Moscow, Belgium remplit son contrat. Le premier long-métrage de Christophe Van Rompaey, Grand Rail d’Or et Prix SACD à la 47ème semaine internationale de la critique, sortira dans les salles le 15 octobre 2008.
MOSCOW, BELGIUMUn film de Christophe Van Rompaey
Avec Barbara Sarafian, Jurgen Delnaet, Johan Heldenbergh
Durée : 1h42
Date de sortie : 19 Novembre 2008Délaissée par un mari en pleine crise de la quarantaine, Matty s'occupe seule de ses trois enfants. Incapable de croire qu'elle peut de nouveau tomber amoureuse, c'est au détour d'un accrochage avec un camionneur qu'elle rencontre Johnny. Entre une fille ainée rebelle, un petit garçon à moitié autiste, et un ex-mari de nouveau dans la course, Matty jongle avec une vie de famille en plein chantier.
Moscow, Belgium est d’abord un film bien écrit. Un scénario sans grosses prises de risques, servi par de bons dialogues et des personnages lumineux. Pas de révolution du cinéma dans ce film belge, les amateurs de Bullet Time et autres effets spéciaux devront se contenter de Matty (Barbara Sarafian) et Johnny (Jurgen Delnaet) les deux personnages principaux du film, et de Véra la fille aînée interprétée par la très prometteuse Anémone Valcke. Les acteurs et l’histoire tiennent donc le film de bout en bout et remplissent l’essentiel des attentes du spectateur.
Unis par le côté bancal de leur existence, ces personnages en quête d’amour évoluent en périphérie avec l’espoir de trouver chacun leur part du gâteau. Johnny et Wermer se disputant Matty, avec une certaine forme de courtoisie propre aux mâles dominants. Véra, adolescente rebelle et mignonne, contre l’autorité masculine, use de son mauvais caractère en toute liberté. La voir envoyer balader chaque membre de sa famille en toute impunité est un vrai plaisir et rappelle à chacun ce « bon vieux temps ».

Au rayon des regrets, l’apparition écrite des jours de la semaine à l’écran. Idée au départ simple, légère et sympa, elle devient simpliste et redondante à la fin. Ce petit cheveu sur la soupe est accompagné d’un léger manque d’ouverture visuel dans la dernière partie du film. Si l’on sait qu’une nouvelle histoire commence, on ne voit pas de réel changement à l’image. Un peu plus de créativité n’aurait rien enlevé à ce film charmant.
Moscow, Belgium vaut le détour. Pour tous ceux qui aiment sortir du cinéma de bonne humeur c’est le film à voir. Une sorte de comédie dramatique familiale où les maladresses avec la vie sont prétexte à de nouveaux espoirs. On attend bien entendu le prochain film de Christophe Van Rompaey avec impatience, avec, on l’espère, une petite étincelle supplémentaire pour passer de la catégorie des films juste réussis à la catégorie des petits trésors.
Raphaël Neira






