L'HISTOIRE : Rassemblés au 600ème étage de l'Empire State Building à New York, les douze dieux de l'Olympe sont bien présents dans notre monde d'aujourd'hui, et pour preuve, ils ont créé une nouvelle race de jeunes héros mythologiques : les demi-dieux, des êtres mi-dieux mi-humains.
Percy Jackson, 17 ans et le don de s'attirer des ennuis, est l'un d'entre eux. Fils de Poséidon, il est accusé à tort d'avoir volé la foudre divine de Zeus, l'arme la plus puissante de l'univers. Autant dire que pour la récupérer, l'Olympe est prête à se déchaîner sur lui comme jamais !
Afin de prouver son innocence et éviter une guerre dévastatrice entre les dieux, Percy se lance dans une odyssée à travers le continent à la recherche du véritable coupable. Dans son périple, rejoint par son ami Grover le satyre et Annabeth, la fille d'Athéna, il va devoir affronter une cohorte de monstres et de créatures en tout genre, bien décidés à l'arrêter. Mais la mission de Percy ne s'arrête pas là. Il devra également sauver sa mère des griffes du dieu des Enfers, Hadès...
Un film qui séduira essentiellement un public occasionnel peu exigeant
Après avoir initié la très lucrative saga Harry Potter, Chris Colombus adapte Percy Jackson, un bestseller en plusieurs tomes qui s'est écoulé à des millions d'exemplaires outre-Atlantique. L'univers de cette nouvelle franchise a l'originalité de puiser chez les grandes figures mythologiques de la Grèce Antique, le tout saupoudré d'une pointe de romance et d'un zeste de comédie. Sur le papier, cette production s'annonce comme un savoureux cocktail laissant supposer la présence à l'écran d'un bestiaire antique titillant l'inconscient collectif des spectateurs de tous âges. Et rien que l'idée d'avoir des combats entre les dieux et découvrir le mont Olympe ou la vision apocalyptique de l'Enfer rendait enthousiaste.
Hélas, ce premier opus laisse une impression de frustration tant les enjeux dramatiques manquent d'envergure. Avec un background aux pouvoirs évocateurs proprement jouissif, on se retrouve devant une production bien trop bon enfant, qui manque d'authenticité. L'univers cinématographique de Percy Jackson est à mi-chemin entre le teen movie fantastico-romantique tendance Twilight, l'esthétique aseptisée du Monde de Narnia et l'incontournable touch Harry Potter. On a l'impression troublante que les prises de risque, tant esthétiques que scénaristiques, ont été bridées au point que le film n'arrive que trop rarement à se détacher de ces modèles, ni transcender le matériau d'origine, faute à une approche du genre aseptisée et didactique.

Gwenael TISON
A l'occasion de la sortie de Percy Jackson le voleur de foudre en DVD et Blu-ray, nous vous proposons une interview de Logan Lerman.