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Mister Showman

La critique d'Excessif

1/5
mistershowman_defok135 L'HISTOIRE :

Alors qu'il vient de quitter son école de droit de Los Angeles, Troy Gable est indécis quant à la suite de son parcours professionnel. Il fait la rencontre d'un prestidigitateur et mentaliste, Buck Howard, dont la carrière est sur le déclin. Ce dernier se produit dans des salles à moitié vide dans de petites villes des Etats-Unis... Bien que sceptique concernant les dons de Buck, Troy est convaincu que le suivre sur les routes pendant sa tournée sera un changement excitant dans sa vie trop ordinaire...

Le scénario est simple et l’on pourrait assister à une grande leçon de vie si seulement on arrivait à croire ne serait-ce qu'un instant aux personnages.

Pour son troisième long-métrage de fiction, Sean McGinly vise la comédie à morale américaine sur fond de questionnement existentiel. Pour cela, il met en scène un panel d’acteur dont la concordance des rôles peine à remplir son office comique.

Tous les ingrédients sont là pour un bon petit gueuleton cinématographique. Mais où est passé l’élément miracle pour lequel on conseillerait l’adresse à des amis ? Le film se veut moralisateur dès les premières images. Troy Gable a tout pour réussir, un papa qui paye les factures, une carrière tracée depuis son enfance, mais il va remettre en question le sens de sa vie. « Et si j’essayais de faire ce que j’aime vraiment ? ». Plaquant tout, école et conseil parental, il se retrouve confronté à la réalité de la vraie vie. Les dépenses, la nourriture, le loyer et des manuscrits encore loin d’êtres publiés, font qu’il va devoir trouver un vrai travail. Parce que le Troy Gable, joué par Colin Hanks, a la passion d’écrire. Il veut en vivre, mais ce n’est pas aussi facile qu’il le croit. Alors il va trouver un emploi en tant qu’assistant du « grand » Buck Howard, magicien et surtout mentaliste sur la paille.

Avec Mister Showman, on retrouve le schéma classique d’un jeune type, un peu paumé, qui cherche à comprendre s’il peut vivre de sa passion à travers l’expérience d’un homme qui a cru à ses rêves toute sa vie durant. Le scénario est simple et l’on pourrait assister à une grande leçon de vie si seulement on arrivait à croire ne serait-ce qu’un instant aux personnages. Outre le fait d’attendre Malkovitch dans un rôle burlesque comme on aime à le voir, l’histoire ne prend pas. On vise le cliché facile : un jeune, un vieux et une morale qui nous dit dans notre tête que tout est possible si on y croit profondément. Le scénario n’est novateur à aucun moment. Le film, parfois touché par des longueurs, voit son ventre mou comblé par l’arrivée d’un nouveau personnage, Emily, auquel on n’attache aucune affection de par sa banalité. Sa romance avec Troy sert d’échappatoire au réalisateur pour offrir un happy end plutôt terne où le dénouement est convenu depuis le début.

La banalité du film est sans compter la voix-off utilisée tout au long de l’histoire qui enlève certainement à Sean McGinly le poids d’explications narratives trop compliquées. Tout dans le film n’est que facilités déconcertantes. Du scénario aux personnages, en passant par la réalisation. Même l’apparition de Tom Hanks dans le rôle du père de Troy n’apporte pas ce petit plus qui différencierait Mister Showman d’un autre film du même style. Seul John Malkovitch apporte la fantaisie attendue mais dans un rôle bien en dessous de la mesure de son talent.

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