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Serenity

La critique d'Excessif

3/5
serenityz2 L'HISTOIRE : Dans un futur lointain, environ 500 ans après notre époque, l'équipage du vaisseau Serenity, commandé par Malcolm "Mal" Reynolds (Nathan Fillion), tente de survivre à l'oppression exercée par l'Alliance. De son côté, la jeune River (Summer Glau), une adolescente douée de pouvoirs de medium, tente de résister aux drogues qu'une équipe médicale de l'Alliance lui administre dans un Centre de Conditionnement. Lorsque son frère Simon (Sean Maher) parvient à la faire évader, ils sont recueillis par le Serenity…
Au commencement était Firefly, une série télévisée de quinze épisodes réalisée en 2002 par Joss Whedon, à qui l'on doit déjà la sympathique série Buffy contre les vampires. Si Firefly n'a pas su trouver son public lors de sa diffusion, sa sortie en DVD a suffisamment bien marché pour justifier d'une adaptation sur grand écran : Serenity. Joss Whedon est à nouveau aux commandes et reprend le même casting, pour le plus grand bonheur des fans auprès desquels le pari semble gagné. Mais qu'en est-il du public des non-initiés? Le film parvient-il à susciter un intérêt détaché de son contexte? Si l'on en croit le box-office américain, le résultat n'est pas très encourageant. Pourtant et malgré ses défauts, cette production qui mêle les univers du space opera et du western ne fait pas honte au genre de la science-fiction.

SERENITY
Un film de Joss Whedon
Avec Nathan Fillion, Summer Glau, Gina Torres, Chewedel Ejiofor, Adam Baldwin, Jewel Staite, Sean Maher
Durée : 1h50
Sortie : 19 octobre 2005


Dans un futur lointain, environ 500 ans après notre époque, l'équipage du vaisseau Serenity, commandé par Malcolm "Mal" Reynolds (Nathan Fillion), tente de survivre à l'oppression exercée par l'Alliance. De son côté, la jeune River (Summer Glau), une adolescente douée de pouvoirs de medium, tente de résister aux drogues qu'une équipe médicale de l'Alliance lui administre dans un Centre de Conditionnement. Lorsque son frère Simon (Sean Maher) parvient à la faire évader, ils sont recueillis par le Serenity…


Pour un film dont l'action se situe cinq siècles après notre époque, il fallait créer un contexte politique solide et parvenir à ce que le public des non initiés puisse rapidement comprendre de quoi il retourne. Cet aspect est incontestablement l'un des points faibles du film puisque celui-ci peine à installer un univers de science fiction cohérent aux yeux du novice qui aura au début du mal à s'y retrouver entre les différents protagonistes. La première partie consiste en fait en une succession brouillonne de petites scènes en huis clos dans un décor qui manque considérablement d'ampleur, ce qui donne la désagréable impression d'assister à un interminable épisode de série qu'il serait agréable de regarder confortablement devant son poste de télévision mais qui ne justifie pas une séance cinéma. Il est évident que Serenity s'adresse en premier lieu aux fans de Firefly, l'équipe du film n'a d'ailleurs entretenu aucune ambiguïté sur ce point lors de la promotion du film.


Cependant, dès lors que les "termites", sortes de morts-vivants de l'espace, font leur entrée en scène, la sauce commence étrangement à prendre. D'abord parce que l'intrigue décolle enfin, ce qui se traduit par la même occasion par des scènes d'action plus rythmées, ensuite parce que le "héros" se montre sous un jour peu flatteur. Car contre toute attente, les héros de Serenity ne sont pas tous aussi recommandables qu'ils en ont l'air. Trafiquant et braquer de métier, profondément individualiste, le capitaine Mal (Nathan Fillion) est parfois amené à prendre des décisions contestables, ce qui le situe aux antipodes du héros bien clean qui agit toujours pour le Bien sans que rien ne mette jamais son jugement en question. On reprochera à l'histoire de rester en surface mais Serenity ne se prend pas suffisamment au sérieux pour qu'on lui en tienne rigueur, et force est de constater que le scénario tient plutôt bien la distance comparé à celui d'un film comme Les Chroniques de Riddick, qui se révélait avant tout efficace comme somnifère. Les enjeux de Serenity sont sans prétention mais ils fonctionnent, d'autant plus que l'humour est toujours au rendez-vous.


Les acteurs, presque tous déjà présents dans la série (l'excellent Chewetel Ejiofor, vu dans Dirty Pretty Things, ne l'était pas), assument chacun leur rôle avec une certaine conviction et donnent vie à des personnages certes peu développés mais crédibles dans leur univers – à condition de ne pas s'offusquer de quelques invraisemblances notoires comme les changements réguliers de tenue de Inara (Morena Baccarin, la moins convaincante du lot), décidément au top de la mode même lorsque tout l'équipage est en danger de mort. Star du film, Summer Glau incarne le personnage assez prévisible de la femme-enfant rebelle douée de pouvoirs de medium que tout le monde s'arrache, sauf qu'elle met en bonus ses talents de danseuse étoile au service de scènes de combat – avec des arts martiaux, bien entendu – qu'elle effectue en grande partie elle-même. Les décors restent quant à eux bien souvent artificiels malgré le budget, mais le film comporte quelques moments de suspense fort sympathiques comme la traversée en camouflage du monde des termites. L'intervention de ces dernières laissent d'ailleurs penser que Joss Whedon ne rechignerait pas à réaliser un jour un film de zombies.


Aussi rocambolesque que Les Chroniques de Riddick dans le genre mais incontestablement meilleur grâce à des personnages plus vivants et humains, Serenity assume son côté cheap et joue à fond la carte du divertissement. Au-delà des fans de la série elle-même, Serenity plaira à ceux qui prisent la science-fiction télévisée et les amateurs de feuilletons telles que Stargate SG-1 ou encore l'excellente série Au-delà du Réel auront un vague sentiment de familiarité avec l'esprit du film.

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Le verdict des internautes

Total des votes : 9

Les notes des internautes

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    Scénario
  •  
    Réalisation
  •  
    Acteurs
  •  
    Musique

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