L'HISTOIRE : La vie au quotidien, avec ses petites joies et ses petites peines, ses incidents et ses déboires, de la famille Yamada, une famille typique japonaise. Un film qui défie les genres et les habitudes du cinéma d'animation, doté d'un graphisme surprenant.
Composé de divers sketches de durées plus où moins longues, Mes Voisins Les Yamadas nous dresse un portrait satirique de la société japonaise à travers les aventures (et mésaventures) quotidiennes de Takashi et Matsuko (Mr et Mme Yamada), Shige (la doyenne, mère de Matsuko), leur collégien de fils Noboru, ainsi que leur fillette Nonoko , sans oublier leur chien Pochi.
La réussite du film vient en partie du fait que justement les différentes tranches de vies ne soient pas de durées égales. Car il est vrai que si Takahata avait tout simplement mis à la chaine une série de courtes scénettes directement tirés des bandes déssinées ''4 cases'' dont il s'inspire, le film serait vite devenu répétitif et ennuyeux.
Le film est heureusement illustré par des scènes d'une poésie visuelle tout à fait réjouissante (le mariage et la naissance des enfants) alternant avec des moments d'une drôlerie tout aussi savoureuse (Les Yamada se disputant la télécommande, la scène du tango, le phantasme du justicier etc...).
Chaque personnage a ainsi droit à une partie du film qui lui est consacrée, signalée par de petits interludes au cours du film (''La vie conjuguale à la Yamada'', ''le dialogue père-fils'', ''l'âge ingrât''...). La plupart des sketches se termine également par des poèmes aiku correspondants parfaitement aux différents aspects de la vie évoqués dans les histoires.
Mais ce n'est pas pour autant que Mes Voisins Les Yamadas est une oeuvre financièrement modeste. Loin de là même (il a couté plus cher que Mononoke!). Entièrement faits à la main par une bande d'acharnés, les dessins ont étés numérisés puis animés entièrement par ordinateur. Et contre toute attente, la fluidité de l'animation est tout à fait saisissante. Ce qui en fait un film aussi interessant sur le fond que sur la forme.
Il s'agit du Zone 2 japonais sorti il y quelques mois déjà qui présente l'étrange (mais agréable) particularité de posséder des sous-titres français en plus des sous-titres anglais et japonais.D'une ...