L'HISTOIRE : Afin de quitter l'île de Madagascar, les quatre new-yorkais mettent au point un plan si cinglé que cela pourrait effectivement fonctionner : les pingouins ont réparé -façon de parler- un vieil avion et, à l'aide d'un moyen de propulsion aussi ancestrale qu'efficace, les voici s'embarquant pour les cieux, direction l'Amérique. Mais la route est longue jusque là-bas et leur coucou de fortune a tôt fait de s'écraser dans l'endroit le plus sauvage qui puisse être, la savane africaine. Rencontrant leurs semblables pour la première fois, les quatre amis en découvrent par là-même leurs origines, leur famille. Mais alors que tout semble parfaitement idyllique, une question s'impose à eux : cela vaut-il vraiment leur place au zoo de Central Park ?
MADAGASCAR 2
Madagascar 2, en tant que blockbuster de l'animation et numéro deux, s'attache à offrir un spectacle encore plus énorme que son prédécesseur, se calant sur un rythme de folie. Après une introduction qui revient sur les origines du lion Axel, définitivement au centre du film, et un bref résumé des événements du premier film, nous sommes ainsi plongés droit dans l'action au rythme du toujours entraînant I like to move it, retrouvant nos héros qui s'apprêtent à monter dans l'avion de fortune pour rejoindre New-York et qui décollent presque aussitôt. Comme ça, sans plus de préparation. Et déjà les gags s'enchaînent à une cadence de folie, sans répit, la rapidité de l'action toujours relancée par un montage ultra-dynamique et une réalisation qui se permet quelques plans magnifiques. Comme par exemple ce travelling découvrant l'aire de décollage, d'une ampleur vraiment impressionnante et qui perdra très certainement beaucoup à être vu sur une télévision tant ce plan et quelques autres fourmillent de détails, de vie. Tout commence donc très bien et nous sommes comme happés par le film, entraînés par le rythme de ses images, de sa musique, sous le charme euphorisant qui émane de l'alchimie entre les quatre héros et toutes les bestioles hystériques qui les entourent. Vraiment efficace, cette première partie est un modèle de comédie et de rythme qui, cependant, ne pouvait durer sous peine d'overdose et de crise cardiaque.
Malgré cela, le film fonctionne car s'il ne peut se reposer totalement sur son scénario-puzzle, qui se reconstruit cependant in extremis et plutôt habilement durant le climax, il compte bien plus sur son humour pour remporter l'adhésion de petits et grands. Un plaisir plus expéditif que celui d'avoir l'impression de découvrir une grande oeuvre intemporelle mais qui, avouons-le, est d'une efficacité redoutable quand on est assis face au grand écran. A défaut d'avoir su rythmer plus adéquatement leur film, les scénaristes et autres gagmen ont ainsi parfaitement calibré leurs gags, aidés en cela par des doubleurs dont toute la verve comique ressort avec éclat (Ben Stiller et Chris Rock en tête, mais aussi Sacha Baron Cohen à qui sied vraiment bien ce personnage survolté de King Julian) et semble même "contaminer" à plusieurs reprises l'humour plus sage du premier film. Ceci avec quelques blagues bien bêtes et méchantes, purement jouissives dès lors qu'il s'agit de faire mal à une petite créature innocente ou bien à une grand-mère énervante, versant dans le grand n'importe quoi avec ces new-yorkais retournés à l'état sauvage ou bien avec la grève syndicale que rencontrent des pingouins plus dangereux que jamais.
Tant pis alors pour l'histoire qui n'atteint pas toutes ces visées, car Madagascar 2 vous fera passer malgré tout un excellent moment, joliment divertissant et réellement marrant. Surpassant sur ce point son prédécesseur, et de très loin, cette suite enfonce encore le clou au niveau technique en plongeant ses héros cartoonesques dans des environnements de toute beauté, quasi photo-réalistes. On dit bien sûr cela à chaque fois mais il est indéniable que des progrès ne cessent de se faire encore en la matière, nous offrant ici ces décors splendides de véracité (surtout ce qui touche aux effets spéciaux, à savoir tout ce qui est animé mais n'est pas "vivant" comme l'eau, les plantes,...) et dans lequel s'intègrent pourtant parfaitement les personnages. Encore cette idée que la forme, l'apparat, le contact direct avec le spectateur a été privilégié. Une vraie philosophie de blockbuster, oui, mais ce qui fait toute la différence c'est qu'il s'agit d'un blockbuster réussi. Plus qu'une chose à dire alors : "I liked to see it, see it - I liked to see it, see it - You'll like to - SEE IT !C'est le grand retour d'Alex, Marty, Melman, Gloria et tous leurs sympathiques compagnons de voyage. Embarquez à nouveau pour Madagascar, vous ne le regretterez pas ! Le deuxième bébé de la ...