L'HISTOIRE : Les autorités viennent de perdre le contact avec les occupants de l'immeuble mis en quarantaine. Personne ne sait vraiment ce qui se passe à l'intérieur. Dehors, le chaos règne...
La brigade d'intervention spéciale, équipée de plusieurs caméras et envoyée sur place pour
analyser la situation, va devoir affronter une menace bien réelle...
Une suite un peu décevante.
Inutile de trop en dire sur l’intrigue : elle a été conçue de telle façon que personne ne se doute de sa progression. Dernière production Filmax assurant que le "cinéma" se prononce désormais "jeu vidéo", Rec 2, de Jaume Balaguero et Paco Plaza, est présenté en avant-première au festival de Sitges.
Les quinze dernières minutes de Darkness, de Jaume Balaguero, ont souvent été comparées à ce qu’aurait dû être l’adaptation de Silent Hill au cinéma. Involontairement ou non, elles annonçaient que l’industrie du jeu, en tant que secteur de divertissement, pouvait écraser celui de l’audiovisuel. Dans Rec, Balaguero proposait avec son ami Paco Plaza une représentation contemporaine de l’horreur YouTube (l’emploi de la caméra subjective, initiée par les Mondo Cane et Deodato, dépoussiérée la même année par Romero avec Diary of the dead) avec des restes du jeu Resident Evil. Le but consistait à faire très peur en exploitant le pouvoir des images instantanées et la captation d’un événement extraordinaire dans un contexte ordinaire. Aussi substantiel qu’un tour de train-fantôme, ce petit film est devenu un phénomène de mode, provoquant dans la foulée un remake américain. Conscients qu’ils étaient attendus au tournant avec cette suite, qu’ils ne pourraient pas récréer un effet de surprise et qu’il fallait un nouveau succès pour Filmax, Plaza & Balaguero avaient promis de ne pas tomber dans la redite mercantile. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on perçoit leurs efforts pour proposer une alternative même s’ils n’échappent pas aux pièges. D’emblée, ils repartent sur les bases du premier Rec en démarrant le récit immédiatement après la conclusion brutale. Ensuite, ils travaillent la déréalisation de la violence en organisant des images effrayantes amplifiées ou désamorcées par l’humour, avec des idées et des notions ludiques. Enfin, on retrouve la noirceur inhérente au cinéma de Balaguero : tous ses films, sauf Fragile, se terminent très mal ; et Rec 2 ne fait pas exception à la règle.
Juste avant la 9ème édition du NIFFF (Neuchatel International Fantastic Film Festival) qui se déroulera du 30 juin au 5 juillet 2009, un petit bilan sur les productions horrifiques, fantastiques et ...