La critique d'Excessif

3/5
soeur_sourire L'HISTOIRE : Jeannine Deckers, alias Soeur Sourire, est devenue un mythe international avec ses deux millions d'albums vendus en 1963 et cette chanson Dominique, qui a plané au-dessus des Beatles ou d'Elvis Presley dans les hit-parades du monde entier. Mais qui était réellement Soeur Sourire ? Le récit bouleversant d'une femme touchante, pleine de doutes et d'enthousiasme, en quête de l'amour ...
Un film touchant et intriguant, malgré quelques longueurs
Cinéaste belge, Stijn Coninx réalise aujourd'hui avec Soeur Sourire son cinquième long-métrage. A cette occasion, il s'est librement inspiré de la vie de Jeannine Decker, alias Soeur Luc-Gabriel, devenue un mythe international dans les années 60 en créant la chanson Dominique, au point de dépasser dans les hit-parades les Beatles mais aussi Elvis Presley !
Pour l'incarner, le réalisateur a choisi la comédienne Cécile de France et la place au sein d'une histoire bouleversante, retraçant l'existence d'une femme partagée entre enthousiasme et doutes, en quête perpétuel de l'Amour...


 

Un biopic peut en cacher un autre... Après Coluche, l'histoire d'un mec..., et plus récemment encore, Harvey Milk, voilà donc celui consacré à Soeur Sourire. Si les plus anciens se souviennent encore avec nostalgie de ses célèbres chansons, la jeune génération quant à elle sera surprise de découvrir un personnage hors-du-commun, et reconnaissons-le, quelques peu oublié. Certains prendront peut-être peur au vu de l'affiche ou du synopsis. A ceux-là, nous ne saurons trop leur conseiller d'avoir un minimum de curiosité et de se laisser tenter, ne serait-ce que pour l'actrice principale, resplendissante et talentueuse. Elle incarne avec force et conviction cette jeune religieuse. On y retrouve également sa gouaille légendaire et son timbre si marqué, donnant ainsi à l'héroïne une légèreté mais également un humour auquel on ne s'attendait vraiment pas. Dès lors, le film se laisse regarder avec beaucoup de bonheur, que l'on connaisse ou pas le destin de cette femme. Par ailleurs, l'absence de « stars » dans chaque second rôle fait plaisir à voir. Les différents personnages n'en sont que plus crédibles et cela permet en outre de mettre en avant de tout nouveaux visages, encore peu connus sur notre territoire. En somme, tant mieux. Bien sûr, on reconnaîtra avec grand plaisir la malicieuse Tsilla Chelton, même si elle n'est pas assez présente à notre goût, ou bien encore la troublante Sandrine Blancke, déjà vue dans La chambre obscure et la série Avocats et associés.

 

Soeur Sourire apparaît donc comme un long-métrage à petit budget, sans grande vedette, exceptée la principale... Afin d'attirer toute notre attention, on espérait alors un scénario à la hauteur du personnage et une mise en scène recherchée voire extrêmement stylée. Hélas, les principaux défauts du film résidant au coeur de ces deux points pourtant essentiels. Si les trois premiers quarts d'heure vous embarquent avec une aisance déconcertante (vous ne vous ennuyez pas un seul instant, le personnage vous séduit de bout en bout), la dernière partie tire davantage en longueur. Pire encore, on assiste à une sorte de « recopiage » des précédents biopics (parmi les plus prestigieux). La fin apparaît très « hollywoodienne » et accumule les séquences mélodramatiques, certes bouleversantes, mais souvent sans le moindre lien explicite, comme si les auteurs tentaient de résumer au mieux l'immense parcours de l'héroïne dans une durée réduite. On comprend par exemple très mal ce qui pousse réellement Soeur Sourire à revenir chez celle qu'elle avait autrefois fui, et surtout, comment elle réussit à partir de nouveau en tournée après tant de « mésaventures »... Les faits ont beau être authentiques, l'ensemble demeure très confus pour tout spectateur vierge. De son côté, Stijn Coninx n'a pas l'expérience d'un Olivier Dahan, et sa réalisation pèche bien souvent par une trop grande simplicité et le manque d'ambition flagrant qui en découle.
 

 

 

 

Le film n'est pas mauvais en soi. Simplement, il n'arrive pas à la hauteur d'illustres prédécesseurs dans le même genre, et se retrouve donc ici sauvé par son interprète principale mais aussi le charisme du personnage de Soeur Luc-Gabriel. Une femme moderne, utopique, en contre-sens de l'Eglise et de ses règles... En un mot, inoubliable.

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Le verdict des internautes

Total des votes : 9

Les notes des internautes

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    Scénario
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    Réalisation
  •  
    Acteurs
  •  
    Musique

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