L'HISTOIRE : Alice continue son voyage dans un monde ravagé par un virus, en quête d'éventuels survivants. Tandis qu'elle combat toujours la Umbrella Corporation, Alice va se rendre à Los Angeles, avec l'aide de son amie Claire. Motivées par la promesse d'un abri, nos deux héroïnes vont être confrontées à une horde de zombies. Et tomber dans un piège mortel...
Jusqu'à quand...
Soyons clairs, Resident Evil a beau avoir fait le bonheur des amateurs de jeux vidéo, la saga n'a jamais vraiment brillé sur grand écran. Pourtant, on pourrait se dire que ça avait plutôt bien commencé avec Resident Evil. Mais notre engouement s'est rapidement étiolé avec Resident Evil : Apocalypse et surtout avec Resident Evil : Extinction, qui était beaucoup trop risible pour remporter les suffrages. Histoire de repartir sur de bonnes bases, les studios ont décidé de refaire appel à Paul W.S. Anderson, le réalisateur ayant posé la toute première pierre. Quoi de neuf à l'horizon ? De la 3D bien sûr, car il faut bien surfer sur l'appétence du public pour les zombies et sur la technologie qui a le vent en poupe actuellement. Mais le résultat est à la hauteur des inquiétudes. Pour faire simple, c'est assez imbuvable voire ridicule. Paul W.S. Anderson est revenu dix ans en arrière et nous balance des ralentis en veux-tu en voilà (n'est pas Zack Snyder qui veut). Tant pis pour nos yeux...

Bien entendu, l'héroïne est toujours Milla Jovovich qui, quand elle ne force pas sur les glandes lacrymales, essaie de se la jouer gros bras. Malheureusement, elle n'en a pas la carrure. Pour l'y aider, on lui adjuge deux rescapés de la télévision, à savoir Ali Larter (la schizophrène de Heroes) et Wentworth Miller (le beau gosse tatoué de Prison Break), en frère/sœur s'accordant sur leur piètre performance. Niveau narration, on frôle l'indigence, les scénaristes ne cessant d'accumuler les ellipses pour nous faire croire qu'ils ont beaucoup trop à raconter(faut voir la manière avec laquelle ils zappent les scènes scénaristiquement intéressantes, du moins en termes d'enjeux dramatiques). Qu'on se le dise, nous sommes loin d'être dupes alors évitons d'accepter pareille effronterie !
Resident Evil : Afterlife 3D n'a donc pas su redorer le blason d'une licence n'ayant jamais profité des qualités bâties par le premier opus. Et la 3D, si peu utilisée (en tout et pour tout, deux ou trois pauvres effets perdus parmi les ralentis), ne sauvera pas cette bancale adaptation d'une licence phare et attendue par de nombreux fans préparant d'ores et déjà leur venin. Comble pour Paul W.S. Anderson, son dernier né ne peut pas être taxé de nanar...Au mieux, c'est une série Z caviar.
Maxime CLAUDEL
Les étoiles des rédacteurs sur les films qui sortent cette semaine : Hors-la-loi, Resident Evil : Afterlife 3D, Simon Werner a disparu...