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New York, I love you

La critique d'Excessif

3/5
Affiche du film New York, I Love You L'HISTOIRE :

New-York. NY. New-York City. The Big Apple.

Plus de huit millions d'habitants, cinq quartiers, des dizaines de communautés, et d'innombrables histoires à raconter. Qu'elles soient drôle, tristes, absurdes, tragiques, surprenantes ou simplement touchantes, ces rencontres qui peuplent la ville et naissent à chaque coin de rue sont autant de possibilités explorées par New-York, I love you.

Il se dégage une énergie positive et vivifiante de cette exploration amoureuse des rues new-yorkaise

Chacun a son opinion sur Paris, je t'aime. Certains diront que cet ensemble de courts-métrages réalisés par des noms venus de tous les horizons - Gus Van Sant, Vincenzo Natali, Denis Podalydès, Wes Craven, les frères Coen - rivalise de mièvrerie. D'autres, plus cléments, salueront les efforts visant à exploiter les différentes facettes du romantisme parisien avec légèreté et enthousiasme. Ce qui est certain, c'est qu'en plus d'attirer les talents, ce genre de projet permet à chacun de retrouver une part de lui-même, chaque brève histoire ayant le potentiel de toucher quelqu'un, quelque part, d'une manière particulière. Devant le succès de Paris, je t'aime, les producteurs se sont logiquement lancés dans une suite. Première étape du voyage : New-York, ville de tous les espoirs.

 

 

Amour, je t'aime
Cette déclaration d'amour à la ville américaine souffre des mêmes défauts que son homologue français. Là encore, l'enchaînement des histoires est tel qu'il est normal que le spectateur s'amuse à les comparer, chacune d'elles servant à mettre en valeur l'efficacité d'une autre ou à en appuyer la lourdeur. Mais là où les fondus au noir plombaient Paris en obligeant le spectateur à séparer chaque histoire pour mieux en pointer les défauts, New-York a rapidement été conçu comme un film à part entière. Par opposition à l'idée bancale de l'anthologie de courts-métrages, New-York I love you passe à la vitesse supérieure. Des aveux des producteurs, Shortcuts, Magnolia et Collision, où les destins de dizaines de personnages se croisent et s'entremêlent, ont servi de modèles. Et si le résultat est loin de la puissance d'un virtuose comme Robert Altman, New-York I love you peut se vanter d'une ambition nettement plus intéressante. Chaque personnage n'est plus condamné à errer quelques minutes à l'écran pour définitivement et brutalement disparaître, chaque réalisateur n'est pas contraint à faire ses preuves en quelques idées de mise en scène, et les portes ne se ferment pas irrémédiablement en fin de récit. En choisissant un onzième réalisateur chargé de réunir la totalité des segments, New-York s'apparente désormais à une gigantesque mosaïque humaine dédiée à l'amour et l'humour. A l'exception d'une histoire profondément tragique - en hommage à Anthony Minghella, qui en a écrit le scénario - il se dégage une énergie positive et vivifiante de cette exploration amoureuse des rues new-yorkaise. En sacrifiant l'excentricité visuelle et narrative de Paris, je t'aime - les vampires bleutés de Vincenzo Natali, la voix-off de Natalie Portman chez Tom Tykwer, la douce folie de Sylvain Chomet n'y auraient pas trouvé leur place - ce New-York se place comme une version moins bordélique d'un projet promis à un bel avenir.

 

New York, I Love You

 

Un segment pour chacun, chacun son segment
Si Paris avait attiré des personnalités mondialement reconnues devant et derrière la caméra - Isabel Coixet, les frères Coen, Elijah Wood, Natalie Portman, Gena Rowlands, Gérard Depardieu, Olivier Assayas, Maggie Gyllenhaal - New-York a choisi une direction légèrement différente. De Fatih Akin à Allen Hughes en passant par Yvan Attal, Mira Nair et Shekhar Kapur, les personnalités internationales à part semblent avoir été privilégiées, quitte à se détourner d'un public plus sensible aux noms qui brillent. Heureusement pour ceux-là, les comédiens se sont rués sur l'opportunité de participer à un projet rare - deux jours de tournage, sept jours de montage, une équipe commune à tous les segments, et aucune interruption entre chaque tournage - et le spectateur sera étonné de croiser les regards de Christina Ricci, Julie Christie, Hayden Christensen, Orlando Bloom, Shia LaBeouf, Ethan Hawke, Drea De Matteo, Bradley Cooper ou Andy Garcia. Passage éclair ou rôle d'importance, leur apparition témoigne en tout cas d'un attachement en adéquation avec la simple idée du film, comme le prouve le retour de Natalie Portman, actrice chez Mira Nair et réalisatrice dans Central Park.

 

Alors bien sûr, les habituels chocs ethniques, rencontres fortuites et quiproquos détonants sont monnaie courante à New-York comme à Paris. Et il est presque amusant de constater que là encore, deux segments ont été tournés pour ne pas être inclus dans le montage final - le premier cours-métrage de Scarlett Johansson, où Kevin Bacon erre en noir et blanc, et le segment d'Andrei Zvyagintsev avec Carla Gugino - tandis que la rencontre entre Robin Wright Penn et Chris Cooper fait étrangement penser à celle entre Bob Hoskins et Fanny Ardant. Les coups de cœur sont arbitraires - les sublimes battements de cœur des amants d'Allen Hughes, la drague maladroite d'Ethan Hawke et Maggie Q - mais une chose est sûre : si comme tous ces personnages, vous achetez votre place de cinéma à la recherche de la légèreté de l'amour et des surprises du hasard, New-York, I love you est spécialement pensé pour vous. En attendant le prochain arrêt, prévu à Shanghai...

 

Geoffrey CRETE

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Le verdict des internautes

Total des votes : 11

Les notes des internautes

  •  
    Scénario
  •  
    Réalisation
  •  
    Acteurs
  •  
    Musique

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jujulcactus 16/04/2010 à 18h22
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