La critique d'Excessif

3/5
marleyandme_vignok L'HISTOIRE :

Jeunes mariés, John et Jenny viennent de s'installer en Floride, où chacun a trouvé un emploi de journaliste dans des journaux concurrents. Alors que l'idée d'avoir leur premier enfant se profile, John offre un adorable chiot à sa femme, espérant retarder l'échéance... C'est ainsi que Marley entre en piste. En grandissant, l'animal se révèle aussi craquant que dévastateur et la maison devient son terrain de jeu. Le canapé, les livreurs, les poubelles, la dinde traditionnelle et même l'école de dressage ne lui résistent pas. Rien n'échappe à sa voracité, pas même le nouveau collier de Jenny... Au rythme des années et des catastrophes qu'il provoque, Marley voit Jenny et John vivre les hauts et les bas d'une vie de famille, d'une carrière, les changements de maison et surtout, les innombrables défis d'une famille qui s'agrandit... Pour John et Jenny, Marley est définitivement le pire chien du monde. Pourtant, cette tornade d'énergie poilue va leur enseigner la plus grande leçon de leur vie...

Du cinéma américain bien emballé et vraiment sympa.
Les comédies américaines s’enchaînent et se ressemblent... Puis débarque Marley, petit chiot en soldes et catastrophe naturelle à la fois venant bouleverser la vie d’un jeune couple fraîchement installé en Floride et bien décidé à nous témoigner une sacrée dose d’amour. Car ce chien, mine de rien, que vous le souhaitiez ou non, vous allez l’adorer ! Et pour ceux qui connaissent ou ont connu la relation chien-maître, le film peut être carrément bouleversant. Mené avec légereté et vigueur, Marley et Moi s’avère être une comédie classique mais éminemment sympathique durant laquelle le spectateur ne se sent jamais lésé... Quand le film veut être drôle, c’est tordant et quand il veut nous émouvoir, c’est jusqu’aux larmes. En un mot comme en cent, une réussite.

 

 

 

Nous n’attendions pas grand chose de Marley et Moi... Le Diable s’habille en Prada, précédente réalisation de David Frankel, nous avait laissés sur une note sans grande saveur. Cette comédie hyper calibrée, dont le ryhtme n’était soutenu que par une bande-originale sirupeuse et dans l’air du temps, ne tenait que pour la prestation royale de Meryl Streep... La mise en scène, coupable de faire dans la neutralité face au monstre interpreté par Streep, ne déployait aucune inventivité ! Difficile, dans ces conditions, d’imaginer qu’un film sur un chien réalisé par Mr Prada allait nous émouvoir à ce point ! Et pourtant, il faut se l’avouer, et tous les journalistes présents à la projection presse ne pourront vous dire le contraire : Marley et Moi fera couler de grosses larmes sur vos joues. Et vous allez vous en vouloir de vous mettre dans des états pareils pour un labrador... Mais dites-vous que vous ne serez pas le seul ! Car le film, somme toute assez classique dans sa forme, parvient subtilement à nous faire pénétrer l’intimité de ce couple et dans ce sens, n’a jamais besoin d’étaler de grandes scènes pleines de bons sentiments pour nous faire comprendre que ce foyer déborde d’amour.

 

 

 

Quand ils ne sont que tous les deux, Jennifer Aniston et Owen Wilson réussissent à créer une vraie relation de couple, saine et emportée par la volupté de la jeunesse. Et de la façon la plus intelligente qui soit, le scénario ne s’embarque jamais sur les mauvaises pistes des reglements de comptes entre époux. Ainsi, lorsque le récit commence à s’intensifier, la tendance est plutôt à minimiser les crises. Et ce chien, une tempète à lui tout seul, débarque dans ce couple comme un cheveu sur la soupe où plutôt comme un tronc d’arbre dans une tasse et va dérégler une existence qui aurait pu sombrer dans une petite routine que les deux amoureux souhaitaient éviter à tout prix.

 

Le film, s’il raconte effectivement la vie de ce chien dans cette famille, est avant tout un excellent portrait de la vie à deux (puis trois, quatre, cinq...) constamment concentré sur les difficultés à entretenir l’amour entre deux êtres. Mais les nombreuses péripéties, les grossesses malvenues de Jennifer Aniston, les changements de boulot d’Owen Wilson, l’absence de discours moralisateur au sein de ce joyeux bordel créent une sorte d’émulation et une énergie communicative assez nouvelles pour nous tenir en haleine pendant plus d’1h30. Puis il y a Marley, véritable peluche hyper-active qui suit les aventures de ce couple avec un regard amoureux et une distance parfois déroutante. Quelques petites scènes, parfaitement bien écrites, viennent entretenir toute la sympathie qu’on éprouve pour cet animal très banal (le film a la bonne idée de ne jamais le montrer comme un chien extraordinaire) et notamment au détour d’une séquence où Marley attend patiemment l’arrivée du premier bébé d’Aniston, le film nous lie irrémédiablement à ce diable sur quatre pattes dont la gentillesse n’a d’égale que son dynamisme. Bref, on se laisse complètement prendre par le film et ce, sans aucune gêne... Car lorsque c’est fait avec autant de sincérité, dans un bastringue auquel on aimerait participer, difficile de se contenir.

 

 

 

Marley et Moi remplit donc intégralement son contrat et derrière la comédie classique américaine se cache néanmoins une image beaucoup plus légère, décomplexée et libérée du couple et de la famille. Pas de prêchi-prêcha, ni de morale nauséabonde ou de discours à l’eau de rose sur l’amour, les sentiments sont ici vrais, délicats, bêtes... bref, naturels. Et devant tant de simplicité et d’innocence, devant ce chien au regard poignant, le spectateur est désarmé. Et franchement, on veut bien se délester encore un peu de nos cuirasses...



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Le verdict des internautes

Total des votes : 21

Les notes des internautes

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    Scénario
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    Réalisation
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    Acteurs
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    Musique

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