il n'était qu'un enfant et qui a été élevé par des gourous. Il revient en Amérique dans l'espoir de trouver la gloire et la fortune dans un monde d'entraide et de spiritualité.
Le gourou Pytka est le deuxième gourou le plus connu et reconnu du monde. Né aux Etats-Unis mais ayant grandi dans un ashram, il a appris nombre de secrets de son illustre maître et les enseigne aujourd'hui dans son pays d'origine, faisant des stars people sa clientèle. Il reçoit un jour une offre plutôt inhabituelle puisque, pour deux millions de dollars, la patronne d'un club de hockey sur glace lui demande de rabibocher son joueur vedette avec son ex, partie avec le goal québécois d'une équipe adverse. La Stanley Cup est en effet bientôt terminée et il faut absolument que le meneur ait l'esprit clair pour mener son équipe à la victoire. A charge pour le gourou de remettre de l'ordre dans tout cela, prodiguant conseils et exercices pratiques sans jamais se départir de sa bonne humeur et son entrain, surtout qu'une réussite lui ouvrirait les portes de l'émission d'Oprah. Et, peut-être, le coeur de la belle Jane Bullard. Même si avant cela il lui faudra remplir une dernière condition pour devenir un véritable gourou...
Comme tous les derniers films de Mike Myers, Love Gourou repose cependant en en grande partie sur son acteur-vedette (le fait le plus révélateur de cela étant qu'il va jusqu'à y jouer parfois plusieurs rôles) et, de ce côté-ci, nous devons reconnaître qu'il s'en sort toujours aussi bien. Parce que l'acteur est quand même un sacré showman, il arrive malgré tout à nous faire rire avec ce personnage aux habitudes étranges et au look des plus décalés, inspiré par le gourou qui accompagna les Beatles durant un temps. Un personnage dont le ton didactique correspond vraiment bien à l'humour "poseur" de Myers, qui aime toujours autant s'adresser directement à la caméra et le fait par exemple ici très bien pour vendre ses livres aux titres hilarants. Des vérités à l'éloquence toute absurde. Et puisqu'un film ne peut non plus s'en tenir qu'à un seul comédien, le gourou de l'amour est entouré d'un casting allant du décevant Romany Malco (bien plus en verve dans Weeds) aux égaux à eux-mêmes (Jessica Alba -toujours un plaisir- et Verne Troyer), en passant par une petite surprise. Justin Timberlake, sur lequel nous pouvions avoir quelques réserves, mais qui assure vraiment dans le rôle du hockeyeur québécois bien taré, assumant avec aisance et humour une transformation physique étonnante, rappelant celle du toujours inédit Southland Tales. Et arrivant presque à voler la vedette au gourou lors de ses scènes, ce qui n'est pas rien !
Love Gourou est donc une comédie inoffensive de par son manque d'enjeux et d'originalité et, par conséquent, se montre relativement moyenne, sachant que l'on parle quand même du grand retour de Mike Myers qui se fait ici en demi-teinte. Mais bon, si le film souffre bien d'une des constantes constatées chez l'acteur (son humour qui peut avoir une tendance à lasser, malgré toute la sympathie que l'on a pour lui), nous nous souviendrons d'une autre des vérités inaliénables de sa carrière : ses numéros 2 surpassent toujours les originaux, les 3 reperdant en éclat. Alors, et malgré ce qui a pu être dit au début de ce texte, espérons que l'acteur a suffisamment adoré ce rôle -ce qu'il prétend en interview- pour pousser à lui offrir une suite. Histoire de voir si la loi des séries dirige bien la carrière de l'humoriste et, si oui, d'avoir enfin un film à la hauteur du gourou Pytka.
































C'est un film de et avec Mike Myers (méga star de la comédie décomplexée depuis les licences Wayne's World et Austin Powers), accompagné de la superbe Jessica Alba. Soit, plusieurs bonnes raisons ...