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My Own Love Song

La critique d'Excessif

4/5
Affiche My Own Love Song L'HISTOIRE : Jane, une ex-chanteuse devenue handicapée à la suite d’un accident, reçoit des nouvelles de son fils. En effet, Devon reprend contact avec sa mère car il souhaite l’inviter à sa communion. Malgré les craintes de Jane de retrouver son fils après des années et de faire face à son passé, son ami Joey arrive à la convaincre d’entreprendre ce périple à travers les Etats Unis. C’est au cours de ce voyage et des rencontres qu’ils feront sur la route que Jane composera sa plus belle chanson d’amour.
Renée Zellweger, au regard profond et saisissant d’intensité, crève l’écran

Après l'immense succès de La Môme, biopic classique mais réussi sur la vie d'Edith Piaf, Olivier Dahan s'entoure d'un casting quatre étoiles au service d'une comédie dramatique humaine et touchante. Renée Zellweger parvient à faire oublier une Bridget Jones qui lui collait quelque peu à la peau en incarnant Jane, une ancienne chanteuse devenue paraplégique à la suite d'un accident. La jeune femme vit seule en Louisiane et n'a pour unique compagnie que Joey (Forest Whitaker), un homme gentil mais un peu simplet, possédant également un lourd passif. Sous traitement psychiatrique, Joey croit voir des anges et des fantômes. Souhaitant se rendre à la conférence d'un écrivain mystique, il parvient à convaincre Jane de venir avec lui, espérant secrètement qu'elle accepte de rencontrer son fils, placé en famille d'accueil depuis l'accident qui a coûté la mobilité à sa mère. Les voilà partis dans un périple où rien ne se passera comme prévu, où ces deux êtres blessés vont réapprendre la vie...

 

My Own Love Song de Olivier Dahan

 
Bercé par de subtils accords de guitare composés par Bob Dylan, ce road-movie doux-amer offre des moments touchants et parfois assez drôles, parfaitement captés par la mise en scène discrète et élégante d'Olivier Dahan. Celui-ci se permet même quelques étonnantes audaces formelles en filmant certaines scènes comme de véritables peintures impressionnistes. La photographie est à cet égard impeccable, souvent naturaliste et carrément onirique lorsque les séquences s'y prêtent. Dans le rôle peu évident de cette handicapée solitaire et parfois revêche, Renée Zelwegger, au regard profond et saisissant d'intensité, crève littéralement l'écran. Face à elle, Forrest Whitaker compose un mix intéressant entre les personnages de Forrest Gump et Rain Man. Un vrai rôle « à Oscars » donc, qui séduit malgré cela par sa justesse et sa crédibilité.
 
Au fil de leur périple, ces deux voyageurs de fortune rencontreront notamment Caldwell, un poor lonesome bluesman incarné par le grand Nick Nolte. Gueule burrinée, cheveux en broussaille et voix rocailleuse inimitable, celui-ci demeure une fois encore monstrueux de charisme. Les scènes dans lesquelles il apparaît comptent d'ailleurs parmi les meilleures d'un long-métrage rythmé par le blues, musique de l'âme par excellence.
Malgré quelques fautes de goût en fin de parcours (les incrustations d'anges numériques notamment) et une dernière scène manquant de finesse, on ressort conquis de ce My Own Love Song attachant de par son absence totale de cynisme. Cette jolie histoire aux personnages forts fait décidément du bien au moral.
 


Jérôme BEALES

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    My own love song : interview d'Olivier Dahan07 avril 2010 - 0 commentaires

    Après l'immense succès de La Môme, Olivier Dahan fait aujourd'hui son grand retour et nous présente My own love song. Rencontre avec un cinéaste d'exception.

Le verdict des internautes

Total des votes : 29

Les notes des internautes

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    Scénario
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    Réalisation
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    Acteurs
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    Musique

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jujulcactus 16/04/2010 à 18h17
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