L'HISTOIRE : Lena fait partie du corps de balai. Nettoyeuse de surface dans l’aéroport d’Heathrow (Londres), elle s’est fait une copine, Birdie, qui est toujours prête à lui passer l’éponge ou la serpillère. Si bien que le soir où Lena rate son bus, elle accepte tout naturellement l’invitation de Birdie à loger chez elle. Enfin, chez maman et papa. Des gens… euh… originaux. Lena va découvrir leur passe-temps favori : enlever et torturer les gens. On lui saute sur le haricot, l’assomme et elle se réveille enchaînée à un lit. Dans la pièce à côté, une femme hurle de douleur. Mais, comme elle est la copine de Birdie, maman fait une faveur à Lena : elle peut faire partie de la famille. Si elle donne un coup de main, si elle s’intègre à leur organisation, où chacun à son rôle, elle ne déchaînera pas la colère du terrible papa !
Un vrai film d'horreur qui préfère s'amuser avec son sujet plutôt que d'en faire une thèse.

L'argument de Mum and dad est simple, le traitement aussi. Tourné avec un budget dérisoire (100 000£), ce premier long-métrage propose un portrait de famille dont les membres (une mère détraquée, une fille manipulatrice et un fils autiste), attrapés au vol par un père boucher, commettent l'innommable sur des oies blanches, prennent leur petit déjeuner en matant des pornos et se touchent comme des consanguins incestueux. Parmi les victimes, il y a Lena, héroïne socialement inexistante et proie idéale, qui a deux choix : céder à ses basses pulsions en acceptant de rejoindre cette famille ou être rattrapée par son humanité pour s’échapper de cet enfer.
