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Mon Beau-pere, Mes Parents Et Moi

La critique d'Excessif

0/5
monbeaupereparmoiz2 L'HISTOIRE :
Mon Beau-père et moi, film plus qu'honnête et franchement jubilatoire que nous avait servi Jay Roach, se trouvait en bonne place dans le tourbillon des comédies du même genre grâce à une utilisation habile de la puissance comique du duo Ben Stiller / Robert De Niro. Du coup, sans atteindre des sphères humoristiques exceptionnelles, le long-métrage proposait un vrai petit moment de détente. Les principales craintes d'une suite déclinant finalement les mêmes problèmes que ceux du premier opus, à savoir les rapports parfois difficiles avec la belle-famille, résidaient justement dans cette absence d'originalité. Jay Roach n'avait-il pas fait le tour ? Force est de constater que ce genre de sujet, vécu par bon nombre de couples, semble inépuisable, puisque le réalisateur parvient de nouveau à faire frémir nos zygomatiques.

MON BEAU-PERE, MES PARENTS ET MOI
Un film de Jay Roach
Avec Ben Stiller, Robert De Niro, Dustin Hoffman, Barbra Streisand, Teri Polo, Blyth Danner
Durée : 1h56
Sortie : 16 Février 2005


Robert de Niro dans MON BEAU PERE, MES PARENTS ET MOI

Greg Focker est un brave infirmier qui accumule les déboires, les maladresses et les faux-pas. Soucieux de plaire à tout le monde et de faire oublier son nom grotesque, sa première entrevue avec ses futurs beaux-parents Jack et Dina Byrnes fut un concentré exemplaire de tout ce qu'il ne faut pas faire dans de telles circonstances. Entre-temps, les choses se sont arrangées, et Greg a même réussi à amadouer le terrifiant Jack et à intégrer son cercle de confiance. Pam et lui peuvent donc envisager le mariage, mais il reste à organiser une réunion entre les Byrnes et les Focker. Un paisible week-end en Floride dans la propriété de Bernie et Roz Focker permettra enfin aux deux familles de lier connaissance. Un ultime examen de passage, qui ne devrait pas poser de problème...


Robert de Niro et Dustin Hoffman dans MON BEAU PERE, MES PARENTS ET MOI

Ah, la belle famille ! Depuis la nuit des temps, cette entité étrange et crainte par les gendres (ou belles-filles) du monde entier, suscite ragots, plaisanteries cyniques et moqueries en tout genre. Quoi en effet de plus terrifiant et difficile que de se faire accepter par la famille du conjoint ? Quel supplice plus inhumain ? Quelle torture peut-elle surpasser en cruauté ce calvaire ? La réponse, sibylline, méchamment évidente, siffle telle une flèche empoisonnée et apparaît clairement avec Mon beau-père, mes parents et moi… Sa propre famille, évidemment ! Surtout lorsque celle-ci rencontre la belle-famille en question. Partant de ce pitch, gros comme une maison certes, mais potentiellement efficace, Jay Roach pose d'entrée son film sans aucune autre prétention que celle d'amuser le plus grand nombre de spectateurs. Et, encore une fois, ça marche, car le réalisateur dispose premièrement d'un savoir-faire comique évident, deuxièmement d'acteurs talentueux qui s'impliquent pour certains avec une conviction de tous les instants. Barbra Streisand en tête, qui se lâche complètement.


Dustin Hoffman et Ben Stiller dans MON BEAU PERE, MES PARENTS ET MOI

Mais commençons par le commencement. D'entrée, Jay Roach se moque clairement de certaines conventions du genre, en ne plaçant pas les gags là où ils se trouvent à l'accoutumée. En ne montrant pas avec tous les artifices habituellement servis une scène d'accouchement tout d'abord, puis surtout avec une succession d'évènements pour le moins étranges qui arrivent au couple (mais pas question d'en dévoiler la teneur, vous verrez c'est surprenant et vraiment drôle). Ainsi le film débute en prenant tout le monde à contre-pied, comme pour affirmer sa différence, ce qui semble d'autant plus intéressant qu'il s'agit d'une suite.




Mais très vite, dès que le couple se trouve en présence des parents Byrnes (De Niro et Blythe Danner), l'originalité laisse place aux ficelles du premier opus, qui jouait presque exclusivement sur les relations difficiles entre Greg (Ben Stiller) et beau-papa Jack (Robert De Niro). Sauf que mise à part la famille de Greg, qui va ajouter son excentricité à des situations déjà salées, Jay Roach a la bonne idée d'affubler à tout ce beau monde un bébé (le fils de la deuxième fille des Byrnes). Plus de personnages = plus d'interconnections possibles, plus de quiproquos et donc plus de situations comiques. D'autant que le chat de Jack, modèle de méchanceté dans le premier volet et qui ne s'est pas arrangé, se voit ici confronté au chien des Fockers. A ce sujet, inutile de préciser que le doux patronyme fera l'objet de nombreux calembours, parfois un peu lourds il faut le reconnaître.


Dustin Hoffman et Robert de Niro dans MON BEAU PERE, MES PARENTS ET MOI

Après une entrée en matière agréablement surprenante, Mon beau-père, mes parents et moi rentre donc dans un certain conformisme, ce qui n'enlève cependant rien à l'efficacité du comique des situations. Mentions spéciales au gamin et aux animaux domestiques, dont on se demande encore comment ils ont pu être aussi bien dirigés, tant ils campent réellement un rôle et ne semblent pas limités à leur condition - voir les grimaces et la gestuelle du mioche, le regard cynique du félin, ou l'attitude très "hot" du dog. Du reste, les vrais acteurs n'ont pas à rougir de leurs prestations. Ben Stiller, égal à lui-même, provoque le rire rien que par son faciès exprimant selon les cas le malaise, la naïveté, la surprise, le désappointement… On aime ou pas, mais dans le premier cas le résultat fait mouche. Il gagne cependant ici en sobriété, comme si il comprenait que le comique du film ne repose pas que sur lui et De Niro. Un Robert De Niro loin du pathétisme de certaines de ses dernières prestations, ici utilisant son talent pour développer un comique bien communicatif. Observer Vito Corleone déambuler avec une prothèse mammaire vaut le coup d'œil. Dustin Hoffman et surtout Barbra Streisand se mettent au diapason et le personnage de Blythe Danner gagne en assurance par rapport au premier film. Seule Teri Polo semble un peu (très) en retrait, l'actrice n'arrivant pas à étoffer un rôle qui il est vrai manque singulièrement d'épaisseur.


Dustin Hoffman dans MON BEAU PERE, MES PARENTS ET MOI


Ben Stiller et Barbara Streisand dans MON BEAU PERE, MES PARENTS ET MOI

Toutefois, la seule véritable anicroche ne vient pas de ce personnage moins travaillé que les autres, mais plutôt d'un réel essoufflement du film dans son dernier tiers, où les gags deviennent de plus en plus laborieux. Pour autant, cette dernière partie nettement moins enjouée et moins enlevée ne s'avère pas suffisante pour bouder notre plaisir. Si les suites sont légions au cinéma, les bonnes suites se comptent sur les doigts de la main. Mon beau-père, mes parents et moi s'inscrit parmi celles-ci, délivrant ce que nous étions venus chercher : un bon moment.

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Les notes des internautes

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    Scénario
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    Réalisation
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    Acteurs
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    Musique

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