La critique d'Excessif

4/5
quantum_of_solace_affteaserok L'HISTOIRE : Daniel Craig est de retour pour une nouvelle mission au service de sa majesté. L'histoire du prochain James Bond se déroulera aussi bien en Autriche, qu'en Italie et en Amérique du Sud. Camille (Olga Kurylenko) guidera 007 vers Dominic Greene (Mathieu Almaric), membre d'une mystérieuse organisation et homme d'affaires impitoyable, visant à contrôler une bonne partie des ressources naturelles mondiales ...
Dans la veine de Casino Royale

La sortie d'un nouvel épisode consacré au célèbre agent secret James Bond constitue toujours un événement en soi, et celui mis en scène par Marc Forster ne déroge pas à la règle. 22ème volet de la saga, Quantum of Solace réussit à combler toutes nos attentes, prolongeant l'exploration d'une approche beaucoup plus sombre d'un héros torturé, à l'image de Casino Royale sorti il y a maintenant deux ans.

Casino Royale créa la surprise en 2006, renouvelant le mythe du célèbre agent au service secret de sa Majesté, grâce à la mise en scène efficace d'un Martin Campbell au meilleur de sa forme, et par le choix d'un interprète inédit en la personne de Daniel Craig alors inconnu aux yeux du grand public. Fort de son immense succès hautement mérité (plus de 162 millions de dollars au box-office américain, et trois millions de spectateurs en France), les producteurs décident de poursuivre sur leur lancée, quitte à perdre les anciens fans, mais prêts à en conquérir de nouveaux. Ne vous attendez donc pas à réentendre sa célèbre réplique de présentation (« Bond. James Bond »), ni même le thème musical, du moins lors des premières secondes du film. Cette nouvelle vision du personnage, totalement dépoussiéré, se veut ainsi plus moderne, souvent proche d'un Jason Bourne. Démarrant sur les chapeaux de roues avec une séquence d'ouverture d'ores et déjà culte, Quantum of Solace enchaîne les actes de bravoure avec force et intelligence. Les amateurs d'action seront ainsi largement rassasiés par une multitude de cascades et autres séquences incroyablement spectaculaires, à la fois soutenues et réalistes, sans cesse renouvelées. L'agent secret règle ainsi ses comptes aussi bien dans les airs que sur terre, tout en s'offrant le luxe, au détour d'une scène, de sauver sa nouvelle « dulcinée » lors d'une impayable poursuite en mer. Là où les anciens opus cachaient le vide souvent sidéral de leur scénario par de telles séquences (voire d'innombrables gadgets farfelus), ici, aucune n'apparaît gratuite et permet d'avancer progressivement au sein d'une intrigue de plus en plus tendue.

En outre, et pour notre plus grand plaisir, cela n'empêche pas le brillant Marc Forster, réalisateur du film Neverland ou bien encore Les Cerfs-Volants de Kaboul, de poser sa marque de fabrique, à l'instar de Martin Campbell, et de nous proposer l'un des épisodes les plus personnels de la saga. Le cinéaste ose en effet une mise en scène véritablement originale dans une aussi grande production populaire, et remet notamment au goût du jour le procédé de montage alterné, pour une plus grande efficacité mais également une remarquable esthétique.


Depuis Sean Connery, aucun acteur n'avait réussi à s'imprégner du personnage avec tant de justesse. Pourtant, loin de nous l'idée de dénigrer les performances de Roger Moore ou bien encore de Pierce Brosnan (nous oublions volontairement celles de George Lazenby et de Timothy Dalton). Mais ici, Daniel Craig s'impose littéralement tout au long du film grâce à un charisme des plus impressionnants, aussi bien dans la psychologie que dans l'action, et nous offre une prestation encore supérieure à celle de Casino Royale. Beaucoup plus dur et tourmenté, le personnage se révèle d'une rare violence, creusant ainsi ses origines et justifiant certains traits essentiels de son caractère. A ses côtés, Olga Kurylenko joue les James Bond Girl de service, mélangeant, avec beaucoup de talent, charme et émotion, sans pour autant éviter les clichés. Son personnage ne se révèle donc pas toujours à la hauteur du célèbre agent, mais elle forme avec le héros un duo extrêmement efficace, bien loin de servir uniquement de faire-valoir. Face à eux, le frenchy Mathieu Almaric impressionne d'un simple regard, entrant ainsi dans la famille des méchants les plus inoubliables de la saga.
Quant à Judi Dench, elle poursuit son exploration de l'énigmatique mais incontournable M, personnage désormais de plus en plus important au sein des nouveaux films, de par son étroite relation entretenue avec 007. Sur le même principe, nous retrouvons avec grand plaisir l'admirable comédien Giancarlo Giannini prêtant une fois de plus ses traits à Mathis, et aussi Jesper Christensen dans le rôle de Mr White, lors de participations certes beaucoup trop courtes mais incroyablement efficaces. Rarement un casting bondien n'aura donc été aussi juste, chaque acteur se trouvant parfaitement à sa place au service d'un personnage essentiel.


Nous reprocherons peut-être au long métrage un final beaucoup trop expéditif, et une chanson-titre ratée, ne collant ni à l'esprit « James Bond », ni même à celui du film. Le renouvellement atteint donc parfois ses limites. Fort heureusement, cela représente bien peu pour bouder notre plaisir, celui de voir le héros de notre jeunesse dans une oeuvre enfin digne de ce nom. Ainsi, ses prochaines aventures sur grand écran s'annoncent d'ores et déjà sous les meilleurs auspices...

Gilles Botineau

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Le verdict des internautes

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Les notes des internautes

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    Scénario
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    Réalisation
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    Acteurs
  •  
    Musique

Les meilleures critiques

hugo05 02/01/2010 à 10h45
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