L'HISTOIRE : La galaxie est en proie à la Guerre des Clones, un conflit à grande échelle qui oppose les maléfiques Séparatistes et leurs immenses armées d'androïdes à la République. Les Chevaliers Jedi, protecteurs de la République, luttent pour maintenir l'ordre et restaurer la paix tandis que de nouvelles planètes succombent chaque jour aux puissances du mal. Pour prendre l'avantage, le Chevalier Jedi Anakin Skywalker et sa jeune Padawan, Ahsoka Tano, sont chargés d'une mission capitale qui va les confronter au redoutable "parrain" de Tatooine, Jabba le Hutt. D'autres épreuves et de nouveaux dangers attendent nos héros sur Tatooine, car le Comte Dooku ne tarde pas à se lancer à leur poursuite avec ses sinistres agents - dont la cruelle Asajj Ventress, prête à tout pour faire échouer Anakin et Ahsoka. Pendant ce temps, sur le front, Obi-Wan Kenobi et Maître Yoda s'efforcent vaillamment de préparer l'armée des clones à résister aux forces des Ténèbres ...
STAR WARS : THE CLONE WARS
L'origine télévisuelle de Star Wars : The Clone Wars va ainsi poser nombre de problèmes particulièrement gênants, surtout au regard de l'attente que peut provoquer en nous l'expectative de voir un nouveau Star Wars au cinéma. Même s'il s'agit d'un "bis", voire d'un "ter" dans le cas présent. Car les deux saisons que nous avait offert Tartakovsky nous avaient en effet légèrement coupé le souffle par leur maestria visuelle et nous nous attendions donc à une claque au moins égale pour cette version 3D, d'autant plus qu'elle bénéficie d'une sortie en salles. Mais voilà, la déconvenue est grande : le film n'est pas beau. Ou en tout cas, il est bien loin des standards actuels en matière d'animation en images de synthèse, ce qui est grave quand on parle d'un univers habitué d'ordinaire à l'excellence ou au moins à l'avant-gardisme lorsque l'on parle d'effets spéciaux et de technique. Si les textures nous ont paru pauvres ou bien les design mal dégrossis dès les premières images de la campagne de promotion, les voir en mouvement révèle donc le point qui fait très mal : une animation archaïque, sans élégance et qui donne à l'ensemble des personnages une rigidité très début des années 90 (vous vous souvenez de Reboot ?). Nous comprenons alors le fossé qui peut séparer des films comme Wall-E ou bien encore Kung Fu Panda, dont les équipes ont travaillé des années sur chacun d'eux, avec des projets comme ce Clone Wars, sous-traité par un studio d'animation singapourien où seule la productivité compte. Et cet intermède entre les épisodes 2 et 3 en souffre grandement, d'autant plus que rien n'a dû être fait pour arranger les choses comme le démontrent les nombreux problèmes de recadrage qui parsèment le film (de très nombreux visages en hors-champ sont à prévoir, transformation du 4/3 en scope oblige), preuve s'il en est de l'absence de retouches pour le passage sur grand écran. Simple portage d'une série télévisée qui perpétue quand même la tradition Star Wars, il est donc plus que défaillant au niveau technique. Exception faite, quand même, de quelques plans où lumières et mise au point donnent un cachet correct. Mais ce n'est pas assez. Surtout que ce n'est pas tout.
Alors oui, il reste malgré tout quelques bonnes choses dans ce film. Ou plutôt une bonne chose, en plus du plaisir ineffable de retrouver cet univers : son rythme. Car à l'image du précédent Clone Wars, la cadence à laquelle vont s'enchaîner les différentes péripéties ne vous laissera que peu de repos. Le maître-mot est "action" et nous en aurons pour notre argent de ce côté-ci, et de plutôt belle manière si l'on met de côté les combats au sabre qui, à cause de la pauvreté de l'animation précédemment évoquée, n'arrivent jamais à offrir une chorégraphie fluide ou intéressante. Pour ce qui est des scènes de bataille entre les deux armées, en revanche, ces dernières ne manqueront pas de nous rappeler l'excellente bataille finale de Star Wars Episode 2 : L'Attaque des clones, où une caméra presque documentaire nous place régulièrement au coeur de l'action pour un spectacle plus immersif, plus impressionnant, n'oubliant pas non plus de prendre de temps en temps la pose pour iconiser quelque peu ses héros. Le tout porté par une musique de Kevin Kiner qui ne manquera pas de faire hurler les fans quant à sa façon de réorchestrer les légendaires thèmes de John Williams ou bien d'abandonner un peu le symphonique au profit d'une sonorité rappelant parfois le travail de Hans Zimmer sur La Chute du faucon noir, mais qui n'en donne pas moins un côté guerrier plutôt réussi.
On ne s'ennuie donc pas réellement devant ce Star Wars : The Clone Wars, mais on ne pourra nier que la déception est grande en comparaison de ce que le film aurait pu être au regard du précédent Clone Wars. Par trop d'aspects rattaché à son origine télévisuelle, il donne l'impression de n'avoir quasi aucune légitimité à arriver sur les grands écrans. Il y a bien là un potentiel excellent pour la série à venir (à la rentrée aux Etats-Unis sur Cartoon Network, par la suite dans le reste du monde) mais cela demeure vraiment trop léger pour convaincre dans le cadre d'un long-métrage. Une nouvelle preuve de l'approche merchandising qu'a George Lucas de sa franchise et de la façon qu'il peut avoir de la gâcher, en somme.
































Du grand écran au coup de crayon, il n'y a qu'un pas... que bien des franchises à succès ont su franchir avec plus ou moins de brio. Survol d'un échantillon d'adaptations souvent étonnantes...