L'HISTOIRE : Tout est normal sur la Planète 51. Le ciel est bleu, les habitants sont vert pomme et tout y est rond. Dans les salles de cinéma, "L'attaque de l'humain" fait un carton. Aux JT, les journalistes répètent en agitant leurs huit doigts que l'humain est un monstre extragalactique, une créature même pas verte qui rêve de les envahir. A part ça, tout est normal. Lorsque Chuck, un astronaute aussi futé qu'une huître, déboule de sa fusée pour planter le drapeau américain comme si toutes les caméras du système solaire étaient braquées sur lui, la Planète 51 bascule dans la terreur. Une invasion terrienne, tous aux abris ! L'armée débarque avec ses tanks (ronds), ses hélicos (absolument ronds), ses jeeps (définitivement rondes) pour capturer le monstre (nettement moins rond). Soupçonnant qu'il n'est pas aussi bienvenu que prévu, Chuck se carapate. Réfugié dans le planétarium du coin, il fait la connaissance de Lem. Un ado tout ce qu'il y a de charmant, avec des antennes jaunes, un régime de bananes mal coiffé sur le crâne. Et une sacrée dose de curiosité. Malgré toutes les mises en garde qu'il a reçues à propos des humains, Lem vient en aide à Chuck... Un film drôle et mature qui dispose d’un univers riche et attachant
Alors que l'on n'attendait pas grand-chose de Planète 51, cette humble production européenne en image de synthèse est une agréable surprise qui n'a pas à rougir de la comparaison avec les machines de guerre hollywoodiennes. Visant avant tout le grand public, le film est écrit par Joe Stillman, le scénariste de Shrek et signé par Jorge Blanco qui passe pour la première fois à la réalisation après avoir participé récemment au succès de la série du jeu vidéo Commando. Les producteurs cherchant visiblement à capitaliser sur la filiation possible avec Shrek, ils ont repris un character design et une colorimétrie sensiblement similaires au film de Dreamworks.
Humour S.F. révérenciel à gogo
Or, Planète 51 s'affranchit nettement de Shrek grâce à un humour qui joue sur l'imagerie véhiculée par le cinéma de science-fiction sans s'en moquer, ni la tourner en ridicule. De plus, le film ne tombe jamais dans la vulgarité, ni le graveleux. L'univers qui nous est dépeint puise dans les figures archétypales de l'âge d'or de la S. F. des années 1950 jusqu'à nos jours. Ainsi, on retrouve de jolis hommages à 2001 l'Odyssée de l'espace, L'Invasion des profanateurs de sépultures, Alien, Mars Attacks, E.T. et même Wall E. Loin d'accumuler les simples clins d'œil, Planète 51 propose une habile réflexion sur les constituantes intrinsèques au genre comme reflet des préoccupations de la société américaine.
Gwenael TISON
Nouvelle semaine en tête pour la production Disney La princesse et la grenouille qui attire près de 700.000 spectateurs et prive Valentine's Day de la gloire du sommet.