Critique Panda Petit Panda

    La critique d'Excessif

    3/5
    L'HISTOIRE : Jusqu'alors quasi invisible dans l'hexagone, Panda petit panda revient sur le devant de la scène du Septième art dans une copie splendide à l'occasion des vacances de la Toussaint. Derrière ce film à destination des jeunes enfants, on retrouve l'illustre Hayao Miyazaki au scénario et à la réalisation Isao Takahata. Sorti en 1973, Panda petit panda contient en germe toute la poésie et la facétie visuelle de ses auteurs avec l'irruption fantastique d'un Panda géant doté de la parole dans le quotidien de la petite Mimiko. Au sein du Studio A Pro, Takahata et Miyazaki nous ont concocté deux moyens-métrages énergiques et rayonnants qui puisent autant chez Fifi Brindacier d'Astrid Lindgren que chez le conte Boucle d'or et les trois ours. Les aficionados du genre doivent avant tout considérer ce double programme comme une œuvre de jeunesse qui se destine au jeune public. Passée la naïveté générale, on plonge avec émotion et légèreté dans le monde merveilleux de Panda petit panda.

    PANDA PETIT PANDA
    Voix (vf ) : Camille Donla, Phillipe Catoire, Dorothée Pousseo, Pauline Brunner
    Durée : 1h15

    La petite orpheline Mimiko, habite dans la maison de sa grand-mère. Alors que cette dernière s'absente quelques jours pour assister aux obsèques de son défunt mari, un bébé panda et son papa, échappés du zoo voisin, pénètrent dans la maison... et s'y installent ! Tous trois deviennent rapidement les meilleurs amis du monde... même si le petit panda se révèle être un habitué des bêtises : il sème la panique à la cantine de l'école, manque de se noyer dans la rivière…

    À l’origine du projet, Miyazaki au sein du studio A Production cherche à porter sur grand écran l'œuvre d'Astrid Lindgren et y consacre plusieurs mois jusqu'au jour où lors d'un voyage en Europe, accompagné par le président du studio Fujioka Yataka, ils essuient le refus catégorique de la romancière suédoise. Dépités, ils poursuivent chacun leurs travaux d'appoint télévisés. Cependant, en 1972, les relations diplomatiques entre la Chine et le Japon se rétablissent et pour symboliser cela, la Chine offre au Japon deux pandas, des animaux jusqu'alors quasi inconnus de la population de l'archipel. Recueillis et présentés en fanfare au zoo d'Ueno, à Tôkyô, les deux pandas deviennent un véritable phénomène de mode. Takahata, Miyazaki et Fujioka sont à nouveau sollicités au sein d'A Pro pour mettre en chantier dans l'urgence deux moyens-métrages Panda petit panda (seulement 5 mois et demi). Au même moment, chez les concurrents de la Tôei, Yugo Serikawa s'occupe de Les Aventures de Panda afin de surfer sur la panda mania de l'époque.

    Les deux films réunis sous la bannière Panda petit panda nous dépeignent les aventures de Mimiko, une fillette qui vit seule en l'absence de la grand-mère. Autonome et d'une impertinente maturité pour son âge, elle respire la joie de vivre. L'irruption du panda géant et de son petit va bouleverser son quotidien. Un lien très fort va les unir au point que l'enfant surnomme le gros panda "papa" et le jeune panda "petit frère". À sa manière, le film charrie une constellation d'éléments qui vont constituer la Voie lactée de l'œuvre de Hayao Myazaki. On peut relever en premier lieu la présence du personnage féminin débrouillard, comme héroïne et figure emblématique. En outre, il est de étonnant de voir dans les traits du gros panda les prémisses de Totoro, avec son large sourire, sa silhouette de gros nounours inoffensif et ses petites griffes en forme de doigts gris et rigides. Autre récurrence, la montée des eaux présente dans Le château de Cagliostro (1979) et dernièrement dans le sublime Ponyo sur la falaise. D'un autre côté, l'absence parentale est une thématique que partagent autant Takahata que Myazaki, revenant aux fondamentaux des livres de jeunesse avec l'isolement affectif et l'absence de figure maternelle. Cela permet d'intensifier la dimension dramatique du récit et de développer un aspect plus symbolique avec l'irruption d'êtres purement fantastiques dans un quotidien réaliste.

    Takahata et Myazaki ont œuvré de concert afin d'offrir au jeune public un univers riche, inventif et foisonnant. Malgré le poids du temps et l'aspect rudimentaire de l'animation, la magie reste intacte, traversant les décennies avec une incroyable fraîcheur. La présence de Tigry, un petit tigre dans le second film, enrichit l'univers d'un nouveau personnage rugissant et bondissant sur sa queue. Il rappelle fortement le personnage de Tigrou avec qui il partage aussi les couleurs et les rayures. Panda petit panda fait vibrer l'âme d'enfant naïf enfouie au plus profond de chacun de nous sans jamais être ni trop mièvre, ni trop simpliste.
    Jusqu'alors quasi invisible dans l'hexagone, Panda petit panda revient sur le devant de la scène du Septième art dans une copie splendide à l'occasion des vacances de la Toussaint. Derrière ce film à destination des jeunes enfants, on retrouve l'illustre Hayao Miyazaki au scénario et à la réalisation Isao Takahata. Sorti en 1973, Panda petit panda contient en germe toute la poésie et la facétie visuelle de ses auteurs avec l'irruption fantastique d'un Panda géant doté de la parole dans le quotidien de la petite Mimiko. Au sein du Studio A Pro, Takahata et Miyazaki nous ont concocté deux moyens-métrages énergiques et rayonnants qui puisent autant chez Fifi Brindacier d'Astrid Lindgren que chez le conte Boucle d'or et les trois ours. Les aficionados du genre doivent avant tout considérer ce double programme comme une œuvre de jeunesse qui se destine au jeune public. Passée la naïveté générale, on plonge avec émotion et légèreté dans le monde merveilleux de Panda petit panda.

    PANDA PETIT PANDA
    Voix (vf ) : Camille Donla, Phillipe Catoire, Dorothée Pousseo, Pauline Brunner
    Durée : 1h15

    La petite orpheline Mimiko, habite dans la maison de sa grand-mère. Alors que cette dernière s'absente quelques jours pour assister aux obsèques de son défunt mari, un bébé panda et son papa, échappés du zoo voisin, pénètrent dans la maison... et s'y installent ! Tous trois deviennent rapidement les meilleurs amis du monde... même si le petit panda se révèle être un habitué des bêtises : il sème la panique à la cantine de l'école, manque de se noyer dans la rivière…

    À l’origine du projet, Miyazaki au sein du studio A Production cherche à porter sur grand écran l'œuvre d'Astrid Lindgren et y consacre plusieurs mois jusqu'au jour où lors d'un voyage en Europe, accompagné par le président du studio Fujioka Yataka, ils essuient le refus catégorique de la romancière suédoise. Dépités, ils poursuivent chacun leurs travaux d'appoint télévisés. Cependant, en 1972, les relations diplomatiques entre la Chine et le Japon se rétablissent et pour symboliser cela, la Chine offre au Japon deux pandas, des animaux jusqu'alors quasi inconnus de la population de l'archipel. Recueillis et présentés en fanfare au zoo d'Ueno, à Tôkyô, les deux pandas deviennent un véritable phénomène de mode. Takahata, Miyazaki et Fujioka sont à nouveau sollicités au sein d'A Pro pour mettre en chantier dans l'urgence deux moyens-métrages Panda petit panda (seulement 5 mois et demi). Au même moment, chez les concurrents de la Tôei, Yugo Serikawa s'occupe de Les Aventures de Panda afin de surfer sur la panda mania de l'époque.

    Les deux films réunis sous la bannière Panda petit panda nous dépeignent les aventures de Mimiko, une fillette qui vit seule en l'absence de la grand-mère. Autonome et d'une impertinente maturité pour son âge, elle respire la joie de vivre. L'irruption du panda géant et de son petit va bouleverser son quotidien. Un lien très fort va les unir au point que l'enfant surnomme le gros panda "papa" et le jeune panda "petit frère". À sa manière, le film charrie une constellation d'éléments qui vont constituer la Voie lactée de l'œuvre de Hayao Myazaki. On peut relever en premier lieu la présence du personnage féminin débrouillard, comme héroïne et figure emblématique. En outre, il est de étonnant de voir dans les traits du gros panda les prémisses de Totoro, avec son large sourire, sa silhouette de gros nounours inoffensif et ses petites griffes en forme de doigts gris et rigides. Autre récurrence, la montée des eaux présente dans Le château de Cagliostro (1979) et dernièrement dans le sublime Ponyo sur la falaise. D'un autre côté, l'absence parentale est une thématique que partagent autant Takahata que Myazaki, revenant aux fondamentaux des livres de jeunesse avec l'isolement affectif et l'absence de figure maternelle. Cela permet d'intensifier la dimension dramatique du récit et de développer un aspect plus symbolique avec l'irruption d'êtres purement fantastiques dans un quotidien réaliste.

    Takahata et Myazaki ont œuvré de concert afin d'offrir au jeune public un univers riche, inventif et foisonnant. Malgré le poids du temps et l'aspect rudimentaire de l'animation, la magie reste intacte, traversant les décennies avec une incroyable fraîcheur. La présence de Tigry, un petit tigre dans le second film, enrichit l'univers d'un nouveau personnage rugissant et bondissant sur sa queue. Il rappelle fortement le personnage de Tigrou avec qui il partage aussi les couleurs et les rayures. Panda petit panda fait vibrer l'âme d'enfant naïf enfouie au plus profond de chacun de nous sans jamais être ni trop mièvre, ni trop simpliste.

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    555-Gwenael Tison 08/09/2009 à 02h07
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