L'HISTOIRE : L'histoire suit le parcours de deux hommes diamétralement opposés. Le premier, Georges Clou, habite au Parc, un ensemble de résidences luxueuses situé le long de la Côte d'Azur. Il est marié et père d'un jeune garçon. Il va au bureau chaque matin de la semaine, et le dimanche à l'Eglise. L'agitation sociale qui secoue actuellement le pays l'indiffère totalement. Le second, Paul Marteau, traîne une existence mélancolique et désoeuvrée, en raison de sa fortune personnelle et de son goût pronconcé pour la solitude. Il finit pourtant par s'installer au Parc, déchiré entre la sévérité du jugement qu'il porte sur le monde et son désir d'y appartenir. Clou y voit la possibilité d'une sincère amitié. De son côté, Marteau y trouve une nouvelle raison de vivre : détruire l'idéal de bonheur de l'homme occidental incarné par la famille Clou. Un choc !
Il y a des films dont il est souvent difficile de parler. Ils n'appartiennent à aucun genre précis et se classent définitivement à part. Le nouveau long métrage réalisé par Arnaud Des Pallières, Parc, est de ceux-là. Adaptée d'un roman de John Cheever, l'oeuvre se révèle être un véritable ovni cinématographique, portée par un casting remarquable et une mise en scène aussi riche que puissante.
L'histoire suit le parcours de deux hommes diamétralement opposés. Le premier, Georges Clou, habite au Parc, un ensemble de résidences luxueuses situé le long de la Côte d'Azur. Il est marié et père d'un jeune garçon. Il va au bureau chaque matin de la semaine, et le dimanche à l'Eglise. L'agitation sociale qui secoue actuellement le pays l'indiffère totalement. Le second, Paul Marteau, traîne une existence mélancolique et désoeuvrée, en raison de sa fortune personnelle et de son goût pronconcé pour la solitude. Il finit pourtant par s'installer au Parc, déchiré entre la sévérité du jugement qu'il porte sur le monde et son désir d'y appartenir. Clou y voit la possibilité d'une sincère amitié. De son côté, Marteau y trouve une nouvelle raison de vivre : détruire l'idéal de bonheur de l'homme occidental incarné par la famille Clou.
Après avoir dirigé le comédien Laurent Lucas dans son précédent long métrage intitulé Adieu, Arnaud Des Palllières fait aujourd'hui appel à l'un de ses précédents partenaires, notamment dans le film Harry, un ami qui vous veut du bien, le charismatique Sergi Lopez. Si l'acteur semble ici jouer un personnage empli d'humanité en apparence, il cache aussi en lui une part beaucoup plus sombre, voire inquiétante. Le cinéaste le filme de près, insistant ainsi sur son regard et les différents sons qui émanent de lui. De cette façon, il donne aux spectateurs le regard que pourrait avoir le fils à l'égard de son propre père, entre dégoût et colère de par cette monstruosité souvent insupportable. Parallèlement, Arnaud Des Pallières choisit de confronter à cette force de la nature un comédien au visage d'ange, souvent injustement boudé par bon nombre de cinéastes, le dénommé Jean-Marc Barr. Héros culte de notre enfance, après avoir participé au chef d'oeuvre signé Luc Besson, Le Grand Bleu, l'acteur trouve ici l'un de ses meilleurs rôles, en y apportant grâce, légèreté et cruauté avec un talent insoupçonné. Le face à face entre ces deux hommes fonctionne alors au plus haut point; chacun offrant au film une énergie et une prestance des plus remarquables. La confirmation d'illustres comédiens au sommet de leur art.
Face à eux, Nathalie Richard et le jeune Laurent Delbecque apportent une contribution tout aussi importante qui mérite d'être soulignée. Ils forment avec Sergi Lopez une étrange famille, parfois presque "bestiale", basée sur une simple impression de bonheur. La femme vit dans l'ombre de son mari, subvenant par exemple à ses besoins sexuels dès qu'il en a le désir, et l'enfant semble vivre dans un "autre monde", cachant en lui une extrême violence qui ne demande qu'à exploser (si ce n'est déjà fait). L'un comme l'autre communiquent peu, voire pas du tout, accentuant ainsi l'inquiétude ambiante. Parmi les autres comédiens du film, mais dans des rôles plus secondaires, nous citerons l'excellente Géraldine Chaplin, au charme et à la beauté inchangés, ou bien encore Jean-Pierre Kalfon, dont la silhouette entre magnifiquement dans cet univers des plus déjantés.
Outre cet excellent casting, le film se dote avant tout d'un style hors norme, souvent proche du cauchemar. Le réalisateur propose ainsi un montage décousu, mélangeant le passé, le présent et le futur autour d'une même intrigue. Il brouille les pistes pour mieux nous surprendre et nous offrir un final inattendu, véritablement grandiose. L'ensemble se révèle également d'une étonnante complexité en refusant d'entrer au sein d'un genre bien défini. Il s'inspire aussi bien du fantastique que de la comédie (le nom des personnages principaux, Clou et Marteau), en passant bien évidemment par le film noir, sans pour autant appuyer les effets au maximum. Il y va par petites touches et confronte ainsi une multitude d'idées sonores ou visuelles, esthétiques et recherchées, pour un résultat parfois proche de l'expérimentation, mais toujours réussi.
Arnaud Des Pallières signe un long métrage à la folie furieuse communicative. On en ressort bouleversé, surpris, et interrogatif. Le choc a été brutal mais on en redemande. Du grand cinéma, mais à ne pas mettre devant les yeux de tout un chacun. Oeuvre culte en devenir !
Cinéaste atypique au sein du cinéma français, Arnaud des Pallières signe aujourd'hui un tout nouveau long métrage, adapté d'un roman de John Cheever, Parc. L'oeuvre se révèle être un véritable ovni, ...