L'HISTOIRE : Stéphanie Plum ne manque ni de fierté ni d'aplomb, même si elle vient de se faire virer et qu'un créancier vient lui prendre sa voiture. Fauchée, elle parvient à convaincre son cousin, un type plutôt louche, de l'engager dans son agence de cautionnement... comme chasseuse de primes ! Stéphanie n'y connaît rien, ce qui ne l'empêche pas de se lancer aux trousses de Joe Morelli, un ancien flic suspecté de meurtre qui avait eu en plus le mauvais goût de la séduire avant de la plaquer lorsqu'elle était au lycée... Entre l'envie d'empocher la prime et un léger parfum de revanche, Stéphanie est remontée à bloc.
Pourtant, même si le très expérimenté Ranger lui enseigne quelques trucs, sa mission va vite s'avérer plus compliquée que prévu. Si on ajoute à cela sa famille envahissante, un boxeur qui pourrait bien être un tueur, des témoins qui tombent comme des mouches et son cœur qui bat la chamade pour celui qu'elle est censée arrêter, le nouveau job de Stéphanie risque de lui changer la vie - si elle n'en meurt pas !
Recherche cinéma, désespérément...
Après avoir débuté au cinéma avec un véhicule pour Miley Cyrus, l'inédit The Last Song, Julie Anne Robinson retrouve Katherine Heigl qu'elle avait pu diriger dans des épisodes de Grey's Anatomy. La star des romcoms enfile cette fois le costume de Stephanie Plum, vendeuse de lingerie devenue chasseur de prime, héroïne de la saga littéraire à succès de Janet Evanovich dont le seizième opus est sorti en 2011 aux USA. L'idée est de faire de Recherche bad boys désespérément une comédie d'action à la fois drôle, sexy et rythmée. Le résultat se situe à l'extrême opposé.
En ne faisant des difficultés financières qui poussent Stephanie Plum à devenir chasseur de prime qu'un vulgaire détail, Janet Evanovich fait preuve d'un désintérêt total pour un personnage déjà peu intéressant en la figeant dans une accumulation de clichés qui devraient faire bondir les hordes de féministes. Les caricatures de prostituées, l'humour gras mais toujours politiquement correct à base de nudité, la vulgarisation des rapports amoureux ou de l'attirance physique, tout cela n'est rien comparé à ce personnage central débile dont les actions toutes plus illogiques les unes que les autres ne semblent tendre que vers un seul objectif : se venger du mec qui l'a larguée après sa première fois. Tout dans Recherche bad boys désespérément se situe à ce niveau de médiocrité. De la mise en scène indigne d'un téléfilm au cabotinage des acteurs, en passant par des dialogues indigents et un ton moralisateur des plus embarrassant avec ces innombrables répliques sur la malbouffe. Un film d'autant plus ridicule que sa dernière partie se prend tout de même très au sérieux.
Nicolas GILLI
En deux semaines, les potes de La Vérité si je mens ! 3 auront séduit 3 millions de spectateurs français.